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English

Mandeville Archaeological Site

The Mandeville archaeological site, classified in 1975, contains the remains of a small semi-permanent horticultural village of St. Lawrence Iroquoians briefly occupied around AD 1500. The site, which is part of a private residential property, is landscaped on the surface and wooded. Located on the first sandy terrace overlooking the west bank of the rivière Richelieu, it lies eight kilometres upstream from the confluence of this river with the St. Lawrence River. The Mandeville archaeological site is within the city of Sorel-Tracy.

The heritage value of the Mandeville archaeological site lies in its historical interest. The site recalls the presence of the St. Lawrence Iroquoians between the Montréal and Québec regions. Jacques Cartier (1491-1557) reported the existence of two culturally related subgroups, the province of Canada (Québec region) and that of Hochelaga (Montréal region), but he said little about the intermediate region. This village belongs to a third Iroquoian province, that of Maisouna, centred in the lac Saint-Pierre region. It was occupied between AD 1450 and 1550 (late Late Woodland). However, these Amerindian groups had already disappeared by the time of Samuel de Champlain’s (circa 1570-1635) visit in 1603. This site is therefore an exceptional testament to the presence of these groups.

The heritage value of the site also lies in its archaeological and scientific interest. It is a key site for the study of horticultural Iroquoian villages. The village occupies a strategic location. Its establishment on a sandy terrace along the rivière Richelieu suggests that it was occupied year-round. The site has been the subject of numerous excavation campaigns that have uncovered, among other things, remains of longhouses, burials, traces of hearths, and many artifacts and ecofacts resulting from the cultivation of tobacco, corn and beans, the making of smoking pipes and pottery, and food preparation. The research conducted on this site is thus essential to understanding this type of settlement and the various activities carried out there by its inhabitants, as well as to identifying the period during which it was occupied. Most of the site remains intact, making its research potential extremely high. This site is therefore of great importance for advancing knowledge of prehistory in Québec.

The heritage value of the site also lies in its anthropological interest. The site bears witness to the ways of life associated with a semi-permanent horticultural Iroquoian village established in a region intermediate between the two major Iroquoian provinces of Canada (Québec) and Hochelaga (Montréal). The inhabitants of the Mandeville site, estimated to number 200, lived in at least four longhouses measuring on average 32 metres by 7 metres. Built on a framework of wooden poles, these dwellings had a central row of hearths around which domestic activities were concentrated. The village was structured and laid out according notably to the households, the refuse midden, the work areas, the cultivated fields and the cemetery. The burials, nine in number, are individual or double. Horticulture (corn, beans, squash and sunflower) formed the basis of the diet, while hunting, fishing and the gathering of wild plants supplemented the villagers’ food. The villagers also grew tobacco and made fired-clay smoking pipes. These products supplied exchange networks with other Amerindian groups. Local craftsmanship was also marked by a large production of finely decorated ceramic vessels. Although the Mandeville site was occupied year-round, it appears to have lasted only about ten years. The exhaustion of local resources (arable land, firewood, game, etc.) seems to be the main reason that led to the village being moved to another location. Showing greater affinities with the villages of the Québec region, notably because of its small size and the absence of a palisade surrounding the settlement, the Mandeville site displays a distinctive regional facies.

Français

Site archéologique Mandeville

Le site archéologique Mandeville, classé en 1975, contient les vestiges d’un petit village semi-permanent horticole d’Iroquoiens du Saint-Laurent occupé brièvement vers 1500 de notre ère. Le site, qui fait partie d’une propriété résidentielle privée, est aménagé en surface et boisé. Situé sur la première terrasse sablonneuse surplombant la rive ouest de la rivière Richelieu, il se trouve à huit kilomètres en amont de la confluence de cette rivière avec le fleuve Saint-Laurent. Le site archéologique Mandeville est inclus dans la ville de Sorel-Tracy.

La valeur patrimoniale du site archéologique Mandeville repose sur son intérêt historique. Le site rappelle la présence des Iroquoiens du Saint-Laurent entre les régions de Montréal et de Québec. Jacques Cartier (1491-1557) relate l’existence de deux sous-ensembles culturellement apparentés, la province de Canada (région de Québec) et celle de Hochelaga (région de Montréal), mais il demeure peu éloquent sur la région intermédiaire. Ce village est compris dans une troisième province iroquoienne, celle de Maisouna, centrée dans la région du lac Saint-Pierre. Il est occupé entre 1450 et 1550 de notre ère (Sylvicole supérieur récent). Cependant, ces groupes amérindiens étaient déjà disparus lors de la visite de Samuel de Champlain (vers 1570-1635) en 1603. Ce site est donc un témoin exceptionnel de la présence de ces groupes.

La valeur patrimoniale du site repose aussi sur son intérêt archéologique et scientifique. Il constitue un lieu-clé pour l’étude des villages iroquoiens horticoles. Le village occupe une situation stratégique. En effet, son implantation sur une terrasse sablonneuse en bordure de la rivière Richelieu laisse entendre qu’il est occupé à longueur d’année. Ce site a fait l’objet de nombreuses campagnes de fouilles qui ont mis au jour, entre autres, des vestiges de maisons longues, des sépultures, des traces de foyers, nombre d’artefacts et d’écofacts issus de la culture du tabac, du maïs et des haricots, de la fabrication de pipes à fumer et de poteries ainsi que de la préparation des aliments. Les recherches menées sur ce site sont ainsi essentielles à la compréhension de ce type d’établissement et des diverses activités qui y sont menées par ses habitants ainsi qu’à l’identification de la période durant laquelle il a été occupé. La majeure partie du site demeure intacte rendant ainsi son potentiel de recherche extrêmement élevé. Ce site est donc d’une grande importance pour la poursuite de la connaissance sur la préhistoire au Québec.

La valeur patrimoniale du site repose aussi sur son intérêt anthropologique. Le site témoigne des modes de vie associés à un village iroquoien semi-permanent horticole établi dans une région intermédiaire aux deux grandes provinces iroquoiennes de Canada (Québec) et de Hochelaga (Montréal). Les habitants du site Mandeville, au nombre estimé à 200, vivent à l’intérieur d’au moins quatre maisons longues mesurant en moyenne 32 mètres sur 7 mètres. Construites à partir d’une structure de perches de bois, ces habitations comportent au centre un alignement de foyers autour desquels se concentrent les activités domestiques. Le village est structuré et aménagé en fonction notamment des maisonnées, du dépotoir, des aires de travail, des champs cultivés et du cimetière. Les inhumations, au nombre de neuf, sont individuelles ou doubles. L’horticulture (maïs, haricot, courge et tournesol) constitue la base de l’alimentation, tandis que la chasse, la pêche et la cueillette de plantes sauvages complètent la diète des villageois. Les villageois s’adonnent également à la culture du tabac et à la fabrication de pipes à fumer en terre cuite. Ces produits servent à alimenter les réseaux d’échanges avec d’autres groupes amérindiens. L’artisanat local est aussi marqué par une importante production de vases en céramique finement décorés. Bien que le site Mandeville ait été occupé sur une base annuelle, il semble n’avoir perduré qu’une dizaine d’années. L’épuisement des ressources locales (terres arables, bois de chauffage, gibier, etc.) semble être la principale raison ayant mené à déménager le village en un autre lieu. Présentant davantage d’affinités avec les villages de la région de Québec, notamment en raison de sa petite taille et de l’absence de palissade entourant l’établissement, le site Mandeville montre un faciès régional particulier.

Location: 13500 Chemin Saint-Roch, Sorel-Tracy
Emplacement : 13500, Chemin Saint-Roch, Sorel-Tracy
Coordinates · Coordonnées: 45.987500, -73.147500
Marker type: Classified Archaeological Site
Type de repère : Site archéologique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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