Le Page House
The Le Page house, a cited historic monument, is a rural residence built in 1843. The dwelling has a rectangular plan and rises one and a half storeys. It is topped with a straight gable roof pierced by dormers. A veranda runs along the front façade. An annex of similar volume is set perpendicular against the rear wall. The Le Page house is set slightly back from the road, near several farm outbuildings, on a lot planted with mature trees. It is located in a rural sector of the town of Percé.
The heritage value of the Le Page house lies in its historical interest. It bears witness to the importance of Jersey immigration in the history of Percé. At the end of the 18th century, a wave of immigrants from the Channel Islands of Jersey and Guernsey settled in the region to work there. They joined the Gaspésie population of the time, made up of Mi’kmaq, Acadians, Americans, Irish, Scots and French Canadians. Major fishing merchants emerged from this immigration from Jersey, among them Charles Robin (1743-1824). In 1783, he founded the Charles Robin and Company, a firm specializing in the dried cod trade. It was very important in the economic development of the region. The Le Page house was built in 1843 by Thomas Le Page, born in Jersey. It remained the property of this family for 160 years before being sold in 2005 to a Jersey company. The Le Page house is thus a valuable witness to the importance of the population of Jersey origin in the economic and demographic growth of Percé.
The heritage value of the Le Page house also lies in its representativeness as a vernacular dwelling. So-called vernacular architecture is architecture specific to a region, built with the local resources available and perpetuating traditional construction methods. The Le Page house is a good example of it through its simple volume, its rectangular plan, its one-and-a-half-storey elevation, its straight gable roof pierced by dormers, its clapboard siding and its sober ornamentation. The Le Page house is also representative of the traditional farmhouse through its many additions. A rear annex, similar in volume to the main block, is attached perpendicular to it. A one-storey lean-to is set against one of the side walls of this annex. In addition, the veranda along the front façade, which replaced the open gallery, reflects a common practice in the residential architecture of eastern Québec.
Maison Le Page
La maison Le Page, citée monument historique, est une résidence rurale construite en 1843. La demeure présente un plan rectangulaire et une élévation d’un étage et demi. Elle est coiffée d’un toit à deux versants droits percé de lucarnes. Une véranda longe la façade avant. Une annexe de volume similaire est adossée perpendiculairement au mur arrière. La maison Le Page est implantée légèrement en retrait de la voie publique, à proximité de plusieurs dépendances agricoles, sur un terrain planté d’arbres matures. Elle est située dans un secteur rural de la ville de Percé.
La valeur patrimoniale de la maison Le Page repose sur son intérêt historique. Elle témoigne de l’importance de l’immigration jersiaise dans l’histoire de Percé. À la fin du XVIIIe siècle, une vague d’immigrants provenant des îles Anglo-Normandes de Jersey et de Guernesey s’installent dans la région pour y travailler. Ils s’ajoutent ainsi à la population gaspésienne alors composée de Micmacs, d’Acadiens, d’Américains, d’Irlandais, d’Écossais et de Canadiens français. De grands commerçants du domaine de la pêche sont issus de cette immigration en provenance de Jersey, dont Charles Robin (1743-1824). Celui-ci fonde en 1783 la Charles Robin and Company, une entreprise spécialisée dans le commerce de la morue séchée. Elle est très importante dans le développement économique de la région. La maison Le Page est construite en 1843 par Thomas Le Page, né à Jersey. Elle demeure la propriété de cette famille pendant 160 ans, avant d’être vendue en 2005 à une entreprise jersiaise. La maison Le Page est donc un témoin précieux de l’importance de la population d’origine jersiaise dans la croissance économique et démographique de Percé.
La valeur patrimoniale de la maison Le Page repose également sur sa représentativité comme habitation vernaculaire. L’architecture dite vernaculaire est celle qui est propre à une région, qui est réalisée à partir des ressources locales disponibles et qui perpétue les modes de construction traditionnels. La maison Le Page en constitue un bon exemple par son volume simple, son plan rectangulaire, son élévation d’un étage et demi, son toit à deux versants droits percé de lucarnes, son parement de planches posées à clins et son ornementation sobre. La maison Le Page est également représentative de la maison de ferme traditionnelle par ses nombreux agrandissements. Une annexe arrière, de volume similaire au corps de logis principal, est greffée perpendiculairement à ce dernier. Un appentis d’un étage est adossé à l’un des murs latéraux de cette annexe. De plus, la véranda longeant la façade avant, qui remplace la galerie ouverte, témoigne d’une pratique courante dans l’architecture résidentielle de l’est du Québec.