Fort Carlton Provincial Park
Fort Carlton Provincial Park consists of 114 hectares of land in the North Saskatchewan River valley, approximately 60 kilometres southwest of the City of Prince Albert. The park features the archaeological remains of a nineteenth-century Hudson’s Bay Company trading post and a partially reconstructed version of the post as it existed in the late 1870s. The reconstruction includes five replica buildings and the post’s stockade. Remnants of the historic Carlton Trail, the trading post’s garden plot and groves of maple trees that were exploited for sugar and used to dry bison meat are also found within the park.
The heritage value of Fort Carlton Provincial Park resides in its association with a pre-eminent nineteenth-century Hudson’s Bay Company trading post. Carlton House, later known as Fort Carlton, was established in 1810, when the Hudson’s Bay Company was expanding its operations inland to compete with the North West Company. Due to its strategic location, Fort Carlton endured, with minor shifts in location and several phases of rebuilding, for 75 years. Situated on the bison’s winter range, it was well-positioned to become the Company’s most important source of pemmican and related provisions. The fort was also a vital transportation hub. People and goods traveled from Hudson Bay, up the Saskatchewan River to Fort Carlton, then to posts farther inland by river and trail. Furs moved to European markets in the opposite direction. After the development of rail and steamship connections via St. Paul, Minnesota in 1859, Fort Garry, at the site of present-day Winnipeg, became the Company’s principal gateway to the interior. Red River carts now carried most of the Company’s trade on the “Carlton Trail” that connected Fort Garry with Fort Edmonton via Fort Carlton. Located on a major crossroads of water and land routes, Fort Carlton was an important way station. Notable visitors to the fort included explorers Sir John Franklin and John Palliser, artist Paul Kane, and Samuel Steele of the North-West Mounted Police.
Heritage value also lies in Fort Carlton’s associations with the changing social and political landscape of the Northwest in the late nineteenth century. In 1875, a detachment of North-West Mounted Police was stationed at the post prior to negotiations for Treaty 6, signed near the fort on August 23, 1876. On March 26, 1885, a force of police and militia, led by L. N. F. Crozier, confronted a group of Métis at Duck Lake in the first armed engagement of the North-West Resistance. Crozier took heavy casualties and retreated to Fort Carlton, which he abandoned two days later. A fire accidentally started during the evacuation, destroying the fort. On July 2, 1885, a month after his involvement in the last fighting of the Resistance at Loon Lake, Cree Chief Big Bear (mistahi-maskwa) surrendered near the burned fort.
Further heritage value resides in Fort Carlton’s association with First Nations history. The fort is located at a traditional gathering place known as the “Waiting Place” (Cree: péhowin; Saulteaux/ Nakawé: píhitowin) or “Meeting Place” (Cree: mámowipayowin; Saulteaux/Nakawé: nagiskatowin), likely an important consideration in the Hudson’s Bay Company’s decision to build at the site. First Nations also hold the park in high esteem for its association with the signing of Treaty 6. Significant cultural and spiritual value is attached to the park, which is still a venue for gatherings and ceremonies.
Heritage value also lies in the park’s educational role. Opened 1967, the park recreates features of Fort Carlton that existed ca. 1880. The four replicated buildings within the palisade illustrate “Red River Frame” construction, the predominant building method of the fur trade in which squared, horizontally-stacked logs were slotted into grooved, closely-spaced upright posts. This technique permitted short logs to be used to construct large buildings that were easy to dismantle, reconfigure or move. The layout of the palisade and the placement of its bastions also interpret the period. The concrete-capped foundations of archaeologically identified structures show the arrangement of former buildings within the palisade. Outside the palisade, the visitor centre replicates the exterior of the Chief Factor’s residence, built in 1879, when milled lumber from Prince Albert became available. First Nations participation in park programming ensures authentic interpretation of First Nations culture and history.
Fort Carlton Provincial Park
Le Fort Carlton Provincial Park se compose de 114 hectares de terrain dans la vallée de la rivière Saskatchewan Nord, à environ 60 kilomètres au sud-ouest de la ville de Prince Albert. Le parc comprend les vestiges archéologiques d’un poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson du dix-neuvième siècle et une reconstitution partielle du poste tel qu’il existait à la fin des années 1870. La reconstitution comprend cinq répliques de bâtiments et la palissade du poste. On trouve également dans le parc des vestiges de la piste historique Carlton, le potager du poste de traite et des bosquets d’érables qui étaient exploités pour leur sucre et utilisés pour faire sécher la viande de bison.
La valeur patrimoniale du Fort Carlton Provincial Park réside dans son lien avec un poste de traite prééminent de la Compagnie de la Baie d’Hudson au dix-neuvième siècle. Carlton House, plus tard connu sous le nom de Fort Carlton, a été établi en 1810, alors que la Compagnie de la Baie d’Hudson étendait ses activités à l’intérieur des terres pour concurrencer la Compagnie du Nord-Ouest. En raison de son emplacement stratégique, Fort Carlton a subsisté pendant 75 ans, avec de légers déplacements et plusieurs phases de reconstruction. Situé sur l’aire d’hivernage du bison, il était bien placé pour devenir la plus importante source de pemmican et de provisions connexes de la Compagnie. Le fort était aussi une plaque tournante essentielle du transport. Les personnes et les marchandises voyageaient depuis la baie d’Hudson, remontaient la rivière Saskatchewan jusqu’à Fort Carlton, puis se rendaient à des postes plus à l’intérieur par voie fluviale et par piste. Les fourrures se dirigeaient en sens inverse vers les marchés européens. Après l’établissement de liaisons ferroviaires et par bateau à vapeur passant par St. Paul, au Minnesota, en 1859, Fort Garry, à l’emplacement de l’actuelle Winnipeg, est devenu la principale porte d’entrée de la Compagnie vers l’intérieur. Les charrettes de la rivière Rouge transportaient désormais la plus grande partie des marchandises de la Compagnie sur la « piste Carlton », qui reliait Fort Garry à Fort Edmonton en passant par Fort Carlton. Situé à un important carrefour de routes fluviales et terrestres, Fort Carlton était un relais important. Parmi les visiteurs notables du fort figurent les explorateurs sir John Franklin et John Palliser, l’artiste Paul Kane et Samuel Steele de la Police à cheval du Nord-Ouest.
La valeur patrimoniale réside également dans les liens de Fort Carlton avec l’évolution du paysage social et politique du Nord-Ouest à la fin du dix-neuvième siècle. En 1875, un détachement de la Police à cheval du Nord-Ouest a été posté au fort avant les négociations du Traité no 6, signé près du fort le 23 août 1876. Le 26 mars 1885, une force composée de policiers et de miliciens, dirigée par L. N. F. Crozier, a affronté un groupe de Métis à Duck Lake lors du premier affrontement armé de la Résistance du Nord-Ouest. Crozier a subi de lourdes pertes et s’est replié sur Fort Carlton, qu’il a abandonné deux jours plus tard. Un incendie déclenché accidentellement pendant l’évacuation a détruit le fort. Le 2 juillet 1885, un mois après avoir pris part aux derniers combats de la Résistance à Loon Lake, le chef cri Big Bear (mistahi-maskwa) s’est rendu près du fort incendié.
La valeur patrimoniale réside en outre dans le lien de Fort Carlton avec l’histoire des Premières Nations. Le fort est situé à un lieu de rassemblement traditionnel connu comme le « lieu d’attente » (cri : péhowin; saulteaux/nakawé : píhitowin) ou le « lieu de rencontre » (cri : mámowipayowin; saulteaux/nakawé : nagiskatowin), ce qui a probablement pesé dans la décision de la Compagnie de la Baie d’Hudson de construire sur ce site. Les Premières Nations tiennent aussi le parc en haute estime en raison de son lien avec la signature du Traité no 6. Une valeur culturelle et spirituelle importante est rattachée au parc, qui accueille toujours des rassemblements et des cérémonies.
La valeur patrimoniale réside aussi dans le rôle éducatif du parc. Ouvert en 1967, le parc recrée des éléments de Fort Carlton qui existaient vers 1880. Les quatre bâtiments reconstitués à l’intérieur de la palissade illustrent la construction « Red River Frame », la méthode de construction prédominante de la traite des fourrures, dans laquelle des rondins équarris, empilés horizontalement, étaient insérés dans des poteaux verticaux rainurés et rapprochés. Cette technique permettait d’utiliser des rondins courts pour construire de grands bâtiments faciles à démonter, à réaménager ou à déplacer. La disposition de la palissade et l’emplacement de ses bastions servent aussi à interpréter l’époque. Les fondations coiffées de béton des structures repérées par l’archéologie montrent la disposition des anciens bâtiments à l’intérieur de la palissade. À l’extérieur de la palissade, le centre d’accueil des visiteurs reproduit l’extérieur de la résidence du facteur en chef, construite en 1879, lorsque du bois d’œuvre scié provenant de Prince Albert est devenu disponible. La participation des Premières Nations à la programmation du parc assure une interprétation authentique de la culture et de l’histoire des Premières Nations.