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English

Houde House

The Houde House, classified in 1964, is an urban residence with party walls erected in 1832. It was substantially modified at the turn of the 20th century under the influence of the Second Empire style. The rusticated stone façade, with three storeys of masonry, is topped with a false mansard roof. The main entrance is preceded by a porch surmounted by a balcony. The designation applies only to this façade. The Houde House, adjoining other buildings, is set back from Grande Allée Est, in a commercial and institutional area of La Cité borough, in the city of Québec. Historically, it is part of the Clapham Terrace, two other façades of which are also classified.

The heritage value of the Houde House lies in its historical interest. It recalls the development of the Grande Allée, a major thoroughfare of the city of Québec. In the 17th century, this road, beginning at the porte Saint-Louis and leading to Sillery and Cap-Rouge, was lined with a few scattered houses. In the 18th century, the name Grande Allée applied only as far as present-day avenue des Érables. After 1760, the British government appropriated part of the land on the south side of the Grande Allée for military purposes. The land on the north side was held essentially by the Ursulines and by the Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. These religious communities began subdividing their property in 1790. However, the residential function of this area did not take hold until the 1830s, when epidemics prompted the wealthiest residents to leave the heart of the city. The Houde House, erected in 1832 for the notary John Greaves Clapham (before 1796-after 1854), bears witness to this wave of residential construction. The classified façade was part of an ensemble of six Neoclassical-influenced row houses of two or three storeys known as the Clapham Terrace, the first terrace built on the Grande Allée. Popularized in England by the architect John Nash (1752-1835), terraces consist of several adjoining single-family residences, often similar, built by a single developer. The Houde House was modified around 1890 to more closely resemble the Hôtel du Parlement and the dwellings being built nearby. It thus bears witness to the transformation of the Grande Allée into a prestigious approach to the city. The growing needs of the public administration during the 1960s led to the transformation of many buildings near the Hôtel du Parlement. Between 1960 and 1963, the Houde House was modified to house offices. This reconstruction recalls the transformations of the Grande Allée that accompanied the creation of the Parliament Hill (colline Parlementaire).

The heritage value of the Houde House also lies in its architectural interest. Initially designed according to Neoclassical principles, it now bears witness to the influence of the Second Empire style on Québec urban residential architecture. This style, which appeared in France during the reign of Napoleon III, incorporates elements of the French Renaissance and of classical architecture. In Québec, its influence peaked with the construction of the Hôtel du Parlement between 1877 and 1886. The Houde House was updated at the turn of the 20th century. The false mansard roof, the symmetry of the composition, the segmental-arched windows, the round-arched dormers and certain ornamental elements, such as the classical brackets of the balcony, reflect the Second Empire style. Moreover, the Houde House, erected in the first half of the 19th century, is part of one of the first terraces built in Québec. The façades of the ensemble have evolved differently, but the Houde House nevertheless recalls the popularity of terrace construction in 19th-century cities, owing notably to developers of British origin.

Français

Maison Houde

La maison Houde, classée en 1964, est une résidence urbaine à murs mitoyens érigée en 1832. Elle est modifiée de façon importante au tournant du XXe siècle sous l’influence du style Second Empire. La façade en pierre à bossage à trois étages de maçonnerie est coiffée d’un toit en fausse mansarde. L’entrée principale est précédée d’un porche surmonté d’un balcon. La désignation ne s’applique qu’à cette façade. La maison Houde, contiguë à d’autres bâtiments, est située en retrait de la Grande Allée Est, dans un secteur commercial et institutionnel de l’arrondissement municipal de La Cité, dans la ville de Québec. Elle fait historiquement partie de la terrasse Clapham, dont deux autres façades bénéficient d’un classement.

La valeur patrimoniale de la maison Houde repose sur son intérêt historique. Elle rappelle le développement de la Grande Allée, artère importante de la ville de Québec. Au XVIIe siècle, ce chemin débutant à la porte Saint-Louis et conduisant à Sillery et à Cap-Rouge est une route bordée de quelques maisons dispersées. Au XVIIIe siècle, le nom de Grande Allée ne s’applique que jusqu’à l’actuelle avenue des Érables. Après 1760, le gouvernement britannique s’approprie à des fins militaires une partie des terres situées du côté sud de la Grande Allée. Les terres situées du côté nord sont détenues essentiellement par les Ursulines ainsi que par les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Ces communautés religieuses morcellent leur propriété à partir de 1790. Toutefois, la fonction résidentielle de ce secteur ne s’affirme que durant la décennie 1830, alors que les épidémies incitent les plus fortunés à quitter le coeur de la ville. La maison Houde, érigée en 1832 pour le notaire John Greaves Clapham (avant 1796-après 1854), témoigne de cette vague de construction résidentielle. La façade classée faisait partie d’un ensemble de six maisons en rangée d’influence néoclassique à deux ou trois étages connu sous le nom de terrasse Clapham, première construction en terrasse de la Grande Allée. Popularisées en Angleterre par l’architecte John Nash (1752-1835), les terrasses sont constituées de plusieurs résidences unifamiliales contiguës, souvent semblables, érigées par un seul promoteur. La maison Houde est modifiée vers 1890 pour ressembler davantage à l’Hôtel du Parlement et aux habitations qui se construisent à proximité. Ainsi, elle témoigne de la transformation de la Grande Allée en voie prestigieuse donnant accès à la ville. Les besoins croissants de l’administration publique durant les années 1960 entraînent la transformation de nombreux édifices situés à proximité de l’Hôtel du Parlement. Entre 1960 et 1963, la maison Houde est modifiée afin d’abriter des bureaux. Cette reconstruction rappelle les transformations de la Grande Allée corollaires à la création de la colline Parlementaire.

La valeur patrimoniale de la maison Houde repose également sur son intérêt architectural. D’abord conçue selon des principes néoclassiques, elle témoigne maintenant de l’influence du style Second Empire sur l’architecture résidentielle urbaine québécoise. Ce style, apparu en France sous le règne de Napoléon III, intègre des éléments de la Renaissance française et de l’architecture classique. À Québec, son influence atteint son apogée avec la construction de l’Hôtel du Parlement, entre 1877 et 1886. La maison Houde est mise au goût du jour au tournant du XXe siècle. Le toit traité en fausse mansarde, la symétrie de la composition, les fenêtres à arc surbaissé, les lucarnes cintrées ainsi que certains éléments d’ornementation, tels que les supports classiques du balcon, reflètent le style Second Empire. Par ailleurs, la maison Houde érigée dans la première moitié du XIXe siècle, est incluse dans l’une des premières terrasses construites à Québec. Les façades de l’ensemble ont évolué différemment, mais la maison Houde rappelle néanmoins la popularité des constructions en terrasse dans les villes au XIXe siècle, notamment grâce à des promoteurs d’origine britannique.

Location: 684 Grande Allée Est, Québec
Emplacement : 684, Grande Allée Est, Québec
Coordinates · Coordonnées: 46.806690, -71.215810
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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