Meziadin Fish Ladder
The Meziadin Fish Ladder complex consists of a concrete passageway that allows spawning salmon to navigate Victoria Falls on the Meziadin River, a technical fish counting and sampling facility which extends over the Meziadin River, and a seasonal camp for fishery technicians. The complex is located approximately 50 kilometres east of Stewart, British Columbia, in the Regional District of Kitimat-Stikine.
The heritage value of the Meziadin Fish Ladder is found in its early and ongoing contribution to the conservation of the salmon resource, in its cultural values related to First Nations use of the Meziadin River for fishing, and in its current use as a fish ladder and fish counting facility.
The current facility, constructed in 1966 by the Federal Department of Fisheries and Oceans, replaced an earlier fish ladder, built in 1914, at the same location. It is important for its natural and geographical association with the Meziadin River and Meziadin Lake, an important spawning lake within the Nass River system.
Cultural significance is found in the past and current use of this locality on the Meziadin River for salmon fishing by First Nations, and in their traditional knowledge of the river and the fishery which has assisted government conservation efforts since the late 1800s. The historic place is called Lak-an-Zoq by local First Nations; it was the site of their daily fishing activity. Today, this significance is seen in seasonal fishing camps and smokehouses along the north bank of the Meziadin River, the monitoring of the fishery by technicians representing the Nisga’a and the Gitanyow First Nations, and the use of traditional dipnet fishing methods by the Gitanyow.
The Meziadin Fish Ladder is historically significant as an example of early fish enhancement policy and activities undertaken in northern British Columbia and demonstrates the early understanding of the importance of the Meziadin River in the Nass River salmon fishery. Most early fishways in British Columbia were constructed to mitigate barriers to fish migration caused by the construction of dams for hydro-electric generation or mining purposes. At Meziadin, however, it was the location, length and steepness of the Victoria Falls that prevented the passage of salmon upriver to Meziadin Lake. The value of the Meziadin salmon resource was first documented by provincial fisheries inspector C. P. Hickman in the early 1900s. This helped lead to provincial and federal government cooperation in the construction of the original fish ladder which opened in September 1914. Today, 70 to 80 percent of the Nass River sockeye run returns to the Meziadin system, which translates into an average of 200,000 sockeye counted each year at the facility.
The Fish Ladder is valued for its natural history, scientific and conservation importance, emphasized through the natural cycle of the salmon and the seasonal nature of fishing and fish counting at the site. The original unmaintained fish ladder was replaced by the current ladder in 1966, when hydro-electric development was considered on the Nass River and studies found that the 1914 ladder was no longer effective in allowing fish to reach the spawning grounds.
The 670 foot long Fish Ladder is valued for its engineering, design and physical form. Bridging both the upper and lower Falls, the Fish Ladder has 33 ascending pools providing access to spawning grounds above the falls. A concrete weir at the lower falls directs fish into the fish ladder, while a buttressed design of steel and concrete make the structure impervious to river currents. The vertical slot design allows fish to either freely navigate the ladders or to be manually directed by technicians.
The site is also important for its social, educational and interpretive values. The public can view fish leaping over the weir at the lower end of the Ladder, observe activities of fisheries technicians as they conduct daily counts of returning salmon and biological sampling, and understand the cultural values of the site through interpretive signs.
Regional District of Kitimat-Stikine, Planning Department
Passe migratoire de Meziadin
Le complexe de la passe migratoire de Meziadin comprend un passage en béton qui permet aux saumons en montaison de franchir les chutes Victoria sur la rivière Meziadin, une installation technique de dénombrement et d’échantillonnage des poissons qui surplombe la rivière Meziadin, ainsi qu’un camp saisonnier pour les techniciens des pêches. Le complexe est situé à environ 50 kilomètres à l’est de Stewart, en Colombie-Britannique, dans le district régional de Kitimat-Stikine.
La valeur patrimoniale de la passe migratoire de Meziadin réside dans sa contribution précoce et continue à la conservation de la ressource en saumon, dans ses valeurs culturelles liées à l’utilisation de la rivière Meziadin pour la pêche par les Premières Nations, ainsi que dans son utilisation actuelle comme passe migratoire et installation de dénombrement des poissons.
L’installation actuelle, construite en 1966 par le ministère fédéral des Pêches et des Océans, a remplacé une passe migratoire antérieure, construite en 1914 au même endroit. Elle est importante en raison de son association naturelle et géographique avec la rivière Meziadin et le lac Meziadin, un important lac de frai du réseau de la rivière Nass.
L’importance culturelle réside dans l’utilisation passée et actuelle de cet endroit de la rivière Meziadin pour la pêche au saumon par les Premières Nations, ainsi que dans leur savoir traditionnel sur la rivière et la pêche, qui appuie les efforts de conservation du gouvernement depuis la fin des années 1800. Le lieu historique est appelé Lak-an-Zoq par les Premières Nations locales; c’était le lieu de leurs activités de pêche quotidiennes. Aujourd’hui, cette importance se manifeste par les camps de pêche saisonniers et les fumoirs le long de la rive nord de la rivière Meziadin, par la surveillance de la pêche assurée par des techniciens représentant les Premières Nations nisga’a et gitanyow, et par l’utilisation de méthodes traditionnelles de pêche à l’épuisette par les Gitanyow.
La passe migratoire de Meziadin est importante sur le plan historique en tant qu’exemple des premières politiques et activités de mise en valeur des pêches menées dans le nord de la Colombie-Britannique, et elle témoigne de la compréhension précoce de l’importance de la rivière Meziadin pour la pêche au saumon de la rivière Nass. La plupart des premières passes migratoires de la Colombie-Britannique ont été construites pour atténuer les obstacles à la migration des poissons causés par la construction de barrages hydroélectriques ou miniers. À Meziadin, toutefois, c’étaient l’emplacement, la longueur et la pente des chutes Victoria qui empêchaient le saumon de remonter jusqu’au lac Meziadin. La valeur de la ressource en saumon de Meziadin a d’abord été documentée par l’inspecteur provincial des pêches C. P. Hickman au début des années 1900. Cela a contribué à la coopération des gouvernements provincial et fédéral à la construction de la passe migratoire originale, ouverte en septembre 1914. Aujourd’hui, de 70 à 80 pour cent de la montaison de saumons rouges de la rivière Nass retourne au réseau de Meziadin, ce qui représente en moyenne 200 000 saumons rouges dénombrés chaque année à l’installation.
La passe migratoire est valorisée pour son importance en histoire naturelle, en science et en conservation, mise en évidence par le cycle naturel du saumon et le caractère saisonnier de la pêche et du dénombrement des poissons sur le site. La passe migratoire originale, non entretenue, a été remplacée par la passe actuelle en 1966, lorsque l’aménagement hydroélectrique de la rivière Nass a été envisagé et que des études ont révélé que la passe de 1914 ne permettait plus efficacement aux poissons d’atteindre les frayères.
La passe migratoire de 670 pieds de longueur est valorisée pour son ingénierie, sa conception et sa forme physique. Enjambant les chutes supérieures et inférieures, la passe compte 33 bassins ascendants qui donnent accès aux frayères situées en amont des chutes. Un seuil en béton aux chutes inférieures dirige les poissons vers la passe, tandis qu’une conception à contreforts en acier et en béton rend la structure résistante aux courants de la rivière. La conception à fentes verticales permet aux poissons soit de franchir librement les échelles, soit d’être dirigés manuellement par les techniciens.
Le site est également important pour ses valeurs sociales, éducatives et d’interprétation. Le public peut y voir les poissons sauter par-dessus le seuil à l’extrémité inférieure de la passe, observer les activités des techniciens des pêches lorsqu’ils effectuent les dénombrements quotidiens des saumons de retour et l’échantillonnage biologique, et comprendre les valeurs culturelles du site grâce à des panneaux d’interprétation.
District régional de Kitimat-Stikine, Service de l’urbanisme