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Location: Lévis
Emplacement : Lévis
Coordinates · Coordonnées: 46.718000, -71.197750
Marker type: Constituted Heritage Site
Type de repère : Site du patrimoine constitué
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Église-et-du-Presbytère-de-Saint-Jean-Chrysostome Heritage Site

The Église-et-du-Presbytère-de-Saint-Jean-Chrysostome heritage site, constituted in 2001, is a village religious complex planned in 1829 and established during the second half of the 19th century. The designation applies not only to the Neoclassical-inspired church built between 1848 and 1850 and to the presbytery built in 1871, but also to the parish cemetery, a statue of Christ and a public square. The immediate surroundings of the site consist mainly of buildings of heritage interest, some of which are among the oldest and best preserved in Vieux-Saint-Jean-Chrysostome. The heritage site is located in the Chutes-de-la-Chaudière-Est borough of the city of Lévis.

The heritage value of the Église-et-du-Presbytère-de-Saint-Jean-Chrysostome heritage site lies in its age. It is the oldest religious complex in Lévis. Indeed, even though another church in the city (the église Saint-Joseph, built from 1830 to 1832) is older, Saint-Jean-Chrysostome is the only parish where both the church and the presbytery predate 1875. The heritage site also contains the only presbytery in Lévis stemming from traditional Québec architecture. The age of the complex and the local rarity of the presbytery make it an exceptional site.

The heritage value of the site lies in its architectural interest. The church, whose plans were drawn up by the architect Thomas Baillairgé (1791-1859) in 1835, was not built until 1848, after the plans had been revised by a pupil of Baillairgé, Thomas Fournier. In accordance with the wishes of the parishioners and their priest, the église Saint-Patrice in the city of Québec, executed according to plans by Thomas Baillairgé in 1831, served as the model for the façade. The façade of the église Saint-Patrice has a tripartite division that expresses, through a central projecting bay and an arrangement of pilasters, the position of the central nave. Other decorative elements create a highly articulated façade. At Saint-Jean-Chrysostome, the façade is entirely devoid of ornamentation and relief; it has the same facing as the side walls. In fact, only the openings enliven the façade, where Neoclassicism is expressed subtly through the Serlian window, associated with the Palladian style, above the central door. The open-based pediment of the gable, also on the façade, likewise represents Neoclassicism very well. The presbytery, built in 1871 on the ruins of a presbytery-chapel erected 42 years earlier according to plans by Thomas Baillairgé, is fairly similar to the original building. The large building, whose architectural quality is closer to that of the houses of notables than to those of parishioners in general, conforms to the typology assigned to presbyteries in 19th-century Québec. Indeed, the ground floor, raised on a high foundation and fitted with a gallery with a bellcast eave extending across the entire façade, is pierced by openings arranged symmetrically around a central door. The importance of the latter is enhanced by sidelights and a transom, as well as by pilasters and a cornice. The church and presbytery of Saint-Jean-Chrysostome form a stylistically coherent complex.

The heritage value of the site lies in its representativeness in the history of traditional religious complexes. The spatial organization defined by the church, the presbytery and the cemetery of Saint-Jean-Chrysostome departs from the usual practices that ecclesiastical authorities tended to establish. Indeed, there are few places in Québec where the church turns its back on the main street. In the period preceding construction, following a colourful saga, the parishioners opposed the religious authorities, who wanted the church to have a strong presence on the main street. The orientation chosen for the church shows the importance of the knowledge of local citizens and craftsmen in relation to the wishes of the religious authorities. For a majority of parishioners, the façade had to face southeast for fear of the winds from the northeast; they also claimed that foundations on the southeast would be more solid and less expensive. This logic, notably climatic, allowed the creation of a square structured around its perimeter by the church, the cemetery, the presbytery and a few dwellings on the southeast side. This particular arrangement had the merit of creating a square, which has become a haven of peace, constituting a milestone in the history of traditional religious complexes in Québec.

Français

Site du patrimoine de l'Église-et-du-Presbytère-de-Saint-Jean-Chrysostome

Le site du patrimoine de l’Église-et-du-Presbytère-de-Saint-Jean-Chrysostome, constitué en 2001, est un ensemble religieux villageois planifié en 1829 et mis en place durant la seconde moitié du XIXe siècle. La désignation s’applique non seulement à l’église d’inspiration néoclassique construite entre 1848 et 1850 et au presbytère bâti en 1871, mais également au cimetière paroissial, à une statue du Christ et à une place publique. L’environnement immédiat du site est surtout constitué d’édifices d’intérêt patrimonial, dont certains figurent parmi les plus anciens et les mieux conservés du Vieux-Saint-Jean-Chrysostome. Le site du patrimoine est localisé dans l’arrondissement municipal des Chutes-de-la-Chaudière-Est de la ville de Lévis.

La valeur patrimoniale du site du patrimoine de l’Église-et-du-Presbytère-de-Saint-Jean-Chrysostome repose sur son ancienneté. Il s’agit du plus vieil ensemble religieux de Lévis. En effet, même si une autre église de la ville (l’église Saint-Joseph construite de 1830 à 1832) est plus âgée, Saint-Jean-Chrysostome est la seule paroisse où l’église et le presbytère sont antérieurs à 1875. Aussi, le site du patrimoine renferme le seul presbytère de Lévis issu de l’architecture traditionnelle québécoise. L’ancienneté de l’ensemble et la rareté, à l’échelle locale, du presbytère en font un site d’exception.

La valeur patrimoniale du site repose sur son intérêt architectural. L’église, dont les plans sont tracés par l’architecte Thomas Baillairgé (1791-1859) en 1835, n’est construite qu’à partir de 1848, après que les plans sont retouchés par un élève de Baillairgé, Thomas Fournier. Selon la volonté des paroissiens et de leur prêtre, l’église Saint-Patrice de la ville de Québec, exécutée selon les plans de Thomas Baillairgé en 1831, sert de modèle pour la façade. La façade de l’église Saint-Patrice présente une division tripartite qui exprime, par un avant-corps central et un jeu de pilastres, l’emplacement du vaisseau central. D’autres éléments de décor créent une façade très articulée. À Saint-Jean-Chrysostome, la façade est totalement dépourvue d’ornementation et de relief; elle est dotée du même parement que les murs latéraux. En fait, seules les ouvertures animent la façade, où le néoclassicisme s’exprime avec ténuité par la fenêtre serlienne, associée au style palladien, au-dessus de la porte centrale. Le fronton à base interrompue du pignon, toujours en façade, représente également très bien le néoclassicisme. Le presbytère, construit en 1871 sur les ruines d’un presbytère-chapelle érigé 42 ans auparavant, à partir des plans de Thomas Baillairgé, est assez similaire au bâtiment initial. L’édifice au gabarit imposant, dont la qualité architecturale s’apparente davantage à celle des maisons des notables qu’à celles des paroissiens en général, est conforme à la typologie dévolue aux presbytères au XIXe siècle au Québec. En effet, le rez-de-chaussée élevé sur un haut soubassement, pourvu d’une galerie avec larmier incurvé s’étirant sur toute la façade, est percé d’ouvertures organisées symétriquement à partir d’une porte centrale. L’importance de cette dernière est rehaussée par des baies latérales et une imposte, ainsi que par des pilastres et une corniche. L’église et le presbytère de Saint-Jean-Chrysostome forment un ensemble stylistiquement cohérent.

La valeur patrimoniale du site repose sur sa représentativité par rapport à l’histoire des ensembles religieux traditionnels. L’organisation spatiale que définissent l’église, le presbytère et le cimetière de Saint-Jean-Chrysostome est peu conforme aux pratiques usuelles que tendent à cristalliser les autorités ecclésiastiques. De fait, rares sont les lieux au Québec où l’église tourne le dos à la rue principale. Dans les moments précédant la construction, suivant une saga colorée, les paroissiens se sont opposés au pouvoir religieux qui souhaitait une présence marquante de l’église sur la rue principale. La disposition retenue pour l’église montre l’importance des connaissances des citoyens et des artisans locaux par rapport aux souhaits des autorités religieuses. Pour une majorité de paroissiens, la façade devait être au sud-est par crainte des vents en provenance du nord-est; ils prétendaient en outre que les fondations au sud-est seraient plus solides et moins dispendieuses. Cette logique, notamment climatique, va permettre la création d’une place structurée en pourtour par l’église, le cimetière, le presbytère et quelques habitations sises du côté sud-est. Cette disposition particulière a eu comme mérite de créer une place, devenue une alcôve de paix, constituant un jalon dans l’histoire des ensembles religieux traditionnels au Québec.

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