Jacques-Richer-Dit-Louveteau House
Jacques-Richer-Dit-Louveteau House, a cited historic monument, is a farmhouse built in 1835. Its rectangular one-and-a-half-storey main block, raised above the ground, is topped by a straight-pitched gable roof with a flared eave at the front. The designation includes the large grassy and wooded grounds. The property is located along the Rivière des Prairies and on Cap Saint-Jacques, in the Cap-Saint-Jacques nature park, in the Pierrefonds-Roxboro borough of the city of Montréal.
The heritage value of Jacques-Richer-Dit-Louveteau House lies in its historical interest. This farmhouse bears witness to a primarily agricultural use of its land for more than two centuries. The censive of which it was formerly part was granted by the Sulpicians around 1748. It continued to be worked by a series of farmers, a carpenter and then by two generations of the Richer family and three of the Brunet family until the second half of the 20th century. The property was passed down among members of the same family, often from father to son. It recalls the donation, a means of transferring family property traditionally practised in rural areas at the time. In this way, the donor secured a suitable retirement. In particular, he enjoyed a life annuity and the use of the farm’s premises and equipment. In addition, the division of Jacques-Richer-Dit-Louveteau House into two separate dwellings around 1905 is visible in the presence of two entrance doors on the front façade. It bears witness to another common practice of the time, namely the cohabitation of more than one household under the same roof.
The heritage value of Jacques-Richer-Dit-Louveteau House also lies in its architectural interest. Built in 1835, this dwelling is representative of the rural residential architecture of Montréal from the late 18th century and the first half of the 19th century. It is influenced, among other things, by the French-inspired house. Its characteristics are illustrated notably in its rectangular block of roughly squared rubble stone, its elevation above the ground allowing for a cellar for storing provisions, its straight-pitched gable roof and its gable walls with chimney stacks aligned with the ridge. The early 20th-century modifications show the gradual adaptation of farmhouses to the new needs of the time and to certain stylistic influences. These include the nearly symmetrical arrangement of the openings and the overhanging front eave, pierced by a large dormer, which then covered an enclosed gallery.
The heritage value of Jacques-Richer-Dit-Louveteau House further lies in its landscape interest. The site retains its rural character through its dirt paths and its grassy and tree-covered green spaces. Through its location on Cap Saint-Jacques, the property maintains an interesting visual connection with the Rivière des Prairies.
Maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau
La maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau, citée monument historique, est une maison de ferme construite en 1835. Son corps de logis exhaussé du sol, de plan rectangulaire à un étage et demi, est coiffé d’un toit à deux versants droits au larmier retroussé à l’avant. La désignation inclut le grand terrain gazonné et boisé. La propriété se situe en bordure de la rivière des Prairies et sur le cap Saint-Jacques dans le parc-nature du Cap-Saint-Jacques, dans l’arrondissement municipal de Pierrefonds-Roxboro de la ville de Montréal.
La valeur patrimoniale de la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau repose sur son intérêt historique. Cette maison de ferme témoigne d’une fonction principalement agricole sur son terrain pendant plus de deux siècles. En effet, la censive dont elle faisait anciennement partie est concédée par les Sulpiciens vers 1748. Elle continue à être exploitée par une série de cultivateurs, un menuisier et ensuite par deux générations de la famille Richer et trois de la famille Brunet jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle. La propriété s’est transmise entre des membres d’une même famille, souvent de père en fils. Elle rappelle la donation, mode de transmission du patrimoine familial exercé traditionnellement à l’époque en milieu rural. Ainsi, le donateur s’assure d’une retraite convenable. Il jouit notamment d’une pension viagère et profite des lieux et équipements de la ferme. En outre, la séparation vers 1905 de la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau en deux logements distincts est visible par la présence de deux portes d’entrée sur la façade avant. Elle témoigne d’une autre pratique courante de l’époque, soit la cohabitation de plus d’un ménage sous un même toit.
La valeur patrimoniale de la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau repose également sur son intérêt architectural. Construite en 1835, cette demeure est représentative de l’architecture résidentielle de la fin du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle en milieu rural à Montréal. Elle est influencée, entre autres, par la maison d’inspiration française. Ses caractéristiques s’illustrent notamment dans son corps rectangulaire en moellon grossièrement équarri, son dégagement du sol qui permet l’aménagement d’une cave servant à entreposer les provisions, son toit à deux versants droits et ses murs pignons dotés de souches de cheminée alignées au faîte. Les modifications du début du XXe siècle montrent l’adaptation progressive des maisons de ferme aux nouveaux besoins de l’époque et à certaines influences stylistiques. Il s’agit notamment de la disposition presque symétrique des ouvertures ainsi que du larmier débordant à l’avant, percé d’une grande lucarne, qui recouvre alors une galerie fermée.
La valeur patrimoniale de la maison Jacques-Richer-Dit-Louveteau repose en outre sur son intérêt paysager. Le site conserve son caractère champêtre par ses sentiers en terre et ses espaces verts gazonnés et boisés d’arbres. Par sa situation sur le cap Saint-Jacques, la propriété entretient un lien visuel intéressant avec la rivière des Prairies.