La Doré Mill
The La Doré mill, classified as a historic monument, is a water-powered sawmill built in 1904. Rectangular in plan, this two-and-a-half-storey wooden building is topped by a straight-sided gable roof. A lean-to annex stands against the rear wall, and a small one-and-a-half-storey building on piles is connected to it by a short footbridge. This mill is located in a wooded area, above a rapid on the rivière aux Saumons, less than a kilometre from the eastern entrance to the village core of the municipality of La Doré.
The heritage value of the La Doré mill lies in its representativeness as a water-powered sawmill. From the mid-19th century onward, many such mills were built in regions newly opened to colonization, such as Saguenay-Lac-Saint-Jean. Located near a watercourse that supplied the energy needed for the machinery, their primary use was sawing wood, although other activities could be added. The simple structure of the La Doré mill, on the bank of the rivière aux Saumons, is characteristic of this type of building: wooden frame, rectangular plan, two-and-a-half-storey elevation and straight-sided gable roof covered with cedar shingles. The basement houses the turbine chamber, while the ground floor contains the machinery. A repair shop and a wood shed occupy the lean-to at the rear. A small building on piles, which repeats the form of the mill on a smaller scale, is connected to it by a short footbridge. Despite the vulnerability of its material, the La Doré mill operated for more than 70 years.
The heritage value of the La Doré mill also lies in its ethnohistorical interest. This mill bears witness to the colonization of Saguenay-Lac-Saint-Jean. When a settlement core formed, an entrepreneur would generally set up a sawmill there, allowing the settlers to produce the materials needed to build their homes from the wood cut while clearing their land. The first two mills in La Doré thus served to meet the pioneers’ needs. In 1904, Télesphore Demers acquired the second one, demolished it and built the present mill, making it a small lumber business. The mill nevertheless remained at the service of the population until 1958. From 1908 onward, the owner even offered local inhabitants the opportunity to have their animal feed grain ground. In 1920, the addition of a generator allowed the electrification of the entire village and thus contributed directly to its modernization. The grinding mill and the generator, still in working order, are two characteristic elements of this period.
The heritage value of the La Doré mill further lies in its technological and educational interest. This sawmill still has its machinery as well as a wooden penstock, an element that is now rather rare in Québec. Maintained in their 1920 state, the mill and its machinery thus provide insight into the technologies used in Québec sawmills in the early 20th century.
Moulin de La Doré
Le moulin de La Doré, classé monument historique, est une scierie hydraulique construite en 1904. De plan rectangulaire, ce bâtiment en bois de deux étages et demi est coiffé d’un toit à deux versants droits. Une annexe en appentis est adossée au mur arrière et un petit bâtiment sur pilotis d’un étage et demi lui est relié par une courte passerelle. Ce moulin est situé dans un secteur boisé, au-dessus d’un rapide de la rivière aux Saumons, à moins d’un kilomètre de l’entrée est du noyau villageois de la municipalité de La Doré.
La valeur patrimoniale du moulin de La Doré repose sur sa représentativité en tant que moulin à scie hydraulique. À partir du milieu du XIXe siècle, plusieurs de ces moulins sont construits dans les régions nouvellement ouvertes à la colonisation, comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Situés près d’un cours d’eau qui fournit l’énergie nécessaire aux mécanismes, leur utilisation première est le sciage du bois, bien que d’autres activités puissent s’y greffer. La structure simple du moulin de La Doré, en bordure de la rivière aux Saumons, est caractéristique de ce type de bâtiments : charpente en bois, plan rectangulaire, élévation de deux étages et demi, toit à deux versants droits couvert en bardeaux de cèdre. Le sous-sol abrite la chambre des turbines, tandis que le rez-de-chaussée renferme la machinerie. Un atelier de réparations et une remise à bois occupent l’appentis à l’arrière. Un petit bâtiment sur pilotis, qui reprend en plus petit la forme du moulin, lui est relié par une courte passerelle. Malgré la vulnérabilité de son matériau, le moulin de La Doré a été en activité pendant plus de 70 ans.
La valeur patrimoniale du moulin de La Doré repose également sur son intérêt ethnohistorique. Ce moulin témoigne de la colonisation du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Lorsqu’un noyau de peuplement se forme, un entrepreneur y installe généralement un moulin à scie, qui permet aux colons de produire les matériaux nécessaires à la construction de leur habitation à partir du bois coupé lors du défrichement de leur terre. Les deux premiers moulins de La Doré ont ainsi pour fonction de répondre aux besoins des pionniers. En 1904, Télesphore Demers acquiert le second, le démolit et construit le moulin actuel, pour en faire une petite industrie de bois de sciage. Le moulin demeure néanmoins au service de la population jusqu’en 1958. À partir de 1908, le propriétaire offre même aux habitants des environs la possibilité de faire moudre le grain destiné aux animaux. En 1920, l’ajout d’une génératrice permet l’électrification de tout le village et participe ainsi directement à sa modernisation. La moulange et la génératrice, toujours en état de marche, sont deux éléments caractéristiques de cette période.
La valeur patrimoniale du moulin de La Doré repose aussi sur son intérêt technologique et didactique. Ce moulin à scie possède toujours ses mécanismes ainsi qu’une conduite d’eau en bois, un élément aujourd’hui plutôt rare au Québec. Maintenus dans l’état de 1920, le moulin et ses mécanismes permettent ainsi de connaître les technologies utilisées dans les scieries québécoises au début du XXe siècle.