La Chevrotière Mill
The La Chevrotière Mill, classified as a historic monument, is a water mill built in 1802. The property consists of a monumental four-level stone building topped by a steep roof with straight slopes. The vast landscaped grounds contain a known archaeological site. The mill is set back from Route 138, along the former route of the chemin du Roy, in the municipality of Deschambault-Grondines.
The heritage value of the La Chevrotière Mill lies first in its formal and architectural qualities. The mill consists of a large building whose architecture perpetuates, beyond the British Conquest, traditional French-inspired know-how. Thus the mill features exposed rubble-stone masonry and a high timber-framed roof.
The heritage value of the La Chevrotière Mill also lies in its representativeness as an example of a water-powered grist mill within the functional typology specific to the seigneurial system in the St. Lawrence Valley. Together with the manor house and the church, the water mill formed the core of the seigneury in the 18th and 19th centuries. In 1686, the Conseil souverain required seigneurs to build a grist mill for their censitaires, who were obliged to have their grain ground there and in return to pay a milling fee, known as the droit de banalité. For this reason, a grist mill such as the La Chevrotière Mill is called a “moulin banal” (seigneurial mill).
Finally, the heritage value of the La Chevrotière Mill lies in its ability to bear witness to the economic history of the fief of La Chevrotière. The area, which included a manor house, several dwellings, a blacksmith’s shop, a shoemaker’s shop, a small shipyard and another grist mill, was the scene of intense economic activity in the 19th century. The mill and its outbuilding are the last remnants of this activity. In addition, the Euro-Québécois archaeological remains illustrate the occupation of the site, which dates back to the earliest days of the French colony.
Moulin de La Chevrotière
Le moulin de La Chevrotière, classé monument historique, est un moulin à eau bâti en en 1802. L’immeuble se compose d’un bâtiment monumental en pierre à quatre niveaux, coiffé d’une toiture pentue à versants droits. Le vaste terrain paysager contient un site archéologique connu. Le moulin se situe en retrait de la route 138, le long de l’ancien tracé du chemin du Roy, dans la municipalité de Deschambault-Grondines.
La valeur patrimoniale du moulin de La Chevrotière repose d’abord sur ses qualités formelles et architecturales. Le moulin se compose d’une grande bâtisse dont l’architecture perpétue, au-delà de la Conquête anglaise, le savoir-faire traditionnel d’inspiration française. Aussi le moulin se compose-t-il d’une maçonnerie de pierre à moellons laissée apparente et d’une haute toiture à charpente de bois.
La valeur patrimoniale du moulin de La Chevrotière repose aussi sur sa représentativité, en tant qu’exemple d’un moulin à eau à farine, dans la typologie fonctionnelle propre au régime seigneurial dans la vallée du Saint-Laurent. Avec le manoir et l’église, le moulin à eau constitue le noyau de la seigneurie aux XVIIIe et XIXe siècles. En 1686, le Conseil souverain impose, en effet, aux seigneurs de construire un moulin à farine pour leurs censitaires, qui doivent y faire moudre leur grain et payer en retour un droit de mouture, nommé droit de banalité. Pour cette raison, un moulin à farine tel que le moulin de La Chevrotière est dit « moulin banal ».
La valeur patrimoniale du moulin de La Chevrotière repose enfin sur sa capacité à témoigner de l’histoire économique du fief de La Chevrotière. Le secteur, qui comptait un manoir, plusieurs demeures, une boutique de forgeron, une boutique de cordonnier, un petit chantier naval ainsi qu’un autre moulin à farine, a été le lieu d’une intense activité économique au XIXe siècle. Le moulin et sa dépendance constituent les derniers vestiges de cette activité. De plus, les vestiges archéologiques euro-québécois illustrent l’occupation du site, qui remonte aux premiers temps de la colonie française.