James Atkins House
The James Atkins House is a one-and-one-half-storey Greek Revival style residence built around 1877. It is located on John Street in the Town of Lockeport, NS. Municipal heritage designation applies to the building and the residential lot on which it is situated.
The James Atkins House is valued for its historical associations with two of its early owners and for its Greek Revival architecture. It was built around 1877 by James Atkins, a carpenter, who owned the property for only a little over a year, from August 1877 to November 1878. It seems probable that he was building the house on speculation, since his occupancy/ownership of the property was so brief.
Samuel Eldridge bought this property from James Atkins in November of 1878. He was a seventy-three-year-old retired Master Mariner, and at the time he and his wife occupied this house he was said to be a hotelkeeper. Census records indicate that Mr. Eldridge and his wife had three other people residing here for some time, none of who were members of their own family. One of the other occupants was a fourteen-year-old girl, noted as an Icelander in the 1881 Census of Canada. More than likely the girl, Unice Bergliot (as her name was written by the enumerator), was household help for Mrs. Eldridge, in looking after the needs of the two other gentlemen who apparently were boarders. There is no indication which hotel Mr. Eldridge kept, but it seems unlikely that this house was considered a hotel.
Samuel Chymist, a Master Mariner, purchased this property in 1919. Lockeport, at the time of his early residency in this house, was a thriving fishing community. However, during the early nineteen twenties the fish stocks steadily declined and it became more and more difficult for as many to make a living from the sea. In 1923 Samuel Chymist captained a Lockeport-built fishing schooner during its last year being sailed from a Nova Scotian port in that capacity. The “Nellie J. Banks” was sold to interests in Prince Edward Island the following year and subsequently gained much notoriety as a rumrunner between Prince Edward Island, St. Pierre and Miquelon and other Atlantic ports. Her legendary success came to an end when she became the last rumrunner seized off Atlantic Canada on August 6, 1938. Fifty years later, on August 7, 1988, the government of St. Pierre & Miquelon issued a postage stamp portraying the “Nellie J. Banks”. She became the first Canadian vessel ever depicted on a foreign postage stamp.
The Greek Revival architecture of the James Atkins house is evident in its one-and-one-half storey wood frame construction, its front-facing gable end and its double-hung sash windows. The feature that sets it off from others of the style is its unusual gambrel roof. A small, one-storey back ell and a full-width front sunporch are later additions.
Maison James Atkins
La maison James Atkins est une résidence néogrecque d’un étage et demi construite vers 1877. Elle est située rue John, dans la ville de Lockeport, en Nouvelle-Écosse. La désignation patrimoniale municipale s’applique au bâtiment et au lot résidentiel sur lequel il se trouve.
La maison James Atkins est valorisée pour ses associations historiques avec deux de ses premiers propriétaires et pour son architecture néogrecque. Elle a été construite vers 1877 par James Atkins, un charpentier, qui n’a été propriétaire des lieux qu’un peu plus d’un an, d’août 1877 à novembre 1878. Il semble probable qu’il ait construit la maison à des fins spéculatives, étant donné la brièveté de son occupation et de sa propriété des lieux.
Samuel Eldridge a acheté cette propriété de James Atkins en novembre 1878. Il était un capitaine au long cours à la retraite âgé de soixante-treize ans et, à l’époque où sa femme et lui occupaient cette maison, il était dit hôtelier. Les registres de recensement indiquent que M. Eldridge et sa femme ont eu pendant un certain temps trois autres personnes résidant chez eux, dont aucune n’était membre de leur famille. L’une d’elles était une jeune fille de quatorze ans, inscrite comme Islandaise au recensement du Canada de 1881. Selon toute vraisemblance, la jeune fille, Unice Bergliot (selon l’orthographe de l’agent recenseur), aidait Mme Eldridge aux tâches domestiques en veillant aux besoins des deux autres messieurs, qui étaient apparemment pensionnaires. Rien n’indique quel hôtel tenait M. Eldridge, mais il semble peu probable que cette maison ait été considérée comme un hôtel.
Samuel Chymist, capitaine au long cours, a acheté cette propriété en 1919. À l’époque où il s’y est installé, Lockeport était une communauté de pêche florissante. Toutefois, au début des années 1920, les stocks de poisson ont diminué de façon constante et il est devenu de plus en plus difficile pour un aussi grand nombre de gens de vivre de la mer. En 1923, Samuel Chymist a commandé une goélette de pêche construite à Lockeport pendant la dernière année où elle a navigué à ce titre à partir d’un port néo-écossais. Le « Nellie J. Banks » a été vendu à des intérêts de l’Île-du-Prince-Édouard l’année suivante et a par la suite acquis une grande notoriété comme bateau de contrebande d’alcool entre l’Île-du-Prince-Édouard, Saint-Pierre-et-Miquelon et d’autres ports de l’Atlantique. Ses succès légendaires ont pris fin lorsqu’il est devenu le dernier bateau de contrebandiers d’alcool saisi au large du Canada atlantique, le 6 août 1938. Cinquante ans plus tard, le 7 août 1988, le gouvernement de Saint-Pierre-et-Miquelon a émis un timbre-poste représentant le « Nellie J. Banks ». Il est devenu le premier navire canadien à être représenté sur un timbre-poste étranger.
L’architecture néogrecque de la maison James Atkins se manifeste dans sa construction à ossature de bois d’un étage et demi, son pignon en façade et ses fenêtres à guillotine. L’élément qui la distingue des autres maisons de ce style est son inhabituel toit à deux versants brisés. Une petite annexe arrière d’un étage et une véranda vitrée avant sur toute la largeur sont des ajouts ultérieurs.