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Choir of Saint-François-de-Sales Church

The choir of Saint-François-de-Sales Church, classified in 1965, is the part of this Catholic place of worship located between the nave and the sacristy and reserved for liturgical ceremonies. The designation also applies to the land on which it stands. Built from 1761 to 1763, this stone choir, narrower than the nave, ends in a seven-sided polygonal apse facing east. It is covered by a hip roof that is also polygonal. The interior, whose decor was produced in 1827 and 1828, has a semicircular apse and a semi-dome false vault. It includes, among other things, an imposing baldachin and a high altar, both classified works of art. Saint-François-de-Sales Church is located in the village core of Neuville. The choir has a protected area.

The choir is also included in the protected area of the Sainte-Anne Procession Chapel.

The heritage value of the choir of Saint-François-de-Sales Church lies in the interest of its interior decor. This decor, the oldest in the region, includes rich ornamentation and is of rare quality of execution. It was produced in 1827 and 1828 by François Normand (1779-1854), François Lafontaine and François Routhier, who worked in the manner of the sculptors of the Écores workshop. The Louis XV-inspired aesthetic disseminated by this workshop marked the interiors of many Québec churches in the first half of the 19th century. The choir of Saint-François-de-Sales Church illustrates the ornamental output associated with it, notably through the ribs radiating around a gloria, the medallions and the many ornaments adorning the semi-dome and walls, as well as through the entablature and the Corinthian pilasters. This entablature and the capitals of the pilasters reproduce almost perfectly those of the baldachin that occupies the centre of the choir, thus creating a harmonious whole.

The heritage value of the choir further lies in the interest of its liturgical furnishings. The baldachin and the high altar are exceptional in the history of art in Québec. The imposing Baroque baldachin of painted and gilded walnut was created around 1695. This unique piece, of great quality of execution, is the most monumental and the oldest surviving sculpted work from the French Regime. The presence of such a prestigious liturgical furnishing in the Neuville church is explained by a particular context. Indeed, this baldachin had been commissioned by Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), bishop of Québec, to adorn the chapel of the episcopal palace. In 1717, it was exchanged with the parish of Neuville for wheat intended to feed the poor of Québec, then in the midst of a famine. Inspired by the baldachin of the church of the Val-de-Grâce in Paris, produced in 1669 by the architect Gabriel Le Duc, it reflects the pull of the mother country in matters of works of art. The baldachin crowns a remarkable high altar, executed in 1802 by the sculptor and architect François Baillairgé (1759-1830). Representative of this artist’s art, it recalls his influence on 19th-century religious sculpture in Québec. The tabernacle is based on the one he produced in 1797 for the Notre-Dame-de-Québec basilica-cathedral (destroyed in 1922). It is the first work derived from this Neoclassical tabernacle. The richly decorated Roman-style altar tomb bears a bas-relief medallion with the effigy of the patron saint. This high altar would later serve as a model for the architect and sculptor Thomas Baillairgé (1791-1859) and his disciples, who would take up the medallion motif to adorn pulpits and churchwardens’ pews as well. The choir of Saint-François-de-Sales Church is entirely unique in Québec because of the nature and richness of its components.

The heritage value of the choir also lies in its architectural interest. Built between 1761 and 1763, this choir belongs to the French tradition through its rubblestone masonry and its steep roof with slightly flared slopes. The clapboard cladding illustrates a common practice intended to protect the masonry from the nordet (a wind blowing from the northeast). The polygonal apse is uncommon, although the first church of Saint-Augustin, built from 1720 to 1723 and demolished in 1812, had such a plan.

The heritage value of the choir also lies in the representativeness of its siting. Like many churches in the St. Lawrence Valley, the apse faces the rising sun, symbol of the risen Christ.

Français

Choeur de l'Église-Saint-François-de-Sales

Le choeur de l’Église-Saint-François-de-Sales, classé en 1965, est la partie de ce lieu de culte de tradition catholique comprise entre la nef et la sacristie et qui est réservée aux cérémonies liturgiques. La désignation s’applique aussi au terrain sur lequel il est érigé. Construit de 1761 à 1763, ce choeur en pierre plus étroit que la nef est terminé par une abside polygonale à sept côtés orientée vers l’est. Il est coiffé d’un toit à croupes également polygonal. L’intérieur, dont le décor a été réalisé en 1827 et 1828, présente une abside en hémicycle et une fausse voûte en cul-de-four. Il comprend entre autres un imposant baldaquin et un maître-autel, classés oeuvres d’art. L’église de Saint-François-de-Sales se situe dans le noyau villageois de Neuville. Le choeur bénéficie d’une aire de protection.

Le choeur est aussi inclus dans l’aire de protection de la chapelle de procession Sainte-Anne.

La valeur patrimoniale du choeur de l’Église-Saint-François-de-Sales repose sur l’intérêt de son décor intérieur. Ce décor, qui est le plus ancien de la région, comprend une riche ornementation et est d’une rare qualité d’exécution. Il a été réalisé en 1827 et 1828 par François Normand (1779-1854), François Lafontaine et François Routhier, qui travaillaient dans la manière des sculpteurs de l’atelier des Écores. L’esthétique d’inspiration Louis XV diffusée par cet atelier a marqué les intérieurs de nombreuses églises du Québec dans la première moitié du XIXe siècle. Le choeur de l’Église-Saint-François-de-Sales illustre la production ornemaniste qui lui est associée notamment par les nervures disposées en rayon autour d’une gloire, les médaillons et les nombreux ornements qui ornent le cul-de-four et les murs ainsi que par l’entablement et les pilastres d’ordre corinthien. Cet entablement de même que le chapiteau des pilastres reproduisent presque parfaitement ceux du baldaquin qui occupe le centre du choeur, créant ainsi un ensemble harmonieux.

La valeur patrimoniale du choeur repose en outre sur l’intérêt de son mobilier liturgique. Le baldaquin et le maître-autel sont exceptionnels dans l’histoire de l’art du Québec. L’imposant baldaquin baroque en noyer peint et doré est créé vers 1695. Cette pièce unique, d’une grande qualité d’exécution, est l’oeuvre sculptée la plus monumentale et la plus ancienne à subsister du Régime français. La présence d’un meuble liturgique aussi prestigieux dans l’église de Neuville s’explique par un contexte particulier. En effet, ce baldaquin avait été commandé par Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), évêque de Québec, pour orner la chapelle du palais épiscopal. En 1717, il fait l’objet d’un échange avec la paroisse de Neuville, contre du blé destiné à nourrir les pauvres de Québec alors en pleine disette. Inspiré du baldaquin de l’église du Val-de-Grâce à Paris, réalisé en 1669 par l’architecte Gabriel Le Duc, il reflète l’attraction de la métropole en matière d’oeuvres d’art. Le baldaquin couronne un maître-autel remarquable, exécuté en 1802 par le sculpteur et architecte François Baillairgé (1759-1830). Représentatif de l’art de cet artiste, il rappelle son influence sur la sculpture religieuse du XIXe siècle au Québec. Le tabernacle est fabriqué d’après celui qu’il a réalisé en 1797 pour la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec (détruit en 1922). Il s’agit de la première oeuvre découlant de ce tabernacle d’esprit néoclassique. Le tombeau à la romaine abondamment décoré présente un médaillon en bas-relief à l’effigie du saint patron. Ce maître-autel servira par la suite de modèle à l’architecte et sculpteur Thomas Baillairgé (1791-1859) ainsi qu’à ses disciples, qui reprendront le motif du médaillon pour orner également les chaires et les bancs d’oeuvre. Le choeur de l’Église-Saint-François-de-Sales est tout à fait unique au Québec en raison de la nature et de la richesse de ses composantes.

La valeur patrimoniale du choeur repose aussi sur son intérêt architectural. Construit entre 1761 et 1763, ce choeur se rattache à la tradition française par sa maçonnerie de moellons et par son toit aigu aux versants légèrement retroussés. Le revêtement de planches à clins illustre une pratique courante qui a pour but de protéger la maçonnerie du nordet (vent soufflant du nord-est). L’abside polygonale est peu commune, bien que la première église de Saint-Augustin, bâtie de 1720 à 1723 et démolie en 1812, ait présenté un tel plan.

La valeur patrimoniale du choeur repose également sur la représentativité de son implantation. À l’instar de nombreuses églises de la vallée du Saint-Laurent, l’abside est orientée vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité.

Location: Rue des Érables, Neuville
Emplacement : Rue des Érables, Neuville
Coordinates · Coordonnées: 46.697780, -71.583610
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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