Joseph-Aldéric-Raymond House
The Joseph-Aldéric-Raymond House, a classified historic monument, is a Beaux-Arts middle-class residence built in 1930. Clad in dressed stone, the sumptuous two-storey rectangular-plan residence has a rear projection against the east wall and a three-storey brick wing at the back. A balustrade borders its flat roof. The house is set slightly back from the street, on a landscaped lot with abundant vegetation bordered by a balustrade. This residence is located in the borough of Ville-Marie in the city of Montréal.
The Joseph-Aldéric-Raymond House is part of the Mont-Royal Historic and Natural District. It is built below Mount Royal, in the Golden Square Mile area.
The heritage value of the Joseph-Aldéric-Raymond House lies in its architectural interest. The Montréal architects Robert Findlay (1859-1951) and Francis Robert Findlay (1888-1977) designed this middle-class residence in the Beaux-Arts style, inspired by the major architectural principles established by the École des beaux-arts in Paris. Fashionable at the end of the 19th century and in the first decades of the 20th century, this style interprets the architectural classicism of the 17th and 18th centuries. This residence illustrates it, notably through the sobriety and regularity of its composition, the hierarchy of the storeys expressed by the differing dimensions and ornamentation of the windows, and the emphasis on the volumes by means of the quoins, the stone string course, the entablature and the roof balustrade. The sparse decorative elements and smooth cladding give it an elegance and solemn character in keeping with the classical order.
The heritage value of the Joseph-Aldéric-Raymond House also lies in its ethnological interest. The residence evokes the way of life of the bourgeoisie in the 19th century and the first third of the 20th century, which regarded the private residence both as a symbol of social success and as a place where privacy was preserved. Focused on appearances, the bourgeois way of life was expressed notably in the specialization of rooms, their hierarchical distribution and their decoration. The Joseph-Aldéric-Raymond House, reached through a monumental entrance, contains on the ground floor a vestibule, an entrance hall, a great hall occupied by a majestic staircase and a large drawing room. Laden with symbols, these richly ornamented public rooms illustrate, through their scale and layout, the social status of the owner. Joseph-Aldéric Raymond (1882-1955) was indeed a businessman renowned in the hotel industry who sat on numerous boards of directors, including that of Power Corporation. The quest for privacy is reflected, notably, in the location of the private rooms on the upper floor. Moreover, the third floor of the annex once housed the servants’ quarters, separated from the family quarters as propriety required. Outside, this quest for privacy takes material form in the balustrade surrounding the lot. In addition, the bourgeois taste for the picturesque is expressed in the many openings overlooking the garden. Located in the Golden Square Mile created by the Montréal bourgeoisie in the second half of the 19th century, the house is one of the last large residences erected in this area.
Maison Joseph-Aldéric-Raymond
La maison Joseph-Aldéric-Raymond, classée monument historique, est une demeure bourgeoise de style Beaux-Arts construite en 1930. Revêtue d’un parement en pierre de taille, la somptueuse résidence de plan rectangulaire, à deux étages, présente un arrière-corps contre le mur est et une aile à trois étages en brique à l’arrière. Une balustrade délimite son toit plat. La maison est implantée légèrement en retrait de la rue, sur un terrain aménagé comportant une végétation abondante et bordé d’une balustrade. Cette résidence est située dans l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.
La maison Joseph-Aldéric-Raymond fait partie de l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal. Elle est construite en contrebas du mont Royal, dans le secteur du Mille carré doré.
La valeur patrimoniale de la maison Joseph-Aldéric-Raymond repose sur son intérêt architectural. Les architectes Robert Findlay (1859-1951) et Francis Robert Findlay (1888-1977) de Montréal ont conçu cette demeure bourgeoise dans le style Beaux-Arts, inspiré par les grands principes architecturaux établis par l’École des beaux-arts de Paris. En vogue à la fin du XIXe siècle et dans les premières décennies du XXe siècle, ce style interprète le classicisme architectural des XVIIe et XVIIIe siècles. Cette résidence en est une illustration, entre autres par la sobriété et la régularité de la composition, la hiérarchisation des étages exprimée par les dimensions et l’ornementation différentes des fenêtres, de même que par la mise en valeur des volumes grâce aux chaînages d’angle, au bandeau de pierre, à l’entablement et à la balustrade du toit. Les éléments décoratifs peu nombreux et le parement lisse lui confèrent une élégance et un caractère solennel qui répondent à l’ordre classique.
La valeur patrimoniale de la maison Joseph-Aldéric-Raymond repose également sur son intérêt ethnologique. La demeure évoque le mode d’habiter de la bourgeoisie au XIXe siècle et dans le premier tiers du XXe siècle, qui considère la résidence privée à la fois comme symbole de réussite sociale et lieu de préservation de l’intimité. Axé sur le paraître, le mode de vie bourgeois s’exprime notamment dans la spécialisation des pièces, leur distribution hiérarchisée et leur décor. La maison Joseph-Aldéric-Raymond, accessible par une entrée monumentale, comprend au rez-de-chaussée un vestibule, un hall d’entrée, un grand hall occupé par un majestueux escalier ainsi qu’un grand salon. Porteuses de symboles, ces pièces publiques abondamment ornementées illustrent, par leur envergure et leur aménagement, le statut social du propriétaire. Joseph-Aldéric Raymond (1882-1955) est, en effet, un homme d’affaires réputé dans le milieu hôtelier qui siège à de nombreux conseils d’administration, dont celui de la Power Corporation. La recherche d’intimité se reflète, notamment, dans la situation des pièces privées à l’étage supérieur. De plus, le troisième étage de l’annexe a déjà accueilli les appartements des domestiques, séparés des quartiers nobles comme le veulent les convenances. À l’extérieur, cette recherche d’intimité se matérialise par la balustrade qui entoure le terrain. Par ailleurs, le goût bourgeois pour le pittoresque se traduit dans la multiplicité des ouvertures donnant sur le jardin. Située dans le Mille carré doré créé par la bourgeoisie montréalaise dans la seconde moitié du XIXe siècle, la maison est l’une des dernières grandes résidences érigées dans ce secteur.