Church of the Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec
The church of the Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec, classified in 1961, is a public convent chapel built from 1800 to 1803 within the enclosure of the Augustines’ monastery. The stone building has a Latin-cross plan comprising a single-aisle nave, a transept with canted corners and a choir with a flat chevet. The central door is adorned with a portal and surmounted by two oculi. The building is topped with a gable roof with straight slopes, on whose ridge a bell tower rests at the façade. The designation also applies to the land. The nuns’ choir of the Monastère-des-Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec, also a classified historic monument, opens onto the choir on the east side.
The church of the Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec adjoins the historic site of the Augustines’ monastery. It is located in the Vieux-Québec historic district, within the La Cité borough of the city of Québec.
Thirty-three movable properties of the church are also classified.
The heritage value of the church of the Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec lies in its historical interest. The Augustines de la Miséricorde de Jésus are one of the founding religious communities of New France. On their arrival from Dieppe in 1639, these nuns had the mission of providing hospital care to the colony. They settled permanently in the upper town of Québec in 1644, where they established the Hôtel-Dieu, the first hospital founded in North America, which they administered until 1962. The Hôtel-Dieu de Québec is the first and most important of the twelve health-care institutions they founded in Québec. The church of the Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec is a convent chapel that served not only the cloistered nuns but also the sick and the townspeople. Built from 1800 to 1803 thanks to a subscription supported by the Bishop of Québec, Pierre Denaut (1743-1806), it recalls a time when monastic chapels served as auxiliaries to the parish churches of Québec. It is among the oldest surviving chapels in Québec. The place of worship also evokes a landmark episode in the history of Québec art: the arrival of a collection of works by masters confiscated from Paris churches during the French Revolution, known as the Desjardins collection. In 1817, the religious paintings sent from France by Philippe-Jean-Louis Desjardins (1753-1833) to his brother Louis-Joseph (1766-1848), both of whom had been chaplains to the Augustines, would be restored and exhibited for sale in the chapel. These paintings would adorn several churches and serve to train generations of artists. This church therefore holds a threefold historical interest: as a reflection of the uninterrupted presence of the Augustines on this site since 1644 and of the essential role they played among the population for more than 300 years, as a witness to religious history after the Conquest, and as a reminder of a landmark event in the history of Québec art.
The heritage value of the church lies in its architectural interest, notably with regard to its representativeness of public convent chapels. The church evokes this function through its location between the Hôtel-Dieu and the nuns’ choir. In continuity with French-inspired religious architecture in its volume and architectural composition, it also reflects the influence of neoclassicism through the ornamentation of its façade, executed in 1839 by architect Thomas Baillairgé (1791-1859). It is one of two Québec churches with a transept with canted corners.
The heritage value of the church lies in the interest of its interior. The architectural decor was designed in 1829 by Thomas Baillairgé and is one of his most accomplished works. The liturgical furniture, with the exception of the tomb of the high altar, is also the work of Baillairgé or, in the case of the side altars, of his pupil Raphaël Giroux (1815-1869), who executed them to his plans from 1845 to 1850. The ensemble illustrates the neoclassical aesthetic developed by Baillairgé to adorn church interiors. It is representative of it through the concordance of the classical ornaments, their hierarchical treatment and their subordination to the architecture. This well-proportioned decor forms a whole marked by monumentality and rigour that respects the norms of classicism. It is one of the rare decors on which Baillairgé himself worked as a sculptor. In addition, the Roman-style tomb of the high altar, made in 1803 by a sculptor from the atelier des Écores, evokes the ornamental production typical of that workshop. Integrated into the decor are 17 paintings from the late 17th century and the first half of the 19th century by renowned painters.
Église des Augustines-de-l'Hôtel-Dieu-de-Québec
L’église des Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec, classée en 1961, est une chapelle conventuelle publique construite de 1800 à 1803 dans l’enceinte du monastère des Augustines. L’édifice en pierre présente un plan en croix latine comprenant une nef à un vaisseau, un transept à pans coupés et un choeur à chevet plat. La porte centrale est ornée d’un portail et surmontée de deux oculus. L’édifice est coiffé d’un toit à deux versants droits sur le faîte duquel repose un clocher en façade. La désignation s’applique aussi au terrain. Le choeur des religieuses du Monastère-des-Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec, aussi classé monument historique, s’ouvre sur le choeur du côté est.
L’église des Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec jouxte le site historique du monastère des Augustines. Elle est située dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec, compris dans l’arrondissement municipal de La Cité de la ville de Québec.
Trente-trois biens mobiliers de l’église sont également classés.
La valeur patrimoniale de l’église des Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec repose sur son intérêt historique. Les Augustines de la Miséricorde de Jésus sont l’une des communautés religieuses fondatrices de la Nouvelle-France. À leur arrivée de Dieppe en 1639, ces religieuses avaient pour mission de pourvoir la colonie en soins hospitaliers. Elles se sont implantées définitivement à la haute-ville de Québec en 1644, où elles ont créé l’Hôtel-Dieu, premier hôpital établi en Amérique du Nord, qu’elles ont administré jusqu’en 1962. L’Hôtel-Dieu de Québec est le premier et le plus important des douze établissements de soins de santé qu’elles ont fondés au Québec. L’église des Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec est une chapelle conventuelle qui a desservi, outre les religieuses cloîtrées, les malades ainsi que les citoyens. Bâtie de 1800 à 1803, grâce à une souscription appuyée par l’évêque de Québec Pierre Denaut (1743-1806), elle rappelle une époque durant laquelle des chapelles monastiques servaient de succursales aux églises paroissiales de Québec. Elle compte parmi les plus anciennes chapelles qui subsistent au Québec. Le lieu de culte évoque, de plus, un épisode marquant de l’histoire de l’art du Québec, soit la venue d’un ensemble d’oeuvres de maîtres confisquées dans les églises de Paris lors de la Révolution française, connu sous le nom de fonds Desjardins. En 1817, les tableaux religieux envoyés de France par Philippe-Jean-Louis Desjardins (1753-1833) à son frère Louis-Joseph (1766-1848), qui ont tous deux été aumôniers des Augustines, seront restaurés et exposés pour la vente dans la chapelle. Ces tableaux orneront plusieurs églises et serviront à former des générations d’artistes. Cette église détient donc un triple intérêt historique : comme reflet de la présence ininterrompue des Augustines en ce lieu depuis 1644 et du rôle essentiel qu’elles ont joué auprès de la population pendant plus de 300 ans, comme témoin de l’histoire religieuse après la Conquête et comme rappel d’un événement marquant de l’histoire de l’art du Québec.
La valeur patrimoniale de l’église repose sur son intérêt architectural, notamment au regard de sa représentativité par rapport aux chapelles conventuelles publiques. L’église évoque cette fonction par sa situation entre l’Hôtel-Dieu et le choeur des religieuses. En continuité avec l’architecture religieuse d’inspiration française par son volume et sa composition architecturale, elle témoigne également de l’influence du néoclassicisme par l’ornementation de sa façade, réalisée en 1839 par l’architecte Thomas Baillairgé (1791-1859). Il s’agit de l’une des deux églises québécoises dotées d’un transept à pans coupés.
La valeur patrimoniale de l’église repose sur l’intérêt de son intérieur. Le décor architectural est conçu en 1829 par Thomas Baillairgé et constitue l’une de ses oeuvres les plus accomplies. Le mobilier liturgique, à l’exception du tombeau du maître-autel, est également une réalisation de Baillairgé ou, dans les cas des autels latéraux, de son élève Raphaël Giroux (1815-1869), qui les exécute d’après ses plans, de 1845 à 1850. L’ensemble illustre l’esthétique néoclassique développée par Baillairgé pour orner les intérieurs d’église. Il en est représentatif par la concordance des ornements classiques, leur traitement hiérarchique et leur subordination à l’architecture. Ce décor aux proportions équilibrées forme un tout empreint de monumentalité et de rigueur qui respecte les normes du classicisme. Il s’agit de l’un des rares décors où Baillairgé a lui-même travaillé comme sculpteur. Par ailleurs, le tombeau à la romaine du maître-autel, réalisé en 1803 par un sculpteur de l’atelier des Écores, évoque la production ornemaniste typique de cet atelier. Au décor s’intègrent 17 tableaux de la fin du XVIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle exécutés par des peintres de renom.