Lowertown West Heritage Conservation District
The Lowertown West Heritage Conservation District comprises many blocks of residential and institutional development within Ottawa’s central core. The district is immediately north of the Byward Market, south of the Ottawa River and east of the Rideau Canal. Lowertown is one of the earliest settlement areas in the City of Ottawa, with development starting in 1827 and continuing until the beginning of the twentieth century. The dwellings in Lowertown West demonstrate a wide range of architectural types. The richness of the heritage character of Lowertown West is strongly related to the variety of these buildings, their various materials, scale and form, and the layering of additions and alterations which have occurred over time.
Lowertown West was formally recognized under Part V of the Ontario Heritage Act by the City of Ottawa in 1994 (By-law 192-94).
Lowertown West is associated with the early settlement of Bytown (later Ottawa) and exhibits a unique architectural character. Lowertown’s general form derives from the distribution of land in 1827 when Colonel John By laid out Bytown as an Upper and Lower Town. Streets were principally east-west between the Rideau Canal and the Rideau River, with north-south connectors as needed. This original street grid is primarily intact today, although some of the names have changed to commemorate prominent figures in the development of the area. After the Vesting Act in 1843, land was finally granted with deeds of ownership and institutions gained a greater prominence in Lowertown, most notably the Roman Catholic Church. The ensuing development of Lowertown was largely speculative, driven in part by the coming of the railway in 1854, and by the expansion of the city after the announcement of the choice of the national capital in 1857.
Lowertown experienced another boom period starting in the 1870s, despite a crushing depression that greatly affected its working class inhabitants. During this period, Sussex drive was built up and the Catholic institutions expanded. The boom period was abruptly stopped at the outbreak of World War I and little further development took place until the urban renewal projects starting in the 1960s.
The heritage value of Lowertown West is also derived from its associations with the histories of the working class Irish and French settlers of Ottawa. Most inhabitants of Lowertown were itinerant labourers, working on the canal in the earliest years, or connected with the squared timber trade. The early population of Lowertown was more than half Irish Catholic, with the remainder being French Canadian. However, toward the end of the 19th century, the French presence in Lowertown grew as the Irish Catholics moved to other parts of the city. While overall ethnic and religious profiles remained fairly stable in Ottawa, occupational profiles shifted strongly as the Civil Service tripled its employees between 1900 and 1910 and Lowertown quickly evolved from a labourer’s neighbourhood to one which served government employees.
Lowertown West exhibits variety, scale, coherence, sense of place and landmarks within its architectural composition. The age, style, or architectural attractiveness of individual buildings is less important to the urban character than the aggregate urban quality that results. The range of building materials, proportions, setbacks, and profiles varies considerably along each street, but an overall similarity emerges from the diversity that dignifies the older buildings and embraces the newer ones.
Most of the buildings are vernacular in character and cannot be clearly identified stylistically. The richness of the heritage character of Lowertown West is strongly related to the variety of these buildings, their various materials, scale and form, and the layering of additions and alterations which have occurred over time. The effect is one of generally small scale buildings, with patterns of lot occupation, building forms and styles that have evolved but do not differ dramatically in urban effect from their historic precedents. These qualities are distinctive to the area, are representative of the earliest phases of settlement, and are a unique part of the city’s heritage.
District de conservation du patrimoine de la Basse-Ville Ouest
Le district de conservation du patrimoine de la Basse-Ville Ouest comprend de nombreux îlots d’aménagement résidentiel et institutionnel au cœur d’Ottawa. Le district se trouve immédiatement au nord du marché By, au sud de la rivière des Outaouais et à l’est du canal Rideau. La Basse-Ville est l’un des plus anciens secteurs de peuplement de la ville d’Ottawa; son développement a commencé en 1827 et s’est poursuivi jusqu’au début du XXe siècle. Les habitations de la Basse-Ville Ouest présentent un large éventail de types architecturaux. La richesse du caractère patrimonial de la Basse-Ville Ouest est étroitement liée à la variété de ces bâtiments, à leurs divers matériaux, échelles et formes, ainsi qu’à la superposition des ajouts et des modifications apportés au fil du temps.
La Basse-Ville Ouest a été officiellement reconnue en vertu de la partie V de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario par la Ville d’Ottawa en 1994 (règlement 192-94).
La Basse-Ville Ouest est associée aux débuts du peuplement de Bytown (devenue Ottawa) et présente un caractère architectural unique. La forme générale de la Basse-Ville découle de la répartition des terres en 1827, lorsque le colonel John By traça Bytown en une Haute-Ville et une Basse-Ville. Les rues étaient principalement orientées est-ouest entre le canal Rideau et la rivière Rideau, avec des rues transversales nord-sud selon les besoins. Ce quadrillage d’origine est en grande partie intact aujourd’hui, bien que certains noms aient été changés pour rendre hommage à des personnalités marquantes du développement du secteur. Après l’adoption de la Vesting Act en 1843, les terres furent enfin concédées avec titres de propriété, et les institutions prirent une plus grande importance dans la Basse-Ville, notamment l’Église catholique romaine. Le développement subséquent de la Basse-Ville fut en grande partie spéculatif, stimulé en partie par l’arrivée du chemin de fer en 1854 et par l’expansion de la ville après l’annonce du choix de la capitale nationale en 1857.
La Basse-Ville connut une autre période d’essor à partir des années 1870, malgré une dépression écrasante qui toucha durement ses habitants de la classe ouvrière. Durant cette période, Sussex Drive fut bâtie et les institutions catholiques prirent de l’expansion. Cette période d’essor prit brusquement fin au déclenchement de la Première Guerre mondiale, et peu de nouveaux aménagements furent réalisés jusqu’aux projets de rénovation urbaine qui débutèrent dans les années 1960.
La valeur patrimoniale de la Basse-Ville Ouest découle aussi de ses liens avec l’histoire des colons irlandais et français de la classe ouvrière d’Ottawa. La plupart des habitants de la Basse-Ville étaient des ouvriers itinérants, qui travaillaient au canal dans les premières années ou étaient liés au commerce du bois équarri. La population initiale de la Basse-Ville était composée à plus de la moitié d’Irlandais catholiques, le reste étant des Canadiens français. Toutefois, vers la fin du XIXe siècle, la présence française dans la Basse-Ville s’accrut à mesure que les Irlandais catholiques s’installaient dans d’autres parties de la ville. Si les profils ethniques et religieux sont demeurés assez stables dans l’ensemble à Ottawa, les profils professionnels ont fortement changé, car la fonction publique tripla ses effectifs entre 1900 et 1910, et la Basse-Ville passa rapidement d’un quartier ouvrier à un quartier au service des employés du gouvernement.
La Basse-Ville Ouest présente, dans sa composition architecturale, variété, échelle, cohérence, sentiment d’appartenance et points de repère. L’âge, le style ou l’attrait architectural des bâtiments pris individuellement importent moins au caractère urbain que la qualité urbaine d’ensemble qui en résulte. La gamme des matériaux de construction, des proportions, des marges de recul et des profils varie considérablement le long de chaque rue, mais une similitude d’ensemble se dégage de cette diversité, qui met en valeur les bâtiments plus anciens et intègre les plus récents.
La plupart des bâtiments sont de caractère vernaculaire et ne peuvent être clairement associés à un style. La richesse du caractère patrimonial de la Basse-Ville Ouest est étroitement liée à la variété de ces bâtiments, à leurs divers matériaux, échelles et formes, ainsi qu’à la superposition des ajouts et des modifications apportés au fil du temps. Il en résulte un ensemble de bâtiments généralement de petite échelle, dont les modes d’occupation des lots, les formes et les styles ont évolué sans toutefois différer radicalement, sur le plan de l’effet urbain, de leurs précédents historiques. Ces qualités sont propres au secteur, sont représentatives des premières phases de peuplement et constituent un élément unique du patrimoine de la ville.