Edward William Goodchild Building
The North Warning Support facility on Airport Road across from 22 Wing wears the name of Canadian airman, Warrant Officer 1 Edward William Goodchild. It was dedicated, with his family present, on October 12, 1994, on the 50th anniversary of his death.
This remarkable man who, it was said, was typical of RCAF radar personnel in the Second World War, in his courage and character—a man who earned the everlasting devotion of those who met him and who paid the price of his life because of his selflessness.
Born 1918, at Hamilton, Ontario, Goodchild was one of the original recruits into Canadian air defence, answering the RCAF’s October 10, 1940, call for radio mechanics. (Called “technicians” now, in the Second World War other ranks were termed “mechanics”.) After completing radar training in the United Kingdom, he was posted to an air defence site on the Isle of Islay, Scotland. In July 1941 he was promoted to corporal, and on August 29, 1941, posted to South East Asia. November 1, he was promoted to sergeant, and sometime afterwards to flight sergeant, equivalent to warrant officer.
Where Goodchild was stationed and what he did in air defence is unknown, other than he was possibly on the Malay Peninsula or Singapore—in early 1942 the Japanese poured down on Southeast Asia, cracking wide the British Army, and inciting a headlong rush of Allied forces to escape. All records and documentation of air defence units were destroyed or lost in the chaos.
Goodchild managed to elude the Japanese for about a month, but was captured around March 8, 1942, near Batavia (now Jakarta), on the island of Java, in Indonesia. The circumstances of his capture are also unknown.
In April 1943, he was one of 2,000 Allied prisoners of war transferred from Java to the island of Haruka, near New Guinea, as labour to build an airfield. The prisoner of war camp was a pit of filth, starvation and disease, conditions and brutality on par with Dachau. The prisoners slaved at their work in crushing heat. Rain fell day after day. Men too weak to work were left to die or shot, deemed no longer of value by the Japanese.
Goodchild did his best to keep prisoners’ spirits up. One British prisoner, C.H. Stanley, was flattened by dysentery. For weeks, after slaving on the airfield, Goodchild visited Stanley, fetching him cups of water, and cleaning him, and washing him of the bodily wastes that exuded from Stanley because of the disease.
Then Goodchild contracted dysentery. He already was suffering from beriberi, another disease brought on by starvation and the appalling conditions of the camp. Yet, except in the worst stages, that laid him immobile, Goodchild would not be bedridden, spending his days of sickness helping the camp’s overworked medical orderlies.
In the summer of 1944, Goodchild was in charge of a work party of 40 prisoners. One stole wood chips from the construction site to build a cooking fire. The Japanese ordered the 1,000 prisoners on parade and dragged the man in front. Then the Japanese sergeant in charge of the camp ordered Goodchild to beat him. Goodchild refused. Five or six guards, working in pairs, pounded him to the dirt. The Japanese sergeant repeated the order. Again Goodchild refused. The guards beat him savagely. A third time, the order was given. Goodchild stood his ground. The guards hammered the Canadian harder. The order was repeated. No. Goodchild was beaten senseless. The Japanese sergeant weighed the situation—and gave up. On top of his uplifting the spirits of the entire camp, thanks to Goodchild the Japanese never again ordered an Allied NCO to beat his men.
But the punishment, diseases and hunger caught up to Goodchild. In mid-September 1944, 650 prisoners were loaded onto two ships for a nine-week voyage to Indonesia. The conditions were a horror; 307 prisoners died enroute. One was Goodchild. On October 11, weak as a kitten, his flesh shrink-wrapped to his emaciated frame, he fell into delirium. The next day he died. He was buried at sea, with a simple service.
In 1946, a British survivor wrote to Goodchild’s parents, stating, “Goodchild never complained, never grumbled … he has left a very clean memory of how a man should die.”
Although unsure of his status, the RCAF promoted him during his internment to Warrant Officer 1, equivalent of Chief Warrant Officer. Goodchild proved the promotion (which he never got to learn of) was unequivocally deserved.
In fact, Edward William Goodchild was, in how he acted and how he conducted himself, a card carrying example of the 6,000-plus men and women who enlisted in radar–and air defence–in the Second World War. He and the 6,000-plus are why the 75th anniversary is special and we should take a moment to celebrate it.
Inscription
EDWARD WILLIAM GOODCHILD BUILDING
WARRANT OFFICER CLASS I
RCAF RADAR MECHANIC
THIS BUILDING IS DEDICATED IN MEMORY OF WARRANT OFFICER CLASS I
E.W. GOODCHILD WHO VOLUNTEERED FOR SERVICE IN 1940. HE WAS A MEMBER OF
THE FIRST CONTINGENT OF RCAF RADAR MECHANICS TO SERVE WITH THE RAF IN WW II.
SERVING IN THE FAR EAST THEATRE, HE WAS CAPTURED BY THE JAPANESE AND
DIED AS A POW, 12 OCTOBER 1944 HAVING DISPLAYED
GREAT COURAGE IN THE FACE OF HIS JAPANESE CAPTORS
12 OCTOBER 1994.
Édifice d'Edward William Goodchild
L’installation de soutien du Système d’alerte du Nord située sur le chemin de l’aéroport, en face de la 22e Escadre, porte le nom d’un aviateur canadien, le sous‑officier breveté, 1re classe Edward William Goodchild . Elle lui a été dédiée, en présence de sa famille, le 12 octobre 1994, à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.
Cet homme remarquable qui, disait‑on, était un exemple typique du personnel radar de l’Aviation royale canadienne (ARC) pendant la Seconde Guerre mondiale, a de par son courage et son caractère mérité le dévouement éternel de ceux qui l’ont rencontré et payé de sa vie son abnégation.
Né en 1918, à Hamilton (Ontario), Goodchild est l’une des premières recrues de la défense aérienne canadienne ayant répondu à l’appel pour des mécaniciens radio lancé par l’ARC le 10 octobre 1940. (Appelés aujourd’hui « techniciens », d’autres grades étaient appelés « mécaniciens » au cours de la Seconde Guerre mondiale). Après avoir terminé sa formation radar au Royaume‑Uni, il fut affecté à un site de défense aérienne sur l’île d’Islay, en Écosse. En juillet 1941, il fut promu caporal et, le 29 août 1941, il fut affecté en Asie du Sud‑Est. Le 1er novembre, il fut promu sergent et, peu de temps après, sergent de section, l’équivalent d’un adjudant.
L’endroit où Goodchild était stationné et ce qu’il fit en matière de défense aérienne est inconnu, sauf peut‑être dans la péninsule malaise ou à Singapour. Au début de 1942, les Japonais déferlèrent sur l’Asie du Sud‑Est, faisant craquer l’armée britannique et incitant les forces alliées à s’enfuir en masse. Tous les dossiers et documents des unités de défense aérienne furent détruits ou perdus dans le chaos.
Goodchild réussit à échapper aux Japonais pendant environ un mois, mais il fut capturé vers le 8 mars 1942, près de Batavia (maintenant Jakarta), sur l’île de Java, en Indonésie. Les circonstances de sa capture sont également inconnues.
En avril 1943, il fut l’un de 2 000 prisonniers de guerre alliés transférés de Java sur l’île de Haruka, près de la Nouvelle‑Guinée, pour y construire un aérodrome. Le camp de prisonniers de guerre était une fosse de crasse, de famine et de maladie, où les conditions et la brutalité étaient comparables à celles de Dachau. Les prisonniers devaient y travailler sous une chaleur écrasante, la pluie battant jour après jour. Les Japonais jugeaient sans valeur les hommes trop faibles pour travailler et les laissaient agoniser ou les fusillaient.
Goodchild fit de son mieux pour maintenir le moral parmi les prisonniers. Un prisonnier britannique, C. H. Stanley, fut terrassé par la dysenterie. Pendant des semaines, après avoir travaillé comme un esclave sur l’aérodrome, Goodchild rendit visite à Stanley, lui apportant des tasses d’eau, le lavant et nettoyant les déchets corporels qui émanaient de Stanley en raison de la maladie.
Goodchild contracta ensuite la dysenterie. Il souffrait déjà du béribéri, une autre maladie provoquée par la famine et les conditions épouvantables du camp. Pourtant, sauf dans les pires moments qui l’immobilisèrent, Goodchild ne demeura pas alité, mais passa plutôt ses journées de maladie à aider les infirmiers du camp, surchargés de travail.
Au cours de l’été 1944, Goodchild dirigea un groupe de travail de 40 prisonniers. L’un d’entre eux vola des copeaux de bois sur le chantier de construction pour faire un feu de cuisson. Les Japonais ordonnèrent donc aux 1 000 prisonniers de défiler et traînèrent l’homme devant eux. Puis, le sergent japonais responsable du camp ordonna à Goodchild de le battre. Goodchild refusa. Cinq ou six gardes, travaillant par deux, le battirent jusqu’à ce qu’il ne tienne plus debout. Le sergent japonais répéta encore une fois l’ordre mais Goodchild refusa de nouveau. Les gardes le battirent donc sauvagement une fois de plus. L’ordre fut répété une troisième fois mais Goodchild tint bon coup. Les gardes intensifièrent alors les coups et l’ordre fut répété encore une fois. Non, il ne lâcha pas. Il fut battu de manière insensée. Le sergent japonais pesa alors le pour et le contre, mais décida d’abandonner. La bravoure de Goodchild remonta non seulement le moral à travers tout le camp, mais grâce à lui, les Japonais n’ordonnèrent plus jamais à un sous‑officier allié de battre ses hommes.
Mais la punition, les maladies et la faim eurent raison de Goodchild. À la mi‑septembre de 1944, 650 prisonniers furent chargés sur deux navires pour un voyage de neuf semaines en Indonésie. Les conditions étaient horribles et 307 prisonniers moururent en trajet. L’un d’entre eux était Goodchild. Le 11 octobre, fragile comme une fleur, sa chair recroquevillée sur son squelette émacié, il tomba dans le délire. Le jour suivant, il était mort. Il fut enterré en mer, avec un simple service.
En 1946, un survivant britannique écrivit aux parents de Goodchild : « Goodchild ne s’est jamais plaint, il n’a jamais grommelé… il a laissé un souvenir très net de la façon dont un homme devrait mourir. »
Bien qu’incertain de son statut, l’ARC le promut au grade de sous-officier breveté, 1re classe, pendant son emprisonnement, l’équivalent d’un adjudant‑chef. Goodchild prouva que cette promotion (dont il n’a jamais eu connaissance) était sans équivoque méritée.
En fait, Edward William Goodchild était, par son comportement et sa conduite, un exemple des plus de 6 000 hommes et femmes qui s’enrôlèrent dans la défense aérienne et la surveillance par radar pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est grâce à lui et à ces 6 000 personnes et plus que ce 75e anniversaire est si spécial et pourquoi nous devrions prendre un moment pour le célébrer.
Le texte de l’inscription figure dans la section anglaise.