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Haunted House

The Maison hantée (Haunted House), a cited historic monument, consists of the remains of a stone building constructed around 1848. They include sections of the exterior walls as well as the original foundations. The Maison hantée is located on a natural promontory overlooking the St. Lawrence River, set back from Route 132, in the chemin de la Grève-de-la-Pointe area, in the municipality of Notre-Dame-des-Neiges.

The heritage value of the Maison hantée lies in its ethnological interest. The ruined building is the origin of a legend well known in the region. According to the legend, the ruins are those of a pilots’ station where rowdy evenings and brawls between sailors took place. One of them was apparently killed in a fight and his body reportedly buried in the cellar. The sailor’s soul was thus condemned to roam the surroundings until his burial in a cemetery. According to the legend, the noise made by the ghost and his lamentations led to the abandonment of the premises. This tale, inspired by anecdotes drawn from the history of pilotage and the presence of sailors, is today an integral part of the community’s collective imagination.

The heritage value of the Maison hantée also lies in its interest for the history of navigation on the St. Lawrence River. It recalls the crucial role played by pilots. Navigating among the islands and reefs requires particular knowledge of the channels to follow in order to avoid the main dangers. During the French Regime, pilot stations were established in the region, notably at Bic as early as 1730, then at Île Verte and Pointe-au-Père. To make navigation safer, pilots had to guide ships as far as Québec. Under the British Regime, the colonial authorities set up a new pilotage system on the river and in the St. Lawrence estuary. The Trinity House of Québec was created for this purpose in 1805. It was responsible for restructuring the system of aids to navigation. The number of pilots assigned to the harbour of Québec and downstream increased fivefold between 1805 and 1848, reaching 276. The pilot Magloire Delisle (1815-1889), son of a pilot, was born on Île d’Orléans. He settled on Île Verte in 1842, then practised his trade at Trois-Pistoles, where he had a stone house built around 1848. The natural promontory on which it stands made it possible to watch for approaching ships. The Maison hantée therefore recalls the practice of this trade in the community and the measures taken to counter the dangers of river navigation.

The heritage value of the Maison hantée also lies in its architectural interest. It is one of the rare dwellings built of stone in the Bas-Saint-Laurent in the mid-19th century. The region’s forest resources made wood the most accessible building material. The use of skilled labour and the transport of lime produced in Québec resulted in much higher costs when stone was used. Stone was therefore generally reserved for religious buildings in the region. Its use in the construction of the Maison hantée is an exception.

The heritage value of the Maison hantée further lies in its interest for the history of the municipality. It bears witness to the early occupation of the shoreline of the St. Lawrence River. From the end of the 17th century, dwellings were built along the road that followed the river. After the public road was straightened in the 1840s, most of the dwellings were gradually moved along the new route. The Maison hantée was nevertheless built on a promontory near the old road, because the owner needed to keep watch over navigation on the river.

Français

Maison hantée

La Maison hantée, citée monument historique, est constituée des vestiges d’un bâtiment en pierre construit vers 1848. Ils incluent des sections des murs extérieurs ainsi que des fondations d’origine. La Maison hantée est située sur un promontoire naturel dominant le fleuve Saint-Laurent, en retrait de la route 132, dans le secteur du chemin de la Grève-de-la-Pointe, dans la municipalité de Notre-Dame-des-Neiges.

La valeur patrimoniale de la Maison hantée repose sur son intérêt ethnologique. Le bâtiment en ruine est à l’origine d’une légende très connue dans la région. Selon celle-ci, les ruines sont celles d’un relais de pilotes où se tenaient des soirées mouvementées et des bagarres entre marins. L’un d’eux est vraisemblablement tué lors d’une rixe et son corps apparemment enterré dans la cave. L’âme du marin est condamnée ainsi à rôder dans les environs jusqu’à son inhumation dans un cimetière. Selon la légende, le bruit fait par le fantôme et ses lamentations provoquent l’abandon des lieux. Ce récit, inspiré d’anecdotes tirées de l’histoire du pilotage et de la présence des marins, fait aujourd’hui partie intégrante de l’imaginaire collectif de la localité.

La valeur patrimoniale de la Maison hantée repose également sur son intérêt dans l’histoire de la navigation sur le fleuve Saint-Laurent. Elle rappelle le rôle crucial que jouent les pilotes. La navigation à travers les îles et les récifs requiert une connaissance particulière des chenaux à emprunter afin d’éviter les principaux dangers. Durant le Régime français, des postes de pilotage sont implantés dans la région, notamment au Bic dès 1730, puis à l’île Verte et à Pointe-au-Père. Afin de rendre la navigation plus sécuritaire, les pilotes doivent guider les navires jusqu’à Québec. Sous le Régime anglais, les autorités coloniales mettent sur pied un nouveau système de pilotage sur le fleuve et dans l’estuaire du Saint-Laurent. La Maison de la Trinité de Québec est créée à cette fin en 1805. Elle est chargée de restructurer le système d’aide à la navigation. Le nombre de pilotes affectés au havre de Québec et en aval quintuple entre 1805 et 1848; il atteint alors 276. Le pilote Magloire Delisle (1815-1889), fils de pilote, est né à l’île d’Orléans. Il s’établit à l’île Verte en 1842, puis exerce son métier à Trois-Pistoles, où il fait construire une maison en pierre, vers 1848. Le promontoire naturel où elle est située permet de surveiller l’approche des navires. La Maison hantée rappelle donc la pratique de ce métier dans la localité et les mesures prises pour contrer les dangers liés à la navigation fluviale.

La valeur patrimoniale de la Maison hantée repose aussi sur son intérêt architectural. Elle constitue l’une des rares demeures construites en pierre dans le Bas-Saint-Laurent au milieu du XIXe siècle. Les ressources forestières de la région font du bois le matériau de construction le plus accessible. L’emploi d’une main-d’oeuvre spécialisée et le transport de la chaux produite à Québec entraînent des coûts beaucoup plus élevés avec l’utilisation de la pierre. Celle-ci est donc généralement réservée aux édifices religieux, dans la région. Son emploi pour la construction de la Maison hantée fait figure d’exception.

La valeur patrimoniale de la Maison hantée repose en outre sur son intérêt dans l’histoire de la municipalité. Elle témoigne de l’occupation ancienne du littoral du fleuve Saint-Laurent. À partir de la fin du XVIIe siècle, les habitations sont construites le long du chemin qui longe le fleuve. À la suite du redressement de la voie publique dans les années 1840, la majorité des habitations sont progressivement déplacées le long du nouveau tracé. La Maison hantée est néanmoins construite sur un promontoire à proximité de l’ancien chemin, en raison de la nécessité pour le propriétaire de surveiller la navigation sur le fleuve.

Location: Notre-Dame-des-Neiges
Emplacement : Notre-Dame-des-Neiges
Coordinates · Coordonnées: 48.086360, -69.254170
Marker type: Cited Historic Monument
Type de repère : Monument historique cité
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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