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English

Jean-Baptiste-Mâsse House

The Jean-Baptiste-Mâsse house, a classified historic monument, is an urban-influenced residence built around 1809 and enlarged in 1814. This stone house, trapezoidal in plan and two and a half storeys high, is topped by a low-pitched gable roof. The designation also includes the land. The Jean-Baptiste-Mâsse house is located near the Richelieu River, in the village core of the municipality of Saint-Denis-sur-Richelieu, near the François-Cherrier house, a recognized historic monument. An archaeological site is associated with the place.

The heritage value of the Jean-Baptiste-Mâsse house lies in its architectural interest. Built around 1809, the stone residence took on a monumental appearance when it was raised by one storey in 1814. The house borrows several features of the urban dwelling, which is common in village and rural settings in the Montréal region and neighbouring regions. In New France, the urban house model became established mainly after the promulgation of the ordinances of Intendants Michel Bégon de la Picardière (1667-1747) and Claude-Thomas Dupuy (1678-1738) in 1721 and 1727, which introduced new fire-prevention measures. Its spread in the Montréal region is explained by the activity of the many craftsmen who took part in rebuilding the city of Montréal, partly destroyed by fire in 1721, and by the aesthetic and symbolic dimension associated with urban architecture. Removed from their original setting, elements such as firewalls, for example, lose their initial function, which is to prevent the spread of fire, and reflect a desire for social display on the part of villagers and rural dwellers. In the case of the Jean-Baptiste-Mâsse house, the characteristics of the urban house are found notably in the massive stone masonry main block, the raised foundation, the numerous openings, the twin-flue chimney stacks linked by a low wall, one of which is false, as well as the firewalls and stone corbels. The trapezoidal plan also adapts to the acute angle of the intersection, which is uncommon in a rural setting. The interior is also noteworthy for its well, still visible in the cellar. This well provided the occupants with a water supply and a space for storing vegetables.

The heritage value of the Jean-Baptiste-Mâsse house also lies in its historical interest. The dwelling is located in the municipality of Saint-Denis-sur-Richelieu, scene of the first armed clash between the Patriotes and the British regiments, on 23 November 1837. That day, about a hundred Patriotes barricaded themselves in the Jean-Baptiste-Mâsse house. Its solidly built walls withstood the gunners’ projectiles. From the windows, the Patriotes opened fire on the infantry and forced them to retreat. A week later, the British returned and burned most of the village. The house was spared, but it was occupied by soldiers who looted its cellars. The Jean-Baptiste-Mâsse house is thus an important witness to the Rebellions of 1837 and 1838 in Lower Canada. Its interpretation centre highlights these events and the broader history of the Patriote movement.

Français

Maison Jean-Baptiste-Mâsse

La maison Jean-Baptiste-Mâsse, classée monument historique, est une demeure d’influence urbaine érigée vers 1809 et agrandie en 1814. Cette maison en pierre de plan trapézoïdal, à deux étages et demi, est coiffée d’un toit à deux versants droits de faible pente. La désignation comprend aussi le terrain. La maison Jean-Baptiste-Mâsse est située à proximité de la rivière Richelieu, dans le noyau villageois de la municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu, près de la maison François-Cherrier, reconnue monument historique. Un site archéologique est associé au lieu.

La valeur patrimoniale de la maison Jean-Baptiste-Mâsse repose sur son intérêt architectural. Construite vers 1809, la résidence en pierre prend un aspect monumental lorsqu’elle est rehaussée d’un étage en 1814. La demeure emprunte plusieurs traits de l’habitation urbaine, ce qui est fréquent dans les contextes villageois et ruraux de la région de Montréal et des régions avoisinantes. En Nouvelle-France, le modèle de la maison urbaine s’affirme surtout après la promulgation des ordonnances des intendants Michel Bégon de la Picardière (1667-1747) et Claude-Thomas Dupuy (1678-1738) en 1721 et 1727, qui instaurent de nouvelles mesures de prévention contre les incendies. Son rayonnement dans la région montréalaise s’explique par l’activité des nombreux artisans ayant participé à la reconstruction de la ville de Montréal, partiellement détruite par un incendie en 1721, et par la dimension esthétique et symbolique associée à l’architecture urbaine. Extraits de leur environnement d’origine, des éléments comme les murs coupe-feu, par exemple, perdent leur fonction initiale, qui est de prévenir la propagation des incendies, et témoignent d’une volonté de représentation sociale des villageois et des ruraux. Dans le cas de la maison Jean-Baptiste-Mâsse, les caractéristiques de la maison urbaine se retrouvent notamment dans le corps de logis massif en maçonnerie de pierre, le solage dégagé, les nombreuses ouvertures, les souches de cheminées à deux têtes reliées par un muret dont une est fausse ainsi que les murs coupe-feu et les corbeaux de pierre. Le plan trapézoïdal s’adapte aussi à l’angle aigu de l’intersection, ce qui est peu commun en milieu rural. L’intérieur est également digne d’intérêt en raison de son puits, toujours visible dans la cave. Ce puits assurait aux occupants un approvisionnement en eau et un espace pour la conservation des légumes.

La valeur patrimoniale de la maison Jean-Baptiste-Mâsse repose aussi sur son intérêt historique. L’habitation est située dans la municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu, théâtre du premier affrontement armé entre les patriotes et les régiments britanniques, le 23 novembre 1837. Pendant cette journée, une centaine de patriotes se sont barricadés dans la maison Jean-Baptiste-Mâsse. Solidement bâtis, ses murs résistent aux projectiles des artilleurs. Des fenêtres, les patriotes ouvrent le feu sur les fantassins et les forcent à la retraite. Une semaine plus tard, les Britanniques reviennent et incendient la majeure partie du village. La maison est épargnée, mais elle est occupée par les soldats qui pillent ses caves. La maison Jean-Baptiste-Mâsse est donc un témoin important des rébellions de 1837 et de 1838 au Bas-Canada. Son centre d’interprétation met en valeur ces événements et l’histoire plus générale du mouvement patriote.

Location: 610, chemin des Patriotes, Saint-Denis-sur-Richelieu
Emplacement : 610, chemin des Patriotes, Saint-Denis-sur-Richelieu
Coordinates · Coordonnées: 45.785190, -73.160140
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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