Église-de-Saint-Jacques Bell Tower
The Église-de-Saint-Jacques bell tower, a classified historic monument, is a square Gothic Revival tower built from 1855 to 1857 and topped with a spire in 1876. This bell tower and the south transept, in grey stone, are the only surviving parts of this demolished Catholic place of worship. These elements are now integrated into the Judith-Jasmin pavilion of the Université du Québec à Montréal, a modern red-brick building constructed in 1979. The Église-de-Saint-Jacques bell tower is located on rue Saint-Denis, in the heart of the Ville-Marie borough of the city of Montréal. It benefits from a protection area, which includes a site recorded in the Inventaire des sites archéologiques du Québec.
The heritage value of the Église-de-Saint-Jacques bell tower lies in its historical interest. This element of the church bears witness to the creation of the diocese of Montréal. In 1820, Jean-Jacques Lartigue (1777-1806) was appointed auxiliary bishop of Québec at Montréal. Two years later, he authorized the construction of a bishop’s palace and a church on a lot in the faubourg Saint-Laurent. Erected in 1828, the place of worship was the first to occupy this site. The new episcopal see, which until then had been housed in Notre-Dame Church and the chapel of the Hôtel-Dieu, was consecrated under the name of Saint-Jacques-le-Majeur. Rome officially recognized the diocese of Montréal in 1836, and the church became a cathedral. Destroyed by fire in 1852, the cathedral was replaced by a second building, erected from 1855 to 1857 on the same foundations. The plans were by John Ostell (1813-1892), a well-known architect in the greater Montréal region. This building also fell prey to flames in 1858. The west façade, including the bell tower, and part of the masonry were nevertheless incorporated into a third place of worship, built from 1858 to 1860 by the architect Victor Bourgeau (1809-1888). The cathedral became a parish church in 1866, after the bishop’s palace moved to the west end of the city under the aegis of Mgr Ignace Bourget (1799-1885). The Église-de-Saint-Jacques bell tower thus recalls the evolution of the diocese of Montréal during the 19th century.
The heritage value of the Église-de-Saint-Jacques bell tower also lies in its representativeness as a Gothic Revival structure. Gothic Revival, a Romantic style advocating a return to medieval architecture, appeared in Canada in the early 1820s and was particularly favoured by the population of British origin. It was used in Catholic architecture mainly in the mid-19th century. This bell tower, which occupied a central position in the west façade of the Saint-Jacques Church, illustrates it through its pointed-arch openings, the portal with archivolts including a wooden tympanum adorned with carved motifs, the gable above it, the polygonal turrets, the pinnacles and the rose window. Its slender silhouette, created by two superimposed belfry chambers pierced by pointed-arch openings and by a spire adorned with finials, is also characteristic. The architect Victor Bourgeau (1809-1888) added a spire in 1876, which gives it its present height; a gilded rooster has topped it since 1905. Because its height exceeds that of most of the surrounding buildings, the Église-de-Saint-Jacques bell tower is a landmark.
The heritage value of the Église-de-Saint-Jacques bell tower further lies in its interest for the history of the conservation of built heritage in Québec. Classified in 1973, it was the first property to obtain this status under the Cultural Property Act, adopted in 1972 to replace the Historic Monuments Act. Moreover, the integration of this old structure into a modern building was a pioneering gesture in the history of architectural conservation in Québec. This project by the architectural firms Dimitri Dimakopoulos et associés and Jodoin, Lamarre, Pratte et associés received the award of excellence of the Ordre des architectes du Québec in 1980.
Clocher de l'Église-de-Saint-Jacques
Le clocher de l’Église-de-Saint-Jacques, classé monument historique, est une tour carrée de style néogothique construite de 1855 à 1857 et augmentée d’une flèche en 1876. Ce clocher et le transept sud, en pierres grises, sont les seules parties qui subsistent de ce lieu de culte catholique démoli. Ces éléments s’intègrent aujourd’hui au pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal, un bâtiment moderne en brique rouge construit en 1979. Le clocher de l’Église-de-Saint-Jacques est situé rue Saint-Denis, au coeur de l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal. Il bénéficie d’une aire de protection, qui comprend un site inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec.
La valeur patrimoniale du clocher de l’Église-de-Saint-Jacques repose sur son intérêt historique. Cet élément de l’église témoigne de la création du diocèse de Montréal. En 1820, Jean-Jacques Lartigue (1777-1806) est nommé évêque auxiliaire de Québec à Montréal. Deux ans plus tard, il permet la construction d’un évêché et d’une église sur un terrain du faubourg Saint-Laurent. Érigé en 1828, le lieu de culte est le premier à occuper cet emplacement. Le nouveau siège de l’épiscopat, qui avait jusqu’alors logé dans l’église Notre-Dame et la chapelle de l’Hôtel-Dieu, est consacré sous le vocable de Saint-Jacques-le-Majeur. Rome reconnaît officiellement le diocèse de Montréal en 1836, et l’église devient cathédrale. Incendiée en 1852, la cathédrale est remplacée par un deuxième édifice, élevé de 1855 à 1857 sur les mêmes fondations. Les plans sont de John Ostell (1813-1892), un architecte bien connu de la grande région montréalaise. Ce bâtiment est aussi la proie des flammes en 1858. La façade occidentale incluant le clocher et une partie de la maçonnerie sont cependant intégrées à un troisième lieu de culte, construit de 1858 à 1860 par l’architecte Victor Bourgeau (1809-1888). La cathédrale devient une église paroissiale en 1866, après le déménagement de l’évêché dans l’ouest de la ville sous l’égide de Mgr Ignace Bourget (1799-1885). Le clocher de l’Église-de-Saint-Jacques rappelle donc l’évolution du diocèse de Montréal au cours du XIXe siècle.
La valeur patrimoniale du clocher de l’Église-de-Saint-Jacques repose aussi sur sa représentativité en tant qu’édifice néogothique. Le néogothique, style romantique qui préconise un retour à l’architecture médiévale, apparaît au Canada au début des années 1820 et est surtout prisé par la population d’origine britannique. Il est utilisé dans l’architecture catholique principalement au milieu du XIXe siècle. Ce clocher, qui occupait une position centrale dans la façade occidentale de l’église de Saint-Jacques, en est une illustration par ses ouvertures en arc brisé, le portail à voussures comprenant un tympan en bois orné de motifs sculptés, le gable qui le surmonte, les tourelles polygonales, les pinacles ainsi que la rosace. Sa silhouette élancée, créée par deux chambres des cloches superposées et percées d’ouvertures en arc brisé de même que par une flèche ornée de fleurons, est aussi caractéristique. L’architecte Victor Bourgeau (1809-1888) lui ajoute une flèche en 1876, qui lui donne sa hauteur actuelle; un coq doré le surmonte depuis 1905. En raison de sa hauteur qui surpasse la plupart des édifices environnants, le clocher de l’Église-de-Saint-Jacques constitue un point de repère.
La valeur patrimoniale du clocher de l’Église-de-Saint-Jacques repose également sur son intérêt pour l’histoire de la conservation du patrimoine bâti au Québec. Classé en 1973, il s’agit du premier bien à obtenir ce statut en vertu de la Loi sur les biens culturels, adoptée en 1972 en remplacement de la Loi des monuments historiques. De plus, l’intégration de cette structure ancienne à un édifice moderne est un geste précurseur dans l’histoire de la conservation architecturale au Québec. Cette réalisation des bureaux d’architectes Dimitri Dimakopoulos et associés et Jodoin, Lamarre, Pratte et associés a été récompensée par le prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec en 1980.