Église-de-Sainte-Geneviève-de-Berthier Historic Site
The Église-de-Sainte-Geneviève-de-Berthier Historic Site, classified in 2001, is a Catholic religious ensemble developed from the late 18th century onward. It comprises the Sainte-Geneviève Church, a classified historic monument, its presbytery and the location of the first parish core. The church is a stone building erected from 1782 to 1787 and significantly modified during the first half of the 19th century. Its plan consists of a rectangular nave with a central aisle and two side aisles and a narrower choir ending in a semicircular apse. Its Neoclassical-inspired monumental façade is flanked by two slightly projecting towers topped by bell towers with two lanterns. The stone sacristy is attached to the apse in line with the choir. The presbytery, built in 1905, is an imposing stone building of Second Empire influence. L-shaped in plan and three storeys high, it is topped by a mansard roof. Its main façade is marked in the centre by a gable with a pavilion roof topped by a finial. A gallery encircles it on three sides. The ensemble occupies a wooded, landscaped site open to the St. Lawrence River. It is located in the municipality of Sainte-Geneviève de Berthier and forms an enclave within the town of Berthierville.
The heritage value of the site lies in its historical interest. The territory forming the municipality of Sainte-Geneviève de Berthier and Berthierville corresponds to the fief Dorvilliers and the seigneury of Berthier, granted in 1672 by the intendant of New France Jean Talon (1625-1694). As early as 1710, a piece of land near the river was offered by the widow of seigneur Alexandre Berthier (1638-1708) for the construction of a church. However, the church was not erected until 1724, when Pierre de Lestage (1682-1743) was seigneur of Berthier. The parish was founded in 1727, and the church was blessed in 1729 under the patronage of Sainte Geneviève. A presbytery was probably built around 1745, the year Michel Levasseur became the first resident curé. In 1781, the church was deemed too cramped. James Cuthbert (circa 1719-1798), then seigneur of Berthier, offered his financial assistance to replace it. The current church was thus built from 1782 to 1787, on land set farther back from the river in order to escape the spring floods. The cemetery was moved behind the new church as early as 1786. A curé’s house was built in 1810. The village of Berthier, incorporated as a town in 1865, annexed in the following years part of the parish municipality of Sainte-Geneviève de Berthier, with the exception of the property of the parish council (fabrique), which still forms an enclave today. A new presbytery was built on the site of the previous one in 1905. The parish cemetery was moved in 1919. This historic site is representative of Québec religious ensembles. In addition, it includes the oldest Catholic church in the Diocese of Joliette.
The heritage value of the site also lies in the architectural interest of its buildings. The parish ensemble consists of two buildings from different periods. The church, whose construction dates back to the late 18th century, was significantly modified in the following century. Its monumental five-bay screen façade, flanked by two towers topped by bell towers, was built in 1818 and 1819. It bears witness to transformations commonly carried out on Catholic churches to bring them up to date. It illustrates the influence of Neoclassicism in the first half of the 19th century through its round-topped pediment crowning the central section, its dressed-stone entrance doorways, its arcades, its round-arched openings and its oculi. As for the presbytery, it was erected in 1905, to plans by the Joliette architect Alphonse Durand (1858-1937). It is an imposing stone building that underlines the importance of the curé in traditional society. It is representative of Second Empire-influenced residential architecture through, among other things, its large main block, its four-sided mansard roof, the orderly and symmetrical composition of its main façade, whose centre is marked by a gable with a pavilion roof, and its toothed quoins and dressed-stone surrounds. The church and its presbytery thus form a monumental ensemble enhanced by the landscaping in front.
The heritage value of the site also lies in its importance in the landscape. In Québec, churches form the heart of the village core. The Sainte-Geneviève church dominates a religious ensemble that also includes the presbytery and a park formerly occupied by the first parish core. The ensemble constitutes a landmark on land, and the site offers a remarkable panorama of the St. Lawrence River.
Site historique de l'Église-de-Sainte-Geneviève-de-Berthier
Le site historique de l’Église-de-Sainte-Geneviève-de-Berthier, classé en 2001, est un ensemble religieux de tradition catholique aménagé à partir de la fin du XVIIIe siècle. Il comprend l’église de Sainte-Geneviève, classée monument historique, son presbytère ainsi que l’emplacement du premier noyau paroissial. L’église est un édifice en pierre érigé de 1782 à 1787 et qui a été modifié de façon importante au cours de la première moitié du XIXe siècle. Elle présente un plan composé d’une nef rectangulaire à trois vaisseaux et d’un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Sa façade monumentale d’inspiration néoclassique est flanquée de deux tours légèrement en saillie surmontées d’un clocher à deux lanternes. La sacristie en pierre est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur. Le presbytère, construit en 1905, est un imposant bâtiment en pierre d’influence Second Empire. De plan en « L » à trois étages, il est coiffé d’un toit mansardé. Sa façade principale est marquée au centre par un pignon à toit en pavillon surmonté d’un épi. Une galerie le ceinture sur trois côtés. L’ensemble occupe un emplacement boisé et paysager ouvert sur le fleuve Saint-Laurent. Il est situé dans la municipalité de Sainte-Geneviève de Berthier et forme une enclave dans la ville de Berthierville.
La valeur patrimoniale du site repose sur son intérêt historique. Le territoire formant la municipalité de Sainte-Geneviève de Berthier et Berthierville correspond au fief Dorvilliers et à la seigneurie de Berthier, concédés en 1672 par l’intendant de la Nouvelle-France Jean Talon (1625-1694). Dès 1710, un terrain situé à proximité du fleuve est offert par la veuve du seigneur Alexandre Berthier (1638-1708) pour la construction d’une église. Toutefois, celle-ci n’est érigée qu’en 1724, alors que Pierre de Lestage (1682-1743) est seigneur de Berthier. La paroisse est fondée en 1727, et l’église est bénite en 1729 sous le vocable de Sainte-Geneviève. Un presbytère est construit probablement vers 1745, année où Michel Levasseur devient le premier curé résidant. En 1781, l’église est jugée trop exiguë. James Cuthbert (vers 1719-1798), alors seigneur de Berthier, offre son aide financière pour la remplacer. L’église actuelle est ainsi élevée de 1782 à 1787, sur un terrain plus en retrait du fleuve afin d’échapper aux crues printanières. Le cimetière est déplacé derrière la nouvelle église dès 1786. Une maison curiale est bâtie en 1810. Le village de Berthier, érigé en ville en 1865, procède au cours des années suivantes à l’annexion d’une partie de la municipalité de paroisse de Sainte-Geneviève de Berthier, à l’exception de la propriété de la fabrique qui forme encore aujourd’hui une enclave. Un nouveau presbytère est édifié à l’emplacement du précédent en 1905. Le cimetière paroissial est déplacé en 1919. Ce site historique est représentatif des ensembles religieux québécois. En outre, il comprend le plus ancien temple catholique du diocèse de Joliette.
La valeur patrimoniale du site repose aussi sur l’intérêt architectural des bâtiments. L’ensemble paroissial est formé de deux édifices d’époques différentes. L’église, dont la construction remonte à la fin du XVIIIe siècle, a été modifiée de façon importante au siècle suivant. Sa façade-écran monumentale, flanquée de deux tours surmontées d’un clocher et formée de cinq travées, est réalisée en 1818 et 1819. Elle témoigne de transformations couramment effectuées sur les églises catholiques afin de les mettre au goût du jour. Elle illustre l’influence du néoclassicisme dans la première moitié du XIXe siècle avec son fronton au sommet arrondi couronnant le corps central, ses portails d’entrée en pierre de taille, ses arcades, ses ouvertures cintrées et ses oculus. Quant au presbytère, il a été érigé en 1905, d’après les plans de l’architecte joliettain Alphonse Durand (1858-1937). Il s’agit d’un imposant édifice en pierre qui souligne l’importance du curé dans la société traditionnelle. Il est représentatif de l’architecture résidentielle d’influence Second Empire entre autres par son vaste corps de logis, son toit mansardé à quatre eaux, la composition ordonnée et symétrique de sa façade principale dont le centre est marqué par un pignon à toit en pavillon ainsi que par ses chaînes d’angle harpées et ses chambranles en pierre de taille. L’église et son presbytère forment ainsi un ensemble monumental mis en valeur par les aménagements paysagers en façade.
La valeur patrimoniale du site repose également sur son importance dans le paysage. Au Québec, les églises forment le coeur du noyau villageois. Celle de Sainte-Geneviève domine un ensemble religieux qui comprend aussi le presbytère et un parc autrefois occupé par le premier noyau paroissial. L’ensemble constitue un point de repère terrestre et l’emplacement offre un panorama remarquable sur le fleuve Saint-Laurent.