Louis Cyr Funerary Monument
The Louis Cyr funerary monument, a cited historic monument, is a stone stele erected around 1912. It consists of a pedestal surmounted by a large cross and rests on a square base. The pedestal bears engraved inscriptions in memory of the deceased on two of its four faces. The Louis Cyr funerary monument is located in a Catholic burial ground where the tombstones are arranged in rows. It stands on gently sloping ground bordered by mature trees in the parish cemetery of the municipality of Saint-Jean-de-Matha.
The heritage value of the funerary monument lies in its association with Louis Cyr (1863-1912). In the late 19th and early 20th centuries, this man was recognized as the strongest in Canada. His popularity extended well beyond the country. From a young age, Louis Cyr had remarkable strength. Of very imposing stature, he worked at several trades during his life, including lumberjack, police officer and farmhand. He built his reputation, however, as a weightlifter and exhibition athlete. At the time, wrestling and physical feats were very popular in Québec and across North America. Louis Cyr won the title of strongest man in Canada in 1886. He made several tours across the country and in the United States. There he performed various feats of physical strength and competed against other strongmen. His records took him as far as England and helped forge his reputation as the strongest man in the world. Gifted with a flair for showmanship, Louis Cyr belonged to various troupes and founded his own circus. It performed for five years in Canada and the United States. In the early 20th century, his failing health forced him to retire to Saint-Jean-de-Matha, the home village of his wife, Mélina Comtois (circa 1863-1917). The couple had had their residence there since 1882. He received friends and still occasionally performed a few feats and competed against men who hoped to take his title. He died in 1912 while visiting his daughter’s home in Montréal. After a mass celebrated in Montréal, his body was taken to the receiving vault of the Notre-Dame-des-Neiges cemetery. His remains were later buried in the Saint-Jean-de-Matha cemetery, where a funerary monument was erected in his memory. Members of Louis Cyr’s family also rest nearby, as the inscriptions on the stele attest. They are his wife, Mélina Comtois, their daughter Émiliana (circa 1887-1935), their grandson Valmore Aumont (circa 1910-1937) and Éva Comtois (1900-1921), a niece of Mélina Comtois.
The heritage value of the Louis Cyr funerary monument also lies in its representativeness as a stele erected in the early 20th century. Its stone construction, its dimensions, its form consisting of a pedestal surmounted by a cross and the inscriptions in memory of the deceased are common features in the tombstone production of the period. Furthermore, the alignment with the other steles arranged in rows was a fairly widespread practice in Catholic cemeteries of the late 19th century and the first half of the 20th century.
Monument funéraire de Louis Cyr
Le monument funéraire de Louis Cyr, cité monument historique, est une stèle en pierre érigée vers 1912. Elle est constituée d’un piédestal surmonté d’une grande croix et repose sur une base carrée. Le piédestal comporte des inscriptions gravées à la mémoire des défunts sur deux des quatre faces. Le monument funéraire de Louis Cyr est situé dans un lieu de sépulture catholique où les pierres tombales sont disposées en rangées. Il est implanté sur un terrain comportant une légère dénivellation et bordé d’arbres matures dans le cimetière paroissial de la municipalité de Saint-Jean-de-Matha.
La valeur patrimoniale du monument funéraire repose sur son association avec Louis Cyr (1863-1912). Cet homme est reconnu vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe comme le plus fort du Canada. Sa popularité s’étend bien au-delà du pays. Louis Cyr possède dès son jeune âge une force remarquable. De stature très imposante, il exerce plusieurs métiers au cours de sa vie, dont ceux de bûcheron, de policier et d’ouvrier agricole. Il établit toutefois sa renommée en tant qu’haltérophile et athlète d’exhibition. À l’époque, la lutte et les exploits physiques sont très populaires au Québec et sur le continent nord-américain. Louis Cyr remporte le titre d’homme le plus fort du Canada en 1886. Il effectue plusieurs tournées dans l’ensemble du pays et aux États-Unis. Il y réalise diverses prouesses de force physique et se mesure à d’autres hommes forts. Ses records le mènent jusqu’en Angleterre et contribuent à lui forger une réputation d’homme le plus fort du monde. Doué d’un sens du spectacle, Louis Cyr fait partie de différentes troupes et fonde son propre cirque. Celui-ci se produit pendant cinq ans au Canada et aux États-Unis. Au début du XXe siècle, sa santé défaillante l’oblige à se retirer à Saint-Jean-de-Matha, village d’origine de son épouse Mélina Comtois (vers 1863-1917). Le couple y possède sa résidence depuis 1882. Il reçoit des amis et continue parfois à réaliser quelques exploits et à se mesurer à des hommes qui souhaitent lui ravir son titre. Il meurt en visite à la résidence montréalaise de sa fille en 1912. Après une messe célébrée à Montréal, son corps est transporté au charnier du cimetière de Notre-Dame-des-Neiges. Par la suite, la dépouille mortelle est inhumée au cimetière de Saint-Jean-de-Matha; un monument funéraire y est érigé à sa mémoire. Des membres de la famille de Louis Cyr reposent également à proximité comme en témoignent les inscriptions de la stèle. Il s’agit de son épouse Mélina Comtois, de leur fille Émiliana (vers 1887-1935), de leur petit-fils Valmore Aumont (vers 1910-1937) et d’Éva Comtois (1900-1921), une nièce de Mélina Comtois.
La valeur patrimoniale du monument funéraire de Louis Cyr repose également sur sa représentativité comme stèle érigée au début du XXe siècle. Sa composition en pierre, ses dimensions, sa forme constituée d’un piédestal surmonté d’une croix ainsi que les inscriptions à la mémoire des défunts sont des caractéristiques courantes dans la production des pierres tombales de l’époque. Par ailleurs, l’alignement avec les autres stèles disposées en rangées est une pratique assez répandue dans les cimetières catholiques de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe.