Marie-Rose-Durocher House
The Marie-Rose-Durocher House, classified in 1960, is a French-inspired residence with certain Neoclassical features. Built in 1812, the rectangular-plan stone dwelling, one and a half storeys high, is covered by a gable roof with slightly flared eaves. The house now stands on the grounds of the convent of the Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, in the Vieux-Longueuil borough of the city of Longueuil. It is surrounded by a protected area.
The heritage value of the Marie-Rose-Durocher House lies in its interest for the history of women’s religious communities in Québec. It is the birthplace of the congregation of the Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada (Sisters of the Holy Names of Jesus and Mary), long known as the “Soeurs de Longueuil.” The building, constructed in 1812 to serve as an inn, became a school twenty years later. In 1843, Mélodie Dufresne (1809-1881) and Eulalie Durocher (1811-1849) came to live with the schoolteacher Henriette Céré (1804-1885). Spiritually guided by the Oblates of Mary Immaculate and with the support of Mgr Ignace Bourget (1799-1885), Bishop of Montréal, they became the first three postulants of a new Catholic community devoted to the Christian education of girls, the Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada. The following year, the three women took their vows. Regarded as the foundress, Eulalie Durocher took the veil under the name Mother Marie-Rose and became the first superior of the community, which moved into a new building as early as 1844. Mother Marie-Rose died in 1849 and was beatified in 1982.
The heritage value of the Marie-Rose-Durocher House also lies in its architectural interest. The dwelling is a fine example of the French-inspired house, a tradition that continued in the St. Lawrence Valley beyond the Conquest (1760). It illustrates this type through its rubble-stone main block set close to the ground, its gable roof, the chimneys in the gable walls with cut-stone caps, and the complex roof framing. Certain elements are inspired by the Neoclassical movement, which began to influence Québec residential architecture during the first decades of the 19th century, such as the regular arrangement of the openings and the gabled dormers on the façade.
Maison Marie-Rose-Durocher
La maison Marie-Rose-Durocher, classée en 1960, est une résidence d’inspiration française qui comporte certains traits d’esprit néoclassique. Construite en 1812, l’habitation en pierre de plan rectangulaire, à un étage et demi, est coiffée d’un toit à deux versants légèrement retroussés. La maison est située aujourd’hui sur le terrain du couvent des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, dans l’arrondissement municipal du Vieux-Longueuil de la ville de Longueuil. Elle est entourée d’une aire de protection.
La valeur patrimoniale de la maison Marie-Rose-Durocher repose sur son intérêt pour l’histoire des communautés religieuses féminines du Québec. Elle est le berceau de la congrégation des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada, appelées longtemps « Soeurs de Longueuil ». Le bâtiment, construit en 1812 pour servir d’auberge, devient une école vingt ans plus tard. En 1843, Mélodie Dufresne (1809-1881) et Eulalie Durocher (1811-1849) viennent habiter avec l’institutrice Henriette Céré (1804-1885). Guidées spirituellement par les Oblats de Marie Immaculée et avec l’appui de Mgr Ignace Bourget (1799-1885), évêque de Montréal, elles deviennent les trois premières postulantes d’une nouvelle communauté catholique vouée à l’éducation chrétienne des jeunes filles, les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Canada. L’année suivante, les trois femmes prononcent leurs voeux. Considérée comme la fondatrice, Eulalie Durocher prend le voile sous le nom de mère Marie-Rose et devient la première supérieure de la communauté, qui déménage dans un nouvel édifice dès 1844. Décédée en 1849, mère Marie-Rose est proclamée bienheureuse en 1982.
La valeur patrimoniale de la maison Marie-Rose-Durocher repose aussi sur son intérêt architectural. La demeure constitue un bel exemple de l’habitation d’inspiration française, dont la tradition se poursuit dans la vallée du Saint-Laurent au-delà de la Conquête (1760). Elle illustre ce type par son corps de logis en moellons peu dégagé du sol, son toit à deux versants, les cheminées situées dans les murs pignons comportant un chapeau en pierre taillée ainsi que par la charpente complexe de la toiture. Certains éléments sont inspirés du courant néoclassique, qui commence à influencer l’architecture résidentielle québécoise pendant les premières décennies du XIXe siècle, comme la disposition régulière des ouvertures et les lucarnes à pignon en façade.