Henson's Hut
Isolated in the rugged landscape of the northern region of Ellesmere Island, the Fort Conger Buildings are a cluster of three, small wood-frame huts arranged in an L-shaped pattern. They are partially below grade and are connected by tunnels running through their foundations. All of the huts are clad with boards and have flat-roofs that slope away from the center of the cluster. The use of earth, sod and/or snow on the roofs and moulded against the walls create additional layers of insulation. The Henson hut is the most complete structure, retaining all of its outer cladding. The Dedrick hut, at the center of the group, has lost most of its exterior cladding, whereas the Inuit hut has lost its roof, its west wall, and much of its outer cladding. The designation is confined to the footprint of the building.
The Fort Conger buildings were designated Classified because they are rare surviving examples of buildings associated with north polar exploration at the turn of the century, in particular, with Peary’s attempts to reach the North Pole. While Peary’s 1901-02 attempt to reach the Pole did not succeed, he is often credited with reaching it in 1909, at which time the Fort Conger buildings served as an ancillary base for the expedition.
The buildings are also designated for their representation of the functional adaptation of structures to the High Arctic climate. The Fort Conger site on Lady Franklin Bay was the most northerly base camp used in the early explorations of the North Pole region. Peary combined Western materials and technology with Inuit design principles to create rudimentary, but well-insulated, structures which have survived reasonably intact for nearly a century. This fusion of ideas produced a marked improvement in the environmental adaptation of the structures over those constructed by earlier expeditions.
Although the site was also used by subsequent American, Danish and British expeditions, its turn-of-the-century character remains intact. The cluster of historic wooden structures and associated archaeological remains in the rugged isolated setting of northern Ellesmere Island remain a regional landmark.
Hutte Henson
Isolés dans la nature sauvage du nord de l’île d’Ellesmere, les édifices du fort Conger consistent en un groupe de trois petites huttes à charpente de bois agencées selon un plan en L. Elles sont partiellement enterrées et reliées par des tunnels pratiqués dans leurs fondations. Toutes les huttes sont revêtues d’un parement de planches de bois et couvertes de toits plats inclinés à l’inverse du centre de l’ensemble. L’emploi de terre, de mottes de gazon ou de neige sur les toits ou plaquées contre les murs ajoutent des couches supplémentaires d’isolation. La hutte Henson est la structure la plus complète, n’ayant rien perdu de son parement extérieur. La hutte Dedrick, au milieu du groupe, a perdu la plupart de son parement extérieur tandis que la hutte Inuit a perdu son toit, le mur de l’ouest et la plupart de son parement extérieur. Des vestiges archéologiques parsèment les lieux. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.
Les huttes de Fort Conger ont été désignées édifices classés parce qu’elles comptent parmi les rares constructions encore debout associées à l’exploration de la région polaire boréale au tournant du XXe siècle, et plus particulièrement aux tentatives de Peary pour atteindre le pôle Nord. Bien que l’expédition de 1901-1902 ait échoué, beaucoup de personnes attribuent la conquête du pôle Nord à Peary, qui réussit à atteindre son but en 1909; les bâtiments de Fort Conger servirent alors de campement secondaire aux membres de l’expédition.
La désignation de ces huttes tient aussi au fait qu’elles sont un exemple de l’adaptation fonctionnelle de bâtiments au climat arctique. Le site de Fort Conger, sur la baie de Lady Franklin, est le plus septentrional des camps de base utilisés au cours des premières expéditions d’exploration de la région polaire boréale. Peary a su allier les techniques et matériaux occidentaux aux principes de conception des Inuits pour arriver à créer des bâtiments rudimentaires, mais bien isolés, qui, malgré près d’un siècle d’existence, demeurent dans un état de conservation raisonnable. Grâce à ce mariage d’idées, l’adaptation au milieu des ouvrages bâtis s’en est trouvée nettement améliorée par comparaison avec ce que les expéditions antérieures avaient pu faire.
Bien que l’endroit ait également servi par la suite à des expéditions américaines, danoises et britanniques, son caractère de début du siècle est resté intact. Ce groupe de constructions en bois et les vestiges archéologiques qui y sont associés demeurent un point de repère régional dans cette étendue de pays isolée et sauvage du nord de l’île d’Ellesmere.