Nataiinlaii (Eight Miles) Territorial Historic Site
The Gwich’in name Nataiinlaii, meaning ‘water flowing out from all directions’, refers to a cultural landscape on the Peel River located eight miles upstream from Fort McPherson. The setting includes the area around the ferry crossing where a small village known as Eight Miles has grown up, as well as Nataiinlaii creek upriver from the village. This cultural landscape dating back to pre-contact times comprises about thirty square kilometres. The area continues to be used. Residents are primarily elders who consider this place “home” and continue to carry on many traditional activities of life on the land.
Cabins are found on both sides of the Peel River at the ferry crossing, but the main concentration is on the east bank north of the Nataiinlaii Creek. Dirt roads provide access to the camps. Woodpiles are found everywhere, as the village has no electricity. Although current structures include cabins and fish houses built of logs or planks, the remains of tent sites and cabins are also present. The area upriver is not in use at this time, but old cabin foundations are there, the outline of a ninkahn (sod house) was located in 1996, and a log warehouse built in 1945 still stands. The site overlaps partially with Gwich’in Heritage Conservation Zone H10.
In pre-contact times, Nataiinlaii was not within the traditional range of the Teetl’it Gwich’in. The area was part of a zone that both the Gwich’in and Siglit (Inuvialuit) avoided because of the potential for conflict between the two when they met. The establishment of the Hudson Bay post within this zone at Fort McPherson in 1840 precipitated a period of violent interaction between the two groups that are still remembered in Teetå’it Gwich’in oral tradition.
In the late 1800’s as the relationship with the Siglit improved, the first Teetl’it Gwich’in families began to spend much of the year on the lower Peel at Nataiinlaii. Other families spending late winter and spring in the mountains would stop here in their moose skin boats as they travelled downstream to McPherson after breakup. During the latter part of the 19th century an increasing number of people established camps at Eight Miles for fishing, hunting and trapping.
Today, the village is home to many Teetl’it Gwich’in elders who have cabins and fish houses there and continue to live their traditional lifestyle. This place is closely associated with the life of many of their ancestors. The village and cultural landscape of Nataiinlaii is a vibrant example of an enduring tradition representing an integral aspect of Aboriginal life in the Northwest Territories.
Lieu historique territorial de Nataiinlaii (Eight Miles)
Le nom gwich’in Nataiinlaii, qui signifie « eau qui s’écoule dans toutes les directions », désigne un paysage culturel situé sur la rivière Peel, à huit milles en amont de Fort McPherson. Le site comprend le secteur entourant la traverse du traversier, où s’est développé un petit village appelé Eight Miles, ainsi que le ruisseau Nataiinlaii, en amont du village. Ce paysage culturel, qui remonte à l’époque antérieure au contact, couvre environ trente kilomètres carrés. Le secteur est toujours utilisé. Ses résidents sont surtout des aînés qui considèrent cet endroit comme leur « chez-soi » et continuent d’y pratiquer de nombreuses activités traditionnelles de la vie sur le territoire.
On trouve des cabanes des deux côtés de la rivière Peel à la traverse du traversier, mais la principale concentration se situe sur la rive est, au nord du ruisseau Nataiinlaii. Des chemins de terre donnent accès aux camps. Il y a des tas de bois partout, car le village n’a pas d’électricité. Bien que les structures actuelles comprennent des cabanes et des cabanes à poisson construites en rondins ou en planches, on y trouve aussi les restes d’emplacements de tentes et de cabanes. Le secteur en amont n’est pas utilisé à l’heure actuelle, mais on y trouve d’anciennes fondations de cabanes; le tracé d’une ninkahn (maison de tourbe) y a été repéré en 1996, et un entrepôt en rondins construit en 1945 est toujours debout. Le site chevauche en partie la zone de conservation du patrimoine gwich’in H10.
Avant le contact, Nataiinlaii ne faisait pas partie du territoire traditionnel des Teetl’it Gwich’in. Le secteur faisait partie d’une zone que les Gwich’in comme les Siglit (Inuvialuit) évitaient en raison des risques de conflit lorsque les deux groupes se rencontraient. L’établissement du poste de la Baie d’Hudson dans cette zone, à Fort McPherson, en 1840, déclencha une période d’affrontements violents entre les deux groupes, dont la tradition orale des Teetå’it Gwich’in garde encore le souvenir.
À la fin des années 1800, à mesure que les relations avec les Siglit s’amélioraient, les premières familles Teetl’it Gwich’in commencèrent à passer une grande partie de l’année dans le cours inférieur de la Peel, à Nataiinlaii. D’autres familles, qui passaient la fin de l’hiver et le printemps dans les montagnes, s’y arrêtaient dans leurs embarcations en peau d’orignal en descendant vers McPherson après la débâcle. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, de plus en plus de gens établirent des camps à Eight Miles pour pêcher, chasser et piéger.
Aujourd’hui, le village accueille de nombreux aînés Teetl’it Gwich’in qui y possèdent des cabanes et des cabanes à poisson et y poursuivent leur mode de vie traditionnel. Cet endroit est étroitement associé à la vie de nombre de leurs ancêtres. Le village et le paysage culturel de Nataiinlaii sont un exemple vivant d’une tradition durable qui représente un aspect essentiel de la vie autochtone dans les Territoires du Nord-Ouest.