Kinsol Trestle
The Kinsol Trestle is a large timber crossing over the Koksilah River. It is located in a rural part of the Cowichan Valley Regional District near Shawnigan Lake on southeastern Vancouver Island. Originally constructed as a railway trestle in 1920 and partially rebuilt several times over the years, the trestle was abandoned when the rail line closed in 1979. It stood unused for almost 30 years until it was rehabilitated for recreational trail use beginning in 2008. The Kinsol Trestle was reopened in July 2011 and is now part of the Cowichan Valley Trail system. The historic place includes the trestle structure, its concrete foundations, the river banks beneath and nearby, and the two approaches at the top of the banks.
The Kinsol Trestle has heritage value for its scientific and engineering features, for its socio-economic and historical associations, and for its aesthetic and spiritual qualities.
The Kinsol Trestle is thought to be the highest and largest surviving timber trestle in Canada. Part of a permanent line begun in 1911 by the Canadian Northern Pacific Railway, in direct competition with the Esquimalt and Nanaimo Railway, the Kinsol Trestle was begun in 1914 and finally completed in 1920 by the Canadian National Railway, successor to the Canadian Northern Pacific Railway. The present assembly replaced the original high-level deck Howe Truss in a pragmatic response to damage by high waters in 1931. The patchwork of repairs and evidence of the changing techniques of repair and replacement are representative of continuing trestle maintenance and speak to long-term usage.
As a work of engineering, the Kinsol Trestle has heritage value as an example of the manner in which Canadian railway companies built large timber structures across deep ravines. The technology used tried and true components and assembly methods combined in a unique configuration that responded to particular site conditions. The railway’s engineers used large old-growth Douglas-fir timbers to create a hybrid structure that combines eight parallel low-level Howe Trusses (built in 1934) resting on concrete piers and supporting six decks of framed trestlework. The spans at either side of the trusses consist of multi-decked timber bents. A total of 46 bents combine for a length of 614 feet and a maximum height of 145 feet, all aligned in a seven-degree curve.
As a relic of twentieth-century transportation history, the trestle has value as an illustration of the nation’s optimism about resource extraction–primarily timber resources. It provides a window into the logging industry of that era, and to the anticipated agricultural settlement in the Cowichan Valley and the southern interior of Vancouver Island. The trestle’s abandonment as a railway structure and its subsequent rehabilitation as part of the recreational trail system represents the recent eclipse of the resource economy by the leisure and tourism economies in this region.
The trestle also has aesthetic value for the elegance of its scale and gentle curve, for the dramatic impact on the visitor of ‘discovering’ the trestle from the two approaches, and for the patina of its weathered and deteriorating timbers.
The historic place can be said to have spiritual value for the sense of awe evoked by its scale and beauty, for its authenticity, and for our appreciation of the skills of the work crews who assembled and maintained it. Remaining evidence of the wilful fire damage to the deck in 1988 reminds us of the period of abandonment and the changing values of society.
Chevalet Kinsol
Le chevalet Kinsol est un grand ouvrage de franchissement en bois au-dessus de la rivière Koksilah. Il est situé dans une partie rurale du district régional de Cowichan Valley, près du lac Shawnigan, dans le sud-est de l’île de Vancouver. Construit à l’origine comme pont-chevalet ferroviaire en 1920 et partiellement reconstruit à plusieurs reprises au fil des ans, le chevalet fut abandonné lors de la fermeture de la ligne ferroviaire en 1979. Il demeura inutilisé pendant près de 30 ans, jusqu’à sa réhabilitation en vue d’un usage de sentier récréatif à partir de 2008. Le chevalet Kinsol a été rouvert en juillet 2011 et fait maintenant partie du réseau de sentiers Cowichan Valley Trail. Le lieu historique comprend la structure du chevalet, ses fondations en béton, les berges situées en dessous et à proximité, et les deux approches au sommet des berges.
Le chevalet Kinsol possède une valeur patrimoniale pour ses caractéristiques scientifiques et techniques, pour ses associations socioéconomiques et historiques, ainsi que pour ses qualités esthétiques et spirituelles.
Le chevalet Kinsol serait le plus haut et le plus grand chevalet en bois subsistant au Canada. Faisant partie d’une ligne permanente entreprise en 1911 par le Canadian Northern Pacific Railway, en concurrence directe avec l’Esquimalt and Nanaimo Railway, le chevalet Kinsol fut commencé en 1914 et finalement achevé en 1920 par les Chemins de fer nationaux du Canada, successeurs du Canadian Northern Pacific Railway. L’assemblage actuel remplaça la poutre Howe d’origine à tablier supérieur surélevé, en réponse pragmatique aux dommages causés par les hautes eaux en 1931. La mosaïque de réparations et les traces de l’évolution des techniques de réparation et de remplacement sont représentatives de l’entretien continu du chevalet et témoignent de sa longue utilisation.
En tant qu’ouvrage d’ingénierie, le chevalet Kinsol possède une valeur patrimoniale comme exemple de la manière dont les compagnies ferroviaires canadiennes construisaient de grandes structures de bois au-dessus de ravins profonds. La technologie faisait appel à des composants et à des méthodes d’assemblage éprouvés, combinés selon une configuration unique adaptée aux conditions particulières du site. Les ingénieurs du chemin de fer utilisèrent de grandes pièces de douglas de forêt ancienne pour créer une structure hybride qui combine huit poutres Howe parallèles à bas niveau (construites en 1934), reposant sur des piles de béton et supportant six étages de chevalets à charpente. Les travées de part et d’autre des poutres sont constituées de palées de bois à plusieurs étages. Un total de 46 palées forment une longueur de 614 pieds et une hauteur maximale de 145 pieds, le tout aligné selon une courbe de sept degrés.
En tant que vestige de l’histoire des transports au vingtième siècle, le chevalet a une valeur comme illustration de l’optimisme du pays à l’égard de l’exploitation des ressources, principalement les ressources forestières. Il offre un aperçu de l’industrie forestière de cette époque, ainsi que de la colonisation agricole envisagée dans la vallée de Cowichan et dans l’intérieur sud de l’île de Vancouver. L’abandon du chevalet comme ouvrage ferroviaire et sa réhabilitation ultérieure dans le cadre du réseau de sentiers récréatifs représentent l’éclipse récente de l’économie des ressources par les économies des loisirs et du tourisme dans cette région.
Le chevalet possède aussi une valeur esthétique pour l’élégance de son échelle et de sa courbe douce, pour l’effet saisissant que produit sur le visiteur la « découverte » du chevalet depuis les deux approches, et pour la patine de ses bois altérés et en voie de détérioration.
On peut dire que le lieu historique possède une valeur spirituelle pour le sentiment d’émerveillement qu’évoquent son échelle et sa beauté, pour son authenticité et pour notre appréciation du savoir-faire des équipes de travail qui l’ont assemblé et entretenu. Les traces encore visibles de l’incendie criminel qui endommagea le tablier en 1988 nous rappellent la période d’abandon et l’évolution des valeurs de la société.