Meanskinisht Cemetery
The Meanskinisht Cemetery is a 1.0 hectare level plot of land on a bench above the Skeena River in the community of Cedarvale, about 70 km north of Terrace and 18 km west of Kitwanga, in northwestern British Columbia. Marked and unmarked graves, some enclosed by decorative fences, are surrounded by a mixed forest of poplar, birch, hemlock, cedar and spruce. The property is legally described as Lot 1, District Lot 7, Plan 1319, Cassiar Land District. It includes the cemetery and the former site of two mission churches associated with the cemetery.
Located on a high bench on the south bank of the Skeena River, Meanskinisht Cemetery is valued for its spiritual, cultural and historical significance, particularly as the burial site of the founders and members of Meanskinisht Mission.
The Meanskinisht Cemetery is significant for its connection to the Meanskinisht Mission, a utopian, cooperative, Christian community. Originally a Gitxsan First Nation settlement, Meanskinisht (meaning ‘under the pitch pines’) was founded in 1888 on opposite banks of the Skeena River by Robert Tomlinson Sr. Tomlinson, a medical missionary with the Anglican Church Missionary Society, arrived with his family after serving at various missions in northwest BC including Metlakatla with his mentor William Duncan. Though he would resign from the Church due to conflicts with its leadership, the experience inspired Tomlinson to model Meanskinisht after those missions. Tomlinson’s vision of self-sufficiency and adherence to religious values attracted some First Nation people from surrounding villages to join the mission and follow its rules: attend church, send their children to school and renounce First Nation traditions. Community members farmed, sold garden produce, operated a general store and held the government contract to deliver the mail. A primary source of income for the mission was its sawmill on the north bank of the Skeena–the first sawmill in the area. In 1913, construction of the Grand Trunk Pacific Railway (GTP) required the removal of the sawmill, resulting in the loss of the community’s economic base. The GTP brought an influx of settlers and a change to the community’s name: Cedarvale. Tomlinson’s death that year, combined with these events, changed the community’s spiritual nature and communal structure.
Meanskinisht Cemetery is significant as being representative of the missionary movement across Canada; at the same time the mission was unique in its resistance to the concept of the Indian reserve. Tomlinson was against reserve status for land adjacent to his mission and for many years he unsuccessfully petitioned the provincial government to allow First Nation mission members to pre-empt and own land. He finally resolved to lease 5-acre parcels of his own District Lot 7 to First Nation community members for 999 years. Without legal status, the leases were cancelled after Tomlinson’s death. Some leaseholders were able to buy the properties from the Tomlinson estate and several are still owned by descendants of the mission’s First Nation pioneers.
The cemetery is significant for its association with the community’s two mission churches: an 1891 pioneer-style log structure and its 1907 replacement, a community-built, Carpenter Gothic-style church constructed from lumber milled at the community’s sawmill and with stained glass windows from England. The churches’ prominent position on the high bench next to the cemetery made each, in turn, a landmark of Tomlinson’s “Holy City” until a fire destroyed the latter building in the 1950s.
Meanskinisht Cemetery is significant for its illustration of ways in which First Nation peoples renegotiated their identities and traditions after contact. The cemetery reflects changes in First Nation burial rituals, including granite headstones and fences within a maintained landscape. Traditionally, a burial was accompanied by a death feast, or potlatch. When the potlatch was outlawed in 1884, some First Nation people circumvented the law by adopting European-style memorials.
Today, only direct descendants of the mission’s original inhabitants can be buried here. The Meanskinisht Historical Society, which operates a museum, also maintains the cemetery and consults on all burials that occur there. This connection between spiritual and historical values is significant to the past and future of the cemetery, and reinforces the faith-based history of the community.
Cimetière de Meanskinisht
Le cimetière de Meanskinisht est un terrain plat de 1,0 hectare situé sur une terrasse surplombant la rivière Skeena, dans la localité de Cedarvale, à environ 70 km au nord de Terrace et à 18 km à l’ouest de Kitwanga, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique. Des tombes marquées et non marquées, dont certaines sont entourées de clôtures décoratives, sont encerclées par une forêt mixte de peupliers, de bouleaux, de pruches, de cèdres et d’épinettes. La propriété est désignée légalement comme le lot 1, lot de district 7, plan 1319, district foncier de Cassiar. Elle comprend le cimetière et l’ancien emplacement de deux églises de mission associées au cimetière.
Situé sur une haute terrasse de la rive sud de la rivière Skeena, le cimetière de Meanskinisht est valorisé pour son importance spirituelle, culturelle et historique, notamment comme lieu de sépulture des fondateurs et des membres de la mission de Meanskinisht.
Le cimetière de Meanskinisht est important en raison de son lien avec la mission de Meanskinisht, une communauté chrétienne coopérative et utopique. À l’origine un établissement de la Première Nation gitxsan, Meanskinisht (qui signifie « sous les pins résineux ») a été fondé en 1888, sur les deux rives opposées de la rivière Skeena, par Robert Tomlinson père. Missionnaire médical de la Church Missionary Society anglicane, Tomlinson est arrivé avec sa famille après avoir servi dans diverses missions du nord-ouest de la Colombie-Britannique, dont Metlakatla, auprès de son mentor William Duncan. Bien qu’il ait quitté l’Église en raison de conflits avec ses dirigeants, cette expérience l’a incité à s’inspirer de ces missions pour Meanskinisht. La vision d’autosuffisance et de respect des valeurs religieuses de Tomlinson a attiré certains membres des Premières Nations des villages environnants, qui se sont joints à la mission et en ont suivi les règles : aller à l’église, envoyer leurs enfants à l’école et renoncer aux traditions des Premières Nations. Les membres de la communauté cultivaient la terre, vendaient les produits de leurs jardins, exploitaient un magasin général et détenaient le contrat gouvernemental de livraison du courrier. Une source principale de revenus de la mission était sa scierie, sur la rive nord de la Skeena, la première scierie de la région. En 1913, la construction du chemin de fer du Grand Tronc Pacifique (GTP) a exigé l’enlèvement de la scierie, ce qui a privé la communauté de sa base économique. Le GTP a entraîné un afflux de colons et un changement du nom de la localité : Cedarvale. La mort de Tomlinson cette année-là, conjuguée à ces événements, a transformé la nature spirituelle et la structure communautaire de la localité.
Le cimetière de Meanskinisht est important en tant que représentant du mouvement missionnaire à l’échelle du Canada; en même temps, la mission était unique par sa résistance au concept de réserve indienne. Tomlinson s’opposait à l’attribution du statut de réserve aux terres adjacentes à sa mission et, pendant de nombreuses années, il a demandé sans succès au gouvernement provincial de permettre aux membres des Premières Nations de la mission d’acquérir des terres par préemption et d’en être propriétaires. Il a finalement résolu de louer, pour 999 ans, des parcelles de 5 acres de son propre lot de district 7 à des membres des Premières Nations de la communauté. Dépourvus de statut juridique, les baux ont été annulés après la mort de Tomlinson. Certains locataires ont pu acheter les terrains à la succession Tomlinson, et plusieurs appartiennent toujours à des descendants des pionniers des Premières Nations de la mission.
Le cimetière est important en raison de son association avec les deux églises de mission de la communauté : une structure en rondins de style pionnier de 1891 et l’église qui l’a remplacée en 1907, de style néo-gothique charpentier, construite par la communauté avec du bois scié à la scierie locale et dotée de vitraux venus d’Angleterre. La position dominante des églises sur la haute terrasse voisine du cimetière a fait de chacune d’elles, tour à tour, un point de repère de la « Cité sainte » de Tomlinson, jusqu’à ce qu’un incendie détruise le second bâtiment dans les années 1950.
Le cimetière de Meanskinisht est important parce qu’il illustre la façon dont les peuples des Premières Nations ont renégocié leurs identités et leurs traditions après le contact. Le cimetière reflète l’évolution des rites funéraires des Premières Nations, notamment l’usage de pierres tombales en granit et de clôtures dans un paysage entretenu. Traditionnellement, une inhumation s’accompagnait d’un festin funéraire, ou potlatch. Lorsque le potlatch a été interdit en 1884, certains membres des Premières Nations ont contourné la loi en adoptant des monuments commémoratifs de style européen.
Aujourd’hui, seuls les descendants directs des premiers habitants de la mission peuvent y être inhumés. La Meanskinisht Historical Society, qui exploite un musée, entretient également le cimetière et est consultée pour toutes les inhumations qui y ont lieu. Ce lien entre valeurs spirituelles et historiques est important pour le passé et l’avenir du cimetière, et renforce l’histoire religieuse de la communauté.