Opens in a new tab
poimap.ca
← Back to map · Retour à la carte
English

Forges-Grondin Archaeological Site

The Forges-Grondin Archaeological Site, classified in 1987, is an ironworks complex that operated from 1878 to 1881. The designation includes the still partly standing remains of a blast furnace, the buried remains of other elements of the industrial complex, a trench associated with ore extraction and the wooded property, which comprises three sectors, namely the industrial sector, the domestic sector and the mine sector. The blast furnace rises at the foot of a flat-topped hill. Located near the mouth of the rivière Machiche, the archaeological site is part of the municipality of Saint-Boniface. It is listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec.

The heritage value of the Forges-Grondin Archaeological Site lies in its interest as a witness to the history of the iron industry and to the socio-economic context of the second half of the 19th century. A major sector of activity in the Mauricie region from the 18th century, the production of ferrous metal was affected toward the end of the 1870s by the fall in the price of this material. This, combined with a slowdown in the forest industry, drew the regional economy into a period of recession. The creation of an ironworks complex by Hyacinthe Grondin in Saint-Boniface was thus greeted with enthusiasm. The Compagnie des mines de fer de Shawinigan was made up of about one hundred shareholders, most of them local farmers who were promised jobs at the ironworks. In September 1878, construction of the industrial facilities was completed and ironmaking began. However, the ironworks ceased operations as early as January 1879, after a pour of the ore being worked solidified inside the blast furnace, which had to be broken open to remove it. This ore contains a high proportion of titanium which can, as happened here, clog the furnace if the temperature is not right. Burdened with debts and lawsuits, Grondin attempted a recovery plan the following year by leasing the facilities to Alexander Mills McDougall, manager of the Forges du Saint-Maurice, and his partner Louis Dusseault, formerly foreman at the L’Islet ironworks. Operations thus resumed on July 13, 1880, but McDougall and Dusseault had to end cast-iron production in March 1881. The inability of the blast furnace to smelt the local ore efficiently, the difficult economic context, Grondin’s financial setbacks and possibly the lack of qualifications of many of the workers thus brought about the end of the Grondin ironworks. The site today bears witness to a prosperous industry in the Mauricie in the 19th century.

The heritage value of the site also lies in its interest for the history of technology. Through its remains, this place provides information on the various operations involved in producing charcoal cast iron in an ironworks complex of the second half of the 19th century. This complex included a blast furnace, the central structure of the establishment, charcoal kilns and sheds, a blowing house, a dam, water-supply channels and hydraulic equipment, a supply store and stacked-plank (pièce sur pièce) houses for the workers, as well as stables, shops and various warehouses, including one for meat. The complex occupies a strategic location. The rivière Machiche crosses the property, which has a break in slope. At this point, the river forms a waterfall that supplied the energy needed to operate the blast furnace. Charcoal was used to produce the heat needed to melt the ore in the blast furnace and to separate the metallic elements from the impurities. Blast furnaces, like that of the Grondin ironworks, were usually built at the foot of a slope, at the top of which a ramp was connected to the furnace mouth so that the raw materials could be loaded. In this case, the flat top of the hill beside which the blast furnace rises served as the ramp. The workers used ore extracted from a nearby mine to produce puddled iron sold in raw form as large cast-iron bars called pigs, intended for the processing industry. The remains of the Grondin blast furnace have a truncated pyramidal shape in masonry, formerly lined inside with firebrick. This type of blast furnace is characteristic of those built before 1880 in the Mauricie.

Français

Site archéologique des Forges-Grondin

Le site archéologique des Forges-Grondin, classé en 1987, est un complexe sidérurgique ayant été en activité de 1878 à 1881. La désignation comprend les vestiges encore partiellement debout d’un haut fourneau, ceux enfouis d’autres éléments du complexe industriel, une tranchée associée à l’extraction du minerai ainsi que le terrain boisé, comptant trois secteurs, soit le secteur industriel, le secteur domestique et le secteur de la mine. Le haut fourneau s’élève au pied d’une colline au sommet plat. Situé en bordure de l’embouchure de la rivière Machiche, le site archéologique fait partie de la municipalité de Saint-Boniface. Il est inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec.

La valeur patrimoniale du site archéologique des Forges-Grondin repose sur son intérêt comme témoin de l’histoire de la sidérurgie et du contexte socioéconomique de la seconde moitié du XIXe siècle. Secteur d’activité majeur en Mauricie dès le XVIIIe siècle, la production de métal ferreux est affectée vers la fin des années 1870 par la baisse des prix de ce matériau. Ce fait, combiné à un ralentissement de l’industrie forestière, entraîne l’économie régionale dans une période de récession. La création d’un complexe sidérurgique par Hyacinthe Grondin à Saint-Boniface est ainsi accueillie avec enthousiasme. La Compagnie des mines de fer de Shawinigan est composée d’une centaine d’actionnaires, dont la plupart sont des cultivateurs locaux auxquels on promet un emploi aux forges. En septembre 1878, la construction des installations industrielles est terminée et les activités sidérurgiques commencent. Cependant, les forges cessent leurs activités dès janvier 1879, une coulée du minerai exploité ayant figé à l’intérieur du haut fourneau, qui a dû être éventré pour l’en extraire. Ce minerai contient une forte proportion de titane qui peut, comme ce fut le cas ici, obstruer le fourneau si la température n’est pas adéquate. Accablé de dettes et de poursuites judiciaires, Grondin tente un plan de relance l’année suivante en louant les installations à Alexander Mills McDougall, gérant des forges du Saint-Maurice, et son associé Louis Dusseault, anciennement contremaître aux forges L’Islet. Les activités reprennent donc le 13 juillet 1880, mais McDougall et Dusseault doivent mettre fin à la production de fonte en mars 1881. L’incapacité du haut fourneau de fondre efficacement le minerai local, le contexte économique difficile, les déboires financiers de Grondin et possiblement le manque de qualification de bon nombre d’ouvriers ont ainsi eu raison des forges Grondin. Le site constitue aujourd’hui un témoin d’une industrie prospère en Mauricie au XIXe siècle.

La valeur patrimoniale du site repose également sur son intérêt pour l’histoire des technologies. Grâce à ses vestiges, ce lieu renseigne sur les différentes opérations menant à la production de la fonte au charbon de bois dans un complexe sidérurgique de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce complexe comprenait un haut fourneau, ouvrage central de l’établissement, des fours et des abris à charbon, une soufflerie, une chaussée, des canaux d’amenée d’eau et des équipements hydrauliques, un magasin d’approvisionnement et des maisons en pièce sur pièce pour les ouvriers, ainsi que des écuries, des boutiques et des entrepôts divers dont un pour la viande. Le complexe occupe un emplacement stratégique. La rivière Machiche traverse le terrain qui présente une rupture de pente. À cet endroit, la rivière forme une chute qui fournissait l’énergie nécessaire au fonctionnement du haut fourneau. Le charbon de bois est utilisé pour produire la chaleur nécessaire à la fusion du minerai dans le haut fourneau et à la séparation des éléments métalliques et des impuretés. Les hauts fourneaux, comme celui des forges Grondin, sont habituellement érigés au pied d’une pente au sommet de laquelle une rampe est reliée au gueulard afin d’y charger les matières premières. Dans ce cas-ci, le sommet plat de la colline à côté de laquelle s’élève le haut fourneau servait de rampe. Les ouvriers utilisaient un minerai extrait d’une mine située à proximité pour produire du fer puddlé vendu à l’état brut sous forme de grandes barres de fonte nommées gueuses et destinées à l’industrie de transformation. Les vestiges du haut fourneau des forges Grondin présentent une forme pyramidale tronquée en maçonnerie autrefois revêtue à l’intérieur de briques réfractaires. Ce type de haut fourneau est caractéristique de ceux érigés avant 1880 en Mauricie.

Location: Chemin du Lac-des-Îles, Saint-Boniface
Emplacement : Chemin du Lac-des-Îles, Saint-Boniface
Coordinates · Coordonnées: 46.503610, -72.868890
Marker type: Classified Archaeological Site
Type de repère : Site archéologique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
⚑ Report a problem with this marker · Signaler un problème