Gilbert Plains Beef Ring Building
The Gilbert Plains Beef Ring Building is a small wood-frame structure on a rural lot near Gilbert Plains. The municipal designation applies to the one-storey building and its grounds.
The Gilbert Plains Beef Ring Building, small, unassuming and purposeful, recalls the innovative ways by which prairie pioneers confronted their environment. Essentially a small slaughterhouse, this structure, completed in 1923, facilitated the co-operative efforts of a rural community to ensure a supply of fresh beef in times before refrigerated storage was available. Each week during the summer a member of the Beef Ring supplied a steer to be kept overnight in the holding stall, killed and butchered in the compact but ingeniously equipped main room and then shared. The utilitarian building thus belies its internal inventiveness: like the inclusion of a holding stall separate from the killing floor, the large wooden built-in hoist for lifting the carcass, a metal ring embedded in the concrete floor to secure the animal before slaughter, and the row of large nails along two walls, each numbered, where the members’ portions of beef were placed in sugar sacks. This local undertaking, which at its peak included 24 families, operated until 1951 when improved services, notably rural electrification, made it unnecessary. The building, strategically situated on the Russell Trail (a locally important settlement route), has been carefully restored and is now a local landmark.
Édifice de la coopérative d'abattage de Gilbert Plains
L’édifice de la coopérative d’abattage de Gilbert Plains est un petit bâtiment à ossature de bois qui se dresse sur une parcelle rurale près de Gilbert Plains. La désignation municipale s’applique à l’édifice d’un étage et au terrain qu’il occupe.
L’édifice de la coopérative d’abattage de Gilbert Plains, petit, modeste et utilitaire, rappelle les moyens ingénieux que déployèrent les colons des Prairies pour apprivoiser leur environnement. Avant tout un petit abattoir, cet édifice, complété en 1923, répondait aux efforts coopératifs d’une localité rurale pour assurer un approvisionnement en viande de boeuf fraîche bien avant l’avènement des entrepôts frigorifiques. Toutes les semaines pendant l’été, un membre de la coopérative d’abattage fournissait un bouvillon qui passait la nuit dans la partie étable, qui était abattu et dépecé dans la salle principale, petite mais ingénieusement équipée, puis partagé. L’aspect rudimentaire de l’édifice ne rend donc pas justice à l’ingéniosité de son intérieur : l’adjonction d’une étable séparée de l’aire d’abattage, la grande poulie de bois encastrée pour la manutention des carcasses, l’anneau de métal scellé dans le plancher de béton pour entraver l’animal avant l’abattage, et la rangée de grands clous numérotés le long des deux murs, auxquels on accrochait dans des sacs à sucre les portions de viande des membres de la coopérative. Cette initiative, qui à son apogée regroupait 24 familles, fonctionna jusqu’en 1951, quand l’amélioration des services, et surtout l’électrification rurale, sonna le glas de sa vie utile. L’édifice, placé stratégiquement sur le chemin Russell (une voie de colonisation d’importance locale) a été soigneusement restauré et constitue maintenant une curiosité locale.