MacMillan Bloedel Building
The MacMillan Bloedel Building is a twenty-seven storey cast-in-place concrete tower with offset halves, tapered walls, and deeply recessed windows. Located in downtown Vancouver, it is set on a plaza constructed several feet below street level, and is contained by planters and reflecting pools.
The heritage value of the MacMillan Bloedel Building lies primarily in its construction techniques, its striking aesthetics employing reinforced concrete as the dominant finish material inside and out, and its cultural associations, particularly with architect Arthur Erickson as well as the forestry giant MacMillan Bloedel.
Constructed in 1968-69, this landmark building is evidence of the continued expansion of Vancouver’s central business district westward along Georgia Street during the corporate building boom of the late 1960s and early 1970s, fueled by the transfer of corporate headquarters to Vancouver.
Winner of the Massey Medal for Architecture in 1970, the building was designed by Vancouver’s pre-eminent architect Arthur Erickson, along with Geoff Massey and in collaboration with Francis Donaldson of the development firm Grosvenor Laing. The building is also significant for its association with Otto Safir, a European post-World War II émigré, who collaborated in the conception of the innovative structure (a vertical cantilever, like a tree). The design commission for this large commercial piece was culturally significant as a breakthrough for forward-thinking Modernist designers working outside large commercial architectural firms.
Characteristic of Modernist design, the building is a display of masterful and conscious artistic control of constituent elements, in particular its unique integration of structure, mechanics, and innovative indirect lighting, which lend a sense of stability to the coffer-ceilinged interiors. The building is also significant for its revelation of the physical and visual properties of the principal building material, reinforced concrete. The building houses works of important Canadian art and is notable for its clutter-free organization and furnishings by the architect. The plaza is an important idiosyncratic response to the typical corporate tower plaza found elsewhere.
The MacMillan Bloedel Building suggests the tapering verticality of the west coast rain forest, as reflected by the paintings of Emily Carr, which were a source of inspiration to Erickson. Erickson was also influenced by the Japanese love for surfaces that express the nature of material. The building and its plaza were conceived as a continuous whole, with concrete floor and wall finishes on both exterior and interior. The MacMillan Bloedel Building is a prime example of the unique blending of Modernist and Far-eastern aesthetics.
Édifice MacMillan Bloedel
L’édifice MacMillan Bloedel est une tour de vingt-sept étages en béton coulé sur place, composée de deux moitiés décalées, aux murs effilés et aux fenêtres profondément en retrait. Situé au centre-ville de Vancouver, il repose sur une place aménagée plusieurs pieds sous le niveau de la rue et délimitée par des jardinières et des bassins réfléchissants.
La valeur patrimoniale de l’édifice MacMillan Bloedel réside principalement dans ses techniques de construction, dans son esthétique saisissante qui fait du béton armé le principal matériau de finition à l’intérieur comme à l’extérieur, et dans ses associations culturelles, notamment avec l’architecte Arthur Erickson et avec le géant forestier MacMillan Bloedel.
Construit en 1968-1969, cet édifice emblématique témoigne de l’expansion continue du quartier central des affaires de Vancouver vers l’ouest le long de la rue Georgia pendant le boom de la construction d’immeubles d’entreprises de la fin des années 1960 et du début des années 1970, alimenté par le transfert de sièges sociaux à Vancouver.
Lauréat de la Médaille Massey d’architecture en 1970, l’édifice a été conçu par Arthur Erickson, le plus éminent architecte de Vancouver, avec Geoff Massey et en collaboration avec Francis Donaldson, de la société de promotion immobilière Grosvenor Laing. L’édifice est aussi important pour son association avec Otto Safir, émigré européen de l’après-Seconde Guerre mondiale, qui a collaboré à la conception de cette structure novatrice (un porte-à-faux vertical, comme un arbre). La commande de conception de cette importante œuvre commerciale a revêtu une importance culturelle, car elle a constitué une percée pour les concepteurs modernistes avant-gardistes travaillant en dehors des grands cabinets d’architectes commerciaux.
Caractéristique de la conception moderniste, l’édifice fait preuve d’une maîtrise artistique consciente et magistrale de ses éléments constitutifs, en particulier son intégration unique de la structure, des installations mécaniques et d’un éclairage indirect novateur, qui confèrent une impression de stabilité aux intérieurs à plafonds à caissons. L’édifice est également important parce qu’il révèle les propriétés physiques et visuelles du principal matériau de construction, le béton armé. Il abrite des œuvres d’art canadien importantes et se distingue par son organisation dépouillée et par son mobilier conçu par l’architecte. La place constitue une réponse importante et singulière à la place typique des tours de bureaux que l’on trouve ailleurs.
L’édifice MacMillan Bloedel évoque la verticalité effilée de la forêt pluviale de la côte Ouest, telle que la reflètent les tableaux d’Emily Carr, qui ont été une source d’inspiration pour Erickson. Erickson a également été influencé par l’amour des Japonais pour les surfaces qui expriment la nature du matériau. L’édifice et sa place ont été conçus comme un tout continu, avec des finis de plancher et de mur en béton tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. L’édifice MacMillan Bloedel est un exemple remarquable de l’alliance unique de l’esthétique moderniste et de l’esthétique extrême-orientale.