Dorreen Store and Railway Station
The Dorreen general store is a one and one half-storey wood framed gable-roofed structure with a signature wooden parapet. The original Dorreen Grand Trunk Pacific railway station site is located adjacent to the CNR railway tracks, with traces of the original garden and wooden fence. The two related features are located in the community of Dorreen, in District Lot 2500 at railway mile 125.5 from Prince Rupert, about 48 km northeast of Terrace, in northwestern British Columbia.
The Dorreen store and the site of the former Grand Trunk Pacific railway station are valued for their historical and cultural significance as links to a surviving settlement associated with the Grand Trunk Pacific railway, and for the relationship between the railway station site, the store, and the general layout of the community of Dorreen.
Constructed between 1908 and 1914, the British Columbia portion of the Grand Trunk Pacific (GTP) connecting the Canadian Prairies to the west coast at Prince Rupert, is considered to be the single most important influence on the opening up and development of central British Columbia. In 1923, as a result of financial difficulties, the GTP was absorbed by the Canadian National Railway.
The general store and railway station site are valued as part of one of the few remaining GTP settlements along the Skeena River. District Lot 2500 was pre-empted by Charles Carpenter in 1911 and the community was named after Ernest Dorreen, a GTP engineer who maintained a GTP construction camp at the same location.
Dorreen is important for its association with early economic development in the region. While nearby mining operations for silver, lead and zinc directly influenced the growth of the community, Dorreen also benefitted economically from the construction of the railway. In an effort to attract settlers to central British Columbia, the GTP produced brochures advertising the region’s economic opportunities. Though many in the community were employed in mining and by the railway, Dorreen’s population rarely exceeded fifty.
Constructed in 1913, the railway station at Dorreen was built according to the GTP Standard Design A plan (CNR Plan 100-152), the most common station design used by the GTP in western Canada. The station had a hipped roof with wide bellcast overhang, turret, and large banks of windows. Its central location in Dorreen was typical of GTP standardized planning. The station included a waiting room, agent’s office, a freight or crew bunk area and living space for the agent and his family. The station was demolished by the CNR in 1971 but its location is still visible today as a rectangular area near the tracks.
Constructed around 1920, the Dorreen general store is important as a representative of early settlement and services that sprang up along the railway. It is of utilitarian building construction with a parapet false front designed to convey a commercial presence and importance in the community. The expanse of front windows and two entry doors emphasize the commercial nature of the building, which functioned as a store, post office, mining records office, an office of the justice of the peace and a telegraph office, with a residence above. Constructed by original owner Thomas McCubbin, the store was sold to William and Florence Horwill about 1935. The Horwills operated the store until 1960. Shortly after its closure, new owners launched a short-lived venture to use the building as a fishing lodge.
Both the store and station site attest to Dorreen’s local self-sufficiency and agricultural potential. Store owners farmed the land nearby, shipping bedding plants, fruit, vegetables and milk by train to neighbouring communities, while the station manager tended a small garden on the south side of the railway station, growing vegetables and selling flower bulbs.
Difficult to access, the Dorreen store and railway station site has nostalgic value based on the role of the railway station and local store as the heart of rural northern communities. It is futher valued for its sense of place, and for its current residents’ ability to live an alternative lifestyle.
Magasin et gare de Dorreen
Le magasin général de Dorreen est un bâtiment d’un étage et demi à charpente de bois, coiffé d’un toit à pignon et doté d’un parapet en bois caractéristique. Le site de l’ancienne gare du Grand Tronc Pacifique de Dorreen se trouve à côté de la voie ferrée du CN, où subsistent des traces du jardin et de la clôture de bois d’origine. Ces deux éléments connexes sont situés dans la localité de Dorreen, sur le lot de district 2500, au mille ferroviaire 125,5 à partir de Prince Rupert, à environ 48 km au nord-est de Terrace, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique.
Le magasin de Dorreen et le site de l’ancienne gare du Grand Tronc Pacifique sont valorisés pour leur importance historique et culturelle en tant que liens avec un établissement toujours existant associé au chemin de fer du Grand Tronc Pacifique, ainsi que pour la relation entre le site de la gare, le magasin et le plan d’ensemble de la localité de Dorreen.
Construit entre 1908 et 1914, le tronçon britanno-colombien du Grand Tronc Pacifique (GTP), qui reliait les Prairies canadiennes à la côte ouest à Prince Rupert, est considéré comme le facteur le plus déterminant de l’ouverture et du développement du centre de la Colombie-Britannique. En 1923, en raison de difficultés financières, le GTP a été absorbé par le Canadien National.
Le magasin général et le site de la gare sont valorisés en tant qu’éléments de l’un des rares établissements du GTP qui subsistent le long de la rivière Skeena. Le lot de district 2500 a fait l’objet d’une préemption par Charles Carpenter en 1911, et la localité a été nommée en l’honneur d’Ernest Dorreen, ingénieur du GTP qui exploitait un camp de construction du GTP au même endroit.
Dorreen est important en raison de son association avec les débuts du développement économique de la région. Si les exploitations minières d’argent, de plomb et de zinc des environs ont directement influé sur la croissance de la localité, Dorreen a aussi profité sur le plan économique de la construction du chemin de fer. Afin d’attirer des colons dans le centre de la Colombie-Britannique, le GTP a produit des brochures vantant les perspectives économiques de la région. Bien que de nombreux habitants aient travaillé dans les mines et pour le chemin de fer, la population de Dorreen a rarement dépassé cinquante personnes.
Construite en 1913, la gare de Dorreen a été bâtie selon le plan type A du GTP (plan 100-152 du CN), le modèle de gare le plus courant utilisé par le GTP dans l’Ouest canadien. La gare avait un toit en croupe à larges avant-toits retroussés, une tourelle et de grandes rangées de fenêtres. Son emplacement central à Dorreen était typique de l’aménagement normalisé du GTP. La gare comprenait une salle d’attente, le bureau de l’agent, un espace pour les marchandises ou les couchettes des équipes et un logement pour l’agent et sa famille. La gare a été démolie par le CN en 1971, mais son emplacement est encore visible aujourd’hui sous la forme d’une zone rectangulaire près de la voie.
Construit vers 1920, le magasin général de Dorreen est important en tant que représentant des premiers établissements et services apparus le long du chemin de fer. Il s’agit d’une construction utilitaire dotée d’une fausse façade à parapet conçue pour exprimer une présence commerciale et une importance au sein de la collectivité. La vaste surface vitrée de la façade et les deux portes d’entrée soulignent la vocation commerciale du bâtiment, qui a servi de magasin, de bureau de poste, de bureau d’enregistrement minier, de bureau du juge de paix et de bureau du télégraphe, avec un logement à l’étage. Construit par son premier propriétaire, Thomas McCubbin, le magasin a été vendu à William et Florence Horwill vers 1935. Les Horwill ont exploité le magasin jusqu’en 1960. Peu après sa fermeture, de nouveaux propriétaires ont lancé une éphémère entreprise visant à transformer le bâtiment en camp de pêche.
Le magasin et le site de la gare témoignent de l’autosuffisance locale et du potentiel agricole de Dorreen. Les propriétaires du magasin cultivaient les terres voisines et expédiaient par train des plants à repiquer, des fruits, des légumes et du lait vers les localités voisines, tandis que le chef de gare entretenait un petit jardin du côté sud de la gare, où il cultivait des légumes et vendait des bulbes de fleurs.
Difficile d’accès, le site du magasin et de la gare de Dorreen a une valeur nostalgique liée au rôle de la gare et du magasin local comme cœur des collectivités rurales du Nord. Il est en outre valorisé pour son caractère particulier et pour la possibilité qu’il offre à ses résidents actuels de mener un mode de vie différent.