Last Mountain House Provincial Park
Last Mountain House Provincial Park is located approximately 50 kilometres north of Regina on the east side of Last Mountain Lake. The 59.8 hectare park, which encompasses prairie uplands above the lake and a deep ravine, is the site of a late-nineteenth century Hudson’s Bay Company trading post. The park features a reconstruction of the post that was based on information obtained from archival sources and a near-total archaeological excavation of the site.
The heritage value of Last Mountain House Provincial Park resides in its association with the Hudson’s Bay Company and its operations during the latter days of the fur trade. In the last half of the nineteenth century, the posts that supplied the bison meat and pemmican essential to the Company’s fur trade were being built progressively farther west to follow the diminishing herds. Additional posts were also needed to compete with increasing numbers of independent traders entering the region. As a result, a permanent post was established at the site of present-day Fort Qu’Appelle in 1864. In 1869, Last Mountain House was built as a satellite post to Fort Qu’Appelle to capture trade in the Last Mountain Lake and upper Qu’Appelle River areas.
Following a successful first season, the continued decline of the bison, inter-tribal warfare and turmoil engendered by the Red River Rebellion resulted in a disastrous second year of trading for Last Mountain House. The last documentary reference to the post is for the 1872-73 season. Facing further declines in bison and fur resources, and rapidly encroaching settlement following the 1870 transfer of Rupert’s Land to the Dominion of Canada, it is unlikely that Last Mountain House persisted much beyond 1873, if at all. Similar to many short-lived seasonal posts, Last Mountain House was burned shortly after its abandonment and not rebuilt.
Heritage value is also found in the park’s representation of features typical of a Hudson’s Bay Company frontier outpost. Common to most Company posts, Last Mountain House’s buildings were arranged around three sides of a square, and were built using the “Red River Frame” construction technique. A number of features, however, show expedient building methods frequently employed for outposts that were often occupied seasonally and usually had brief life spans. For example, the plank floor of the Master’s house was only roughly finished, while the Men’s house lacked a wooden floor. There was no cribbing in the store’s cellar and the post had no palisade. The builders of Last Mountain house also relied to a large extent on post-in-ground construction, more easily and quickly built than the post-on-sill method, but not as long-lasting. Last Mountain House’s relative lack of status is further demonstrated by the fact that an apprentice clerk, 21-year-old Isaac Cowie, was made Master of the post.
Last Mountain House Provincial Park also illustrates some of the factors that were considered when selecting a site for a post. Situated near the south end of Last Mountain Lake, the post overlooked a wooded, spring-fed ravine that supplied drinking water, firewood, and timber for building. Fieldstones for chimney and hearth construction were abundant, and local clay was used for chinking material. Pasture for the post’s livestock was available on the surrounding grasslands, and fish from the lake were an important food source.
Further heritage value lies in the park’s association with the development of public archaeology in Saskatchewan, and in its long-standing educational role. In response to threats posed by a highway upgrading project and gravel quarrying, an archaeological salvage program relying entirely on volunteer labour was initiated under the auspices of the provincial Department of Natural Resources in 1965. Nearly 200 volunteers spent five seasons excavating the site for reconstruction and interpretive purposes. The Regina Archaeological Society, expressly formed to coordinate the volunteer effort, continues to be an important organization promoting archaeology in Saskatchewan. Based on the Society’s archaeological work, the post’s buildings were reconstructed on their original locations and have been used to interpret the fur trade since the 1970s.
Last Mountain House Provincial Park
Le Last Mountain House Provincial Park est situé à environ 50 kilomètres au nord de Regina, sur la rive est du lac Last Mountain. Le parc de 59,8 hectares, qui englobe des hautes terres de prairie au-dessus du lac et un ravin profond, est l’emplacement d’un poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson de la fin du dix-neuvième siècle. Le parc comprend une reconstitution du poste fondée sur des renseignements tirés de sources d’archives et sur une fouille archéologique quasi complète du site.
La valeur patrimoniale du Last Mountain House Provincial Park réside dans son association avec la Compagnie de la Baie d’Hudson et ses activités durant les dernières années de la traite des fourrures. Dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle, les postes qui fournissaient la viande de bison et le pemmican essentiels à la traite des fourrures de la Compagnie étaient construits de plus en plus à l’ouest pour suivre les troupeaux en déclin. D’autres postes étaient aussi nécessaires pour faire concurrence au nombre croissant de commerçants indépendants qui arrivaient dans la région. Par conséquent, un poste permanent fut établi en 1864 à l’emplacement de l’actuelle Fort Qu’Appelle. En 1869, Last Mountain House fut construit comme poste satellite de Fort Qu’Appelle afin d’attirer la traite des régions du lac Last Mountain et du cours supérieur de la rivière Qu’Appelle.
Après une première saison fructueuse, le déclin continu du bison, les guerres entre nations et l’agitation causée par la rébellion de la rivière Rouge entraînèrent une deuxième année de traite désastreuse pour Last Mountain House. La dernière mention documentaire du poste concerne la saison 1872-73. Devant le déclin accru des ressources en bisons et en fourrures, et l’avancée rapide de la colonisation après le transfert de la Terre de Rupert au Dominion du Canada en 1870, il est peu probable que Last Mountain House ait subsisté beaucoup au-delà de 1873, si tant est qu’il ait subsisté. Comme de nombreux postes saisonniers éphémères, Last Mountain House fut incendié peu après son abandon et ne fut pas reconstruit.
La valeur patrimoniale se trouve aussi dans la représentation, par le parc, des caractéristiques typiques d’un avant-poste frontalier de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Comme dans la plupart des postes de la Compagnie, les bâtiments de Last Mountain House étaient disposés sur trois côtés d’un carré et construits selon la technique dite « Red River Frame » (charpente de la rivière Rouge). Un certain nombre de caractéristiques témoignent toutefois des méthodes de construction expéditives souvent employées pour les avant-postes, qui étaient fréquemment occupés de façon saisonnière et avaient habituellement une courte durée de vie. Par exemple, le plancher de planches de la maison du maître de poste n’était que grossièrement fini, tandis que la maison des hommes n’avait pas de plancher de bois. La cave du magasin n’avait pas de coffrage et le poste n’avait pas de palissade. Les constructeurs de Last Mountain house eurent aussi largement recours à la construction à poteaux en terre, plus facile et plus rapide à réaliser que la méthode à poteaux sur sole, mais moins durable. Le statut relativement modeste de Last Mountain House est aussi démontré par le fait qu’un commis apprenti, Isaac Cowie, âgé de 21 ans, fut nommé maître du poste.
Le Last Mountain House Provincial Park illustre aussi certains des facteurs pris en compte dans le choix de l’emplacement d’un poste. Situé près de l’extrémité sud du lac Last Mountain, le poste surplombait un ravin boisé alimenté par une source, qui fournissait l’eau potable, le bois de chauffage et le bois de construction. Les pierres des champs pour la construction de la cheminée et de l’âtre étaient abondantes, et l’argile locale servait de matériau de calfeutrage. Les prairies environnantes offraient des pâturages pour le bétail du poste, et le poisson du lac constituait une importante source de nourriture.
La valeur patrimoniale réside en outre dans l’association du parc avec le développement de l’archéologie publique en Saskatchewan et dans son rôle éducatif de longue date. En réponse aux menaces posées par un projet de réfection routière et l’extraction de gravier, un programme de fouilles archéologiques de sauvetage reposant entièrement sur le travail bénévole fut lancé en 1965 sous l’égide du ministère provincial des Ressources naturelles. Près de 200 bénévoles consacrèrent cinq saisons à fouiller le site à des fins de reconstruction et d’interprétation. La Regina Archaeological Society, formée expressément pour coordonner l’effort bénévole, demeure un organisme important de promotion de l’archéologie en Saskatchewan. À partir des travaux archéologiques de la Société, les bâtiments du poste furent reconstruits sur leurs emplacements d’origine et servent à l’interprétation de la traite des fourrures depuis les années 1970.