Molleur-Dit-Lallemand House
Molleur-Dit-Lallemand House, classified in 1970, is a French-inspired dwelling built in 1720 and enlarged in the 19th century. The one-and-a-half-storey rectangular wooden house is capped with a hipped roof. Located in a rural setting, it fits into the agricultural landscape of the municipality of Beaumont.
The heritage value of Molleur-Dit-Lallemand House lies in its age. This dwelling of the former seigneury of Beaumont was erected in 1720. In the mid-19th century, an extension respecting the formal and architectural characteristics of the original block was added on the east side. This residence is one of the oldest surviving rural houses in Québec.
The heritage value of Molleur-Dit-Lallemand House also lies in its architectural interest. The building is representative of French-inspired dwellings. This type derives from French models and know-how, adapted to particular local conditions such as climate and the availability of materials. Molleur-Dit-Lallemand House illustrates this notably through its low block set close to the ground, its piece-on-piece frame with dovetail joints covered with whitewashed, vertical tongue-and-groove boards, its one-and-a-half-storey elevation, its steep roof with a complex frame of four straight slopes flanked by finials, its cedar-shingle roofing, its asymmetrically arranged openings, its small-paned casement windows and its central stone chimney. It is designed to withstand the harsh climate through its orientation and the distribution of its openings. Thus, it is oriented on an east-west axis so that a small blind roof slope faces the northeast wind. The walls have a slight batter (a reduction in wall thickness, wider at the base, with the slope on the outer face and the inner face remaining vertical), which makes them more resistant to wind and helps support the weight of the roof. Inside, small pegs cover the walls to allow the plaster to adhere to the timbers. The longitudinal enlargement reflects a common practice in the 19th century, when the small original block was no longer sufficient for the occupants’ needs.
Maison Molleur-Dit-Lallemand
La maison Molleur-Dit-Lallemand, classée en 1970, est une habitation d’inspiration française construite en 1720 et agrandie au XIXe siècle. La maison en bois, de plan rectangulaire à un étage et demi, est coiffée d’un toit à quatre versants. Située dans un contexte rural, elle s’insère dans le paysage agricole de la municipalité de Beaumont.
La valeur patrimoniale de la maison Molleur-Dit-Lallemand repose sur son ancienneté. Cette demeure de l’ancienne seigneurie de Beaumont a été érigée en 1720. Au milieu du XIXe siècle, une allonge respectant les caractéristiques formelles et architecturales du premier carré est ajoutée du côté est. Cette résidence est l’une des plus anciennes maisons rurales subsistant au Québec.
La valeur patrimoniale de la maison Molleur-Dit-Lallemand repose aussi sur son intérêt architectural. Le bâtiment est représentatif des habitations d’inspiration française. Ce type est issu des modèles et des savoir-faire français, adaptés aux conditions locales particulières, telles que le climat et la disponibilité des matériaux. La maison Molleur-Dit-Lallemand en est une illustration notamment par le carré bas et peu dégagé du sol, la charpente en pièce sur pièce assemblée à queue d’aronde recouverte de planches verticales embouvetées et chaulées, l’élévation d’un étage et demi, le toit aigu à charpente complexe à quatre versants droits flanqué d’épis faîtiers, la couverture en bardeaux de cèdre, les ouvertures disposées de façon asymétrique, les fenêtres à battants à petits carreaux et la cheminée centrale en pierre. Elle est conçue pour répondre aux rigueurs du climat par son orientation et par la distribution de ses ouvertures. Ainsi, elle est orientée dans un axe est-ouest afin qu’un petit pan aveugle affronte le vent du nord-est. Les murs présentent un léger fruit (diminution d’épaisseur des murs, plus larges à la base, l’inclinaison portant sur la face extérieure et la face intérieure restant verticale) qui les rend plus résistants aux vents et contribue à supporter le poids de la toiture. À l’intérieur, des picots de chevilles couvrent les murs pour permettre l’adhérence de l’enduit sur les pièces de bois. L’agrandissement longitudinal reflète une pratique courante au XIXe siècle, le carré initial de dimensions réduites ne suffisant plus aux besoins des occupants.