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Frère-Moffet House

The Frère-Moffet House, a classified historic monument, is a small house built in 1881. The square, one-and-a-half-storey wooden main building is topped by a gable roof with straight slopes pierced by a gable dormer. The main façade, set in a gable wall, is flanked on the east by a lean-to. The Frère-Moffet House is set back from the street, on a small portion of a large tree-lined lot that it shares with the Notre-Dame-du-Rosaire church and its presbytery. It is located near the former agricultural school of the Oblates of Mary Immaculate (now the town hall), in the town of Ville-Marie.

The heritage value of the house lies in its association with Joseph Moffet (1852-1932). Nicknamed “Maïakisis” by the Algonquins, meaning “the man who rises before the sun,” this brother of the Oblates of Mary Immaculate is considered the “father of Témiscamingue.” He devoted nearly sixty years to the development of the region. In 1872, he joined the Saint-Claude mission, established by his community in 1863 on the shore of lac Témiscamingue and devoted to the evangelization of the Amerindians. The lay brother was mainly assigned to supplying food to the mission’s inhabitants. As early as 1874, having observed that the soil cultivated nearby was not very fertile, he began clearing land at Baie Kelly (Ville-Marie). He carried out this work without the consent of his superior. It was not until 1879 that he obtained permission to establish and operate a farm there. In 1881, a small house was built for the employees and for missionaries passing through. The harvests were abundant, and the surplus was sold to the logging companies and at the Haileybury market in Ontario. With Father Charles-Alfred-Marie Paradis (1848-1926), Brother Moffet explored the Témiscamingue region to identify suitable places for settlers. It was in the wake of their travels that the Société de colonisation du lac Témiscamingue was founded in 1885. It marked the beginning of a period of voluntary immigration and spontaneous settlement. In 1886, Ville-Marie was erected as a parish under the name of Baie-des-Pères. At that time, the Oblates’ small house was used as a temporary residence for newly arrived families. Today it bears witness to the considerable contribution of Brother Moffet and his community to the colonization of Témiscamingue.

The heritage value of the house lies in its representativeness as a Témiscamingue vernacular dwelling. So-called vernacular architecture is architecture specific to a region, built from local resources and perpetuating traditional construction methods. At the end of the 19th century, Témiscamingue was a territory in the process of colonization, where wood was abundant. The Frère-Moffet House is representative of vernacular architecture through its modest square plan of dovetailed piece-on-piece construction, its gable roof with straight slopes covered with cedar shingles and its lean-to. Simplicity of line and spare ornamentation also characterize this type, and the dwelling’s only decorative elements are a mitre-arched window with muntins set in the gable dormer, wooden casings and corner boards. The Frère-Moffet House is the oldest surviving building in Ville-Marie.

Français

Maison du Frère-Moffet

La maison du Frère-Moffet, classée monument historique, est une maisonnette érigée en 1881. Le corps de logis en bois de plan carré, à un étage et demi, est coiffé d’un toit à deux versants droits percé d’une lucarne-pignon. La façade principale, aménagée sur un mur pignon, est flanquée à l’est d’un appentis. La maison du Frère-Moffet est implantée en retrait de la voie publique, sur une petite portion d’un vaste terrain bordé d’arbres qu’elle partage avec l’église Notre-Dame-du-Rosaire et son presbytère. Elle est située à proximité de l’ancienne école d’agriculture des Oblats de Marie-Immaculée (actuel hôtel de ville), dans la ville de Ville-Marie.

La valeur patrimoniale de la maison repose sur son association avec Joseph Moffet (1852-1932). Surnommé par les Algonquins « Maïakisis », soit « l’homme levé avant le soleil », le frère oblat de Marie-Immaculée est considéré comme le « père du Témiscamingue ». Il a consacré près de soixante années au développement de la région. En 1872, il joint la mission Saint-Claude, établie par sa communauté en 1863 en bordure du lac Témiscamingue et consacrée à l’évangélisation des Amérindiens. Le frère convers est principalement affecté au ravitaillement en nourriture des habitants de la mission. Dès 1874, après avoir constaté que le sol cultivé à proximité était peu fertile, il entreprend de défricher une terre à la baie Kelly (Ville-Marie). Il effectue ces travaux sans l’assentiment de son supérieur. Il n’obtient qu’en 1879 l’autorisation de créer et d’exploiter une ferme à cet endroit. En 1881, une maisonnette est bâtie pour les employés et les missionnaires de passage. Les récoltes sont abondantes, et les surplus sont vendus aux compagnies forestières ainsi qu’au marché d’Haileybury en Ontario. Avec le père Charles-Alfred-Marie Paradis (1848-1926), le frère Moffet explore la région témiscamienne afin de déterminer les lieux propices à l’établissement de colons. C’est dans la foulée de leurs pérégrinations que la Société de colonisation du lac Témiscamingue est fondée en 1885. Elle marque le début d’une période d’immigration volontaire et de peuplement spontané. Dès 1886, Ville-Marie est érigée en paroisse sous le nom de Baie-des-Pères. La maisonnette des Oblats est utilisée à cette époque comme résidence temporaire pour les familles nouvellement arrivées. Elle témoigne aujourd’hui de l’apport considérable du frère Moffet et de sa communauté à la colonisation du Témiscamingue.

La valeur patrimoniale de la maison repose sur sa représentativité comme habitation vernaculaire témiscamienne. L’architecture dite vernaculaire est celle qui est propre à une région, qui est réalisée à partir des ressources locales et qui perpétue les modes de construction traditionnels. À la fin du XIXe siècle, le Témiscamingue est un territoire en voie de colonisation, où le bois est abondant. La maison du Frère-Moffet est représentative de l’architecture vernaculaire par son carré modeste en pièce sur pièce assemblées à queue d’aronde, son toit à deux versants droits couvert en bardeaux de cèdre et son appentis. La simplicité des lignes et l’ornementation dépouillée caractérisent également ce type, et l’habitation possède pour seuls éléments décoratifs une fenêtre à arc en mitre et à croisillons aménagée dans la lucarne-pignon, des chambranles en bois et des planches cornières. La maison du Frère-Moffet est le plus ancien bâtiment qui subsiste à Ville-Marie.

Location: 7 Rue Notre-Dame-de-Lourdes, Ville-Marie
Emplacement : 7, Rue Notre-Dame-de-Lourdes, Ville-Marie
Coordinates · Coordonnées: 47.331830, -79.442890
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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