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Location: Les Îles-de-la-Madeleine
Emplacement : Les Îles-de-la-Madeleine
Coordinates · Coordonnées: 47.784720, -61.505560
Marker type: Cited Historic Monument
Type de repère : Monument historique cité
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Île-Brion Lighthouse

The Île-Brion lighthouse, a cited historic monument, is a coastal aid-to-navigation installation built in 1904 and 1905. The structure consists of an octagonal timber-frame tower with a flared cornice. It is capped by a polygonal lantern surrounded by a gallery protected by a metal railing. The lighthouse stands at the top of a steep cliff, in the publicly accessible part of the Île-Brion ecological reserve. This small uninhabited island lies north of the municipality of Îles-de-la-Madeleine.

The heritage value of the Île-Brion lighthouse lies in its historical interest. Its construction reflects the determination of Canada’s Department of Marine and Fisheries to make the shipping corridor of the Gulf of St. Lawrence safer; shipwrecks were frequent in this area. Built in 1904 and 1905, the Île-Brion lighthouse launched the second wave of lighthouse construction in the Îles de la Madeleine, to make navigation safer along the northeast-southwest axis of the archipelago. This phase also included the Havre-Aubert lighthouse in 1911 and the Cap-Alright lighthouse in 1928. These projects gave new impetus to the Îles de la Madeleine. Indeed, after the Madelinots bought back the territory in 1895, the islands began to develop and prosper. A first wave of lighthouse construction, begun in 1870 with the Rocher-aux-Oiseaux (1870), Anse-à-la-Cabane (1871), L’Île-d’Entrée and L’Étang-du-Nord (1874) lighthouses, had made it possible to control the east-west and then north-south axes of the Îles de la Madeleine. A dwelling, which successively housed the families of the various lighthouse keepers, was built near the future Île Brion lighthouse around 1903, followed by a stable around 1938. The island, where a small fishing village stood, was frequented by Madelinots until the 1940s. The Île-Brion lighthouse plays a role of prime importance for maritime navigation. It facilitates the navigation of fishing boats in the waters of the archipelago and that of ships travelling between the Gulf of St. Lawrence, the Miramichi River and Baie des Chaleurs. Its presence also supports maritime traffic between the Atlantic Ocean and the St. Lawrence River, notably the shipment of iron ore from Sept-Îles to the American east coast.

The heritage value of the Île-Brion lighthouse also lies in its architectural interest. The Île-Brion lighthouse is representative of a model of aid-to-navigation installation developed by Canada’s Department of Marine and Fisheries. This Department designed a number of standard lighthouse plans of various heights, shapes and materials for its network. The Île-Brion lighthouse is an octagonal wooden tower with flared cornices and characteristic pediments. With a height of 14.9 metres, the Île-Brion lighthouse is built of wood using a technique typical of the period. The lighthouse bears strong formal similarities to the Cap-Gaspé lighthouse in the Gaspésie and to the Pictou Bar lighthouse in Nova Scotia. This purely utilitarian building nevertheless has some decorative elements designed to highlight the building’s details, including the pediments above the windows and the gable over the door. Its original cast-iron lantern was replaced in 1969 by the present polygonal aluminum lantern.

The heritage value of the Île-Brion lighthouse further lies in its symbolic interest. The municipality of Îles-de-la-Madeleine has five lighthouses that are still functional. They are predominant elements of its maritime architectural landscape. In addition to their role as aids to navigation, the lighthouses still serve as maritime landmarks for fishers and boaters. They are also landmarks on land for each of their respective villages. More than 700 shipwrecks have been recorded over the years in this island region. The symbolic value of guides and bearers of light remains present in the collective imagination of the Madelinots. The history of the lighthouses is closely tied to that of the Îles de la Madeleine, and the islanders show a genuine attachment to them.

Français

Phare de l'Île-Brion

Le phare de l’Île-Brion, cité monument historique, est une installation côtière d’aide à la navigation construite en 1904 et 1905. Ce bâtiment est composé d’une tour de plan octogonal en charpente de bois dotée d’une corniche évasée. Il est chapeauté par une lanterne polygonale entourée d’une galerie protégée d’un garde-corps métallique. Le phare se trouve au sommet d’une falaise abrupte, dans le secteur accessible au public de la réserve écologique de l’Île-Brion. Cette petite île inhabitée est située au nord de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

La valeur patrimoniale du phare de l’Île-Brion repose sur son intérêt historique. Son édification témoigne de la volonté du ministère de la Marine et des Pêches du Canada de sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent; de fréquents naufrages ont lieu dans cette zone. Bâti en 1904 et 1905, le phare de l’Île-Brion amorce la seconde vague de construction de phares aux îles de la Madeleine pour rendre plus sécuritaire la navigation de l’axe nord-est à sud-ouest de l’archipel. Cette phase comprend également les phares de Havre-Aubert en 1911 et de Cap-Alright en 1928. Ces réalisations redonnent une nouvelle impulsion aux îles de la Madeleine. En effet, à la suite du rachat du territoire par les Madelinots en 1895, les îles commencent à se développer et à prospérer. Une première vague de construction de phares, amorcée en 1870 avec les phares du Rocher-aux-Oiseaux (1870), de l’Anse-à-la-Cabane (1871), de L’Île-d’Entrée et de L’Étang-du-Nord (1874), rend pour sa part possible le contrôle des axes est-ouest, puis nord-sud des îles de la Madeleine. Une habitation, où logent successivement les familles des divers gardiens du phare, est construite à proximité du futur phare de l’île Brion vers 1903, suivie d’une écurie vers 1938. L’île est fréquentée par les Madelinots jusqu’aux années 1940 où se trouve un petit village de pêcheurs. Le phare de l’Île-Brion joue un rôle de première importance pour la navigation maritime. Il facilite la navigation des bateaux de pêche dans les eaux de l’archipel et celle des navires circulant entre le golfe du Saint-Laurent, la rivière Miramichi et la baie des Chaleurs. Sa présence soutient aussi le trafic maritime entre l’océan Atlantique et le fleuve Saint-Laurent, notamment en ce qui concerne l’expédition de minerai de fer de Sept-Îles vers la côte est américaine.

La valeur patrimoniale du phare de l’Île-Brion repose également sur son intérêt architectural. Le phare de l’Île-Brion est représentatif d’un modèle d’installation d’aide à la navigation élaboré par le ministère de la Marine et des Pêches du Canada. Ce Ministère conçoit un certain nombre de plans types de phares de diverses hauteurs, formes et matériaux pour son réseau. Celui de l’Île-Brion est une tour octogonale en bois avec corniches évasées et fronteaux caractéristiques. D’une hauteur de 14,9 mètres, le phare de l’Île-Brion est construit en bois selon un procédé typique de l’époque. Le phare présente de grandes ressemblances formelles avec le phare du Cap-Gaspé en Gaspésie et avec celui de la barre de Pictou en Nouvelle-Écosse. Ce bâtiment purement utilitaire comporte néanmoins quelques éléments décoratifs conçus de façon à souligner les détails de l’édifice, dont les fronteaux que l’on trouve au-dessus des fenêtres et le pignon de la porte. Sa lanterne d’origine en fonte est remplacée en 1969 par l’actuelle lanterne polygonale en aluminium.

La valeur patrimoniale du phare de l’Île-Brion repose en outre sur son intérêt symbolique. La municipalité des Îles-de-la-Madeleine compte cinq phares encore fonctionnels. Ceux-ci constituent des éléments prédominants de son paysage architectural maritime. En plus de leur rôle d’aide à la navigation, les phares représentent toujours des repères maritimes pour les pêcheurs et les plaisanciers. Ils constituent aussi des repères terrestres pour chacun de leur village respectif. Plus de 700 naufrages sont répertoriés au fil des ans dans cette région insulaire. La valeur symbolique de guide et de porteurs de lumière demeure présente dans l’imaginaire collectif des Madelinots. L’histoire des phares est intimement liée à celle des Îles de la Madeleine et les insulaires leur manifestent un attachement réel.

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