Église-de-Saint-Georges Heritage Site
The Église-de-Saint-Georges heritage site, constituted in 2006, is a religious complex of the Catholic tradition comprising a church and a presbytery. Erected in 1958 and 1959, the stone church has a Latin-cross plan composed of a single-vessel nave and a projecting chancel with a flat chevet. Topped by a straight-sided gable roof, it has a gabled façade pierced by a large parabolic-arch bay grouping the three portals and a stained-glass window. A freestanding bell tower is reached by a covered passage. It stands to the right of the church and houses, at its base, a niche with a statue of the Virgin. The one-storey “U”-plan sacristy, topped by a flat roof, surrounds the chancel at the rear of the building. Built in 1948 and located to the right of the church, the presbytery is also reached by a covered passage. The modern two-storey ochre brick building has an “L”-shaped plan and is topped by a flat roof. The right end of each of the presbytery’s volumes is rounded and has a vertical band of glass block running the full height of the building. The Église-de-Saint-Georges heritage site stands at an intersection, on a lot sloping down towards the front, in the Jonquière borough of the city of Saguenay.
The heritage value of the Église-de-Saint-Georges site lies in its historical interest. Saint-Georges Church is the third place of worship erected on this site. Saint-Georges parish, formed from the western part of Saint-Dominique parish, was erected in July 1941 by Mgr Georges Melançon (1886-1982). It was the first parish founded by the bishop, who gave it his name. During the same month, a temporary wooden chapel was built on a lot behind the present church. A first concrete church was inaugurated on the site in 1942. This building and the temporary chapel have since disappeared. In 1948, a grotto dedicated to Our Lady of Fatima was laid out, and the present presbytery was built. The grotto was demolished when the present church was erected in 1958. The statues were, however, relocated to a niche provided for this purpose at the base of the new bell tower. The church and presbytery of Saint-Georges bear witness to the rapid development of Jonquière in the mid-20th century, when several new parishes were created.
The heritage value of the site also lies in its architectural interest. The Saint-Georges presbytery is a resolutely modern building, while the church integrates elements derived from modernism into an architecture inspired rather by tradition. Built in 1948, the presbytery departs from the usual forms that characterize this type of building. Presbyteries, by contrast, are usually richly ornamented residences. This presbytery displays simple, pared-down ornamentation that lies mainly in the modelling of volumes and the interplay of materials. The glass blocks, flat roof and rounded forms of the building give it an aerodynamic appearance inspired by ocean liners and modern architecture. These elements appear on several commercial and residential buildings in Québec during the 1940s. They represent an innovative contribution in the context of a presbytery. Erected ten years later, Saint-Georges Church is the last church in the diocese of Chicoutimi to retain the traditional forms of religious architecture. Its Latin-cross plan, gabled façade and straight-sided gable roof indeed reproduce the conventional volume of a church. However, the use of reinforced concrete and the wide parabolic arches are associated rather with modern construction. The church and presbytery were designed at different dates by different architectural firms. Nevertheless, both tend towards the renewal of religious architecture that characterized the Saguenay region from 1960 onward.
The heritage value of the site further lies in its association with the architects Paul Boileau, Léonce Desgagné (1908-1979) and Sylvio Brassard (1898-1975). These architects left their mark on Québec’s 20th-century built landscape. The presbytery was designed by the architectural office Boileau et Desgagné. Léonce Desgagné was a native of the Chicoutimi area. The architect received numerous awards of excellence during a career concentrated mainly in the Saguenay. As early as 1932, he was named the top graduate of Canadian schools of architecture and received the Prix Athanase-David from the Government of Québec. His versatile and innovative output includes several institutional and religious buildings, among them Notre-Dame-de-Fatima Church (1962-1963) in Jonquière. Saint-Georges Church, for its part, was designed by the architect Sylvio Brassard. Born in Jonquière, he is known for his work inspired by traditional Québec architecture. He designed more than 65 churches during his prolific career, as well as the first buildings of the Jardin zoologique de Québec (1932). The church and presbytery of Saint-Georges are witnesses to the work of three architects influential in Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Site du patrimoine de l'Église-de-Saint-Georges
Le site du patrimoine de l’Église-de-Saint-Georges, constitué en 2006, est un ensemble religieux de tradition catholique comprenant une église et un presbytère. Érigée en 1958 et 1959, l’église en pierre présente un plan en croix latine composé d’une nef à un vaisseau et d’un choeur en saillie à chevet plat. Coiffée d’un toit à deux versants droits, elle comporte une façade à pignon percée d’une grande baie en forme d’arc parabolique regroupant les trois portails et un vitrail. Un clocher hors-oeuvre est accessible par un passage couvert. Il se trouve à droite de l’église et loge, à sa base, une niche avec une statue de la Vierge. La sacristie à un étage et au plan en forme de « U », coiffée d’un toit plat, entoure le choeur à l’arrière du bâtiment. Construit en 1948 et situé à la droite de l’église, le presbytère est également accessible par un chemin couvert. L’édifice moderne de deux étages, en brique ocre, possède un plan en forme de « L » et est coiffé d’un toit plat. L’extrémité droite de chacun des volumes du presbytère est arrondie et présente un bandeau vertical en brique de verre sur toute la hauteur du bâtiment. Le site du patrimoine de l’Église-de-Saint-Georges est implanté à une intersection, sur un terrain comportant une dénivellation vers l’avant, dans l’arrondissement municipal de Jonquière de la ville de Saguenay.
La valeur patrimoniale du site de l’Église-de-Saint-Georges repose sur son intérêt historique. L’église de Saint-Georges est le troisième lieu de culte érigé sur ce site. La paroisse de Saint-Georges, formée de la partie ouest de la paroisse de Saint-Dominique, est érigée en juillet 1941 par Mgr Georges Melançon (1886-1982). Il s’agit de la première paroisse fondée par l’évêque, qui lui donne son nom. Durant le même mois, une chapelle temporaire en bois est construite sur un terrain qui se trouve à l’arrière de l’église actuelle. Une première église en béton est inaugurée sur le site en 1942. Cet édifice ainsi que la chapelle temporaire sont aujourd’hui disparus. En 1948, une grotte dédiée à la Vierge de Fatima est aménagée, et le presbytère actuel est construit. La grotte est démolie au moment de l’érection de l’église actuelle en 1958. Les statues sont cependant relogées dans une niche prévue à cette fin et située à la base du nouveau clocher. L’église et le presbytère de Saint-Georges témoignent du développement rapide de Jonquière au milieu du XXe siècle, alors que plusieurs nouvelles paroisses sont créées.
La valeur patrimoniale du site repose aussi sur son intérêt architectural. Le presbytère de Saint-Georges est un édifice résolument moderne, tandis que l’église intègre des éléments issus du modernisme dans une architecture plutôt inspirée de la tradition. Construit en 1948, le presbytère s’éloigne des formes habituelles qui caractérisent ce type de bâtiment. Les maisons curiales au contraire sont habituellement des résidences richement ornées. Ce presbytère affiche une ornementation simple et épurée qui réside principalement dans le modelage des volumes et le jeu des matériaux. Les briques de verre, le toit plat et les formes arrondies de l’édifice lui donnent un aspect aérodynamique inspiré des paquebots et de l’architecture moderne. Ces éléments apparaissent sur plusieurs édifices commerciaux et résidentiels du Québec durant les années 1940. Ils constituent un apport innovateur dans le contexte d’un presbytère. Érigée dix ans plus tard, l’église de Saint-Georges est la dernière église du diocèse de Chicoutimi qui conserve les formes traditionnelles de l’architecture religieuse. Son plan en croix latine, sa façade à pignon et son toit à deux versants droits reprennent en effet le volume conventionnel d’une église. Toutefois, l’utilisation du béton armé et les larges arcs paraboliques sont plutôt associés aux constructions modernes. L’église et le presbytère sont conçus à des dates différentes par des firmes d’architectes distinctes. Cependant, tous deux tendent vers le renouveau de l’architecture religieuse qui caractérise la région du Saguenay à partir de 1960.
La valeur patrimoniale du site repose en outre sur son association aux architectes Paul Boileau, Léonce Desgagné (1908-1979) et Sylvio Brassard (1898-1975). Ceux-ci marquent le paysage bâti du Québec au XXe siècle. Le presbytère est réalisé par le bureau d’architectes Boileau et Desgagné. Léonce Desgagné est natif de la région de Chicoutimi. L’architecte reçoit de nombreux prix d’excellence durant sa carrière principalement concentrée au Saguenay. Dès 1932, il est couronné meilleur finissant des écoles d’architecture canadiennes et reçoit le prix Athanase-David du gouvernement du Québec. Sa production polyvalente et innovatrice comprend plusieurs édifices institutionnels et religieux, dont l’église de Notre-Dame-de-Fatima (1962-1963) à Jonquière. L’église de Saint-Georges est quant à elle réalisée par l’architecte Sylvio Brassard. Né à Jonquière, il est connu pour son oeuvre inspirée de l’architecture traditionnelle québécoise. Il conçoit plus de 65 églises durant sa carrière prolifique, ainsi que les premiers bâtiments du Jardin zoologique de Québec (1932). L’église et le presbytère de Saint-Georges sont des témoins du travail de trois architectes influents pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.