Chinese Freemasons Building
The Chinese Freemasons Building is a four-storey brick facade surrounding a modern glass and concrete core, located at 5 West Pender Street at the western edge of Vancouver’s historic Chinatown.
Constructed between 1906 and 1907, probably for the Chee Kung Tong, this building’s heritage value is found both in its architecture and in its history of use.
The architecture is of heritage value because of the contrast between the Pender and Carrall Street facades, one of which is a typical commercial facade for the era (Carrall Street) and the other which reflects Chinatown’s particular style of open balconies and generous glazing. Substantial alterations were undertaken by prominent Vancouver architect Samuel Buttrey Birds in 1913, perhaps related to the creation of a branch of the Bank of Vancouver on the ground floor. The facades are all that remain of the original building; they were retained when the rest of the building was demolished in 1975. This decision is significant for reflecting the emergence of a preservation agenda in the City of Vancouver’s development planning policy for the historic Chinatown district at that time.
Heritage value is also found in the history of use. The ground floor, like most ground floors in Chinatown, was used for retail space and offices, while the upper floors were used for a restaurant by a long-term tenant, the Pekin Restaurant (later the Pekin Chop Suey House). The Chee Kung Tong, sometimes called the Oriental Society and later the Chinese Freemasons, had their meeting rooms here, as well as a dormitory for Chinese males and a Chinese school. Such uses are representative of those commonly found in Chinese society buildings in Chinatowns throughout the world.
The heritage value of the building is enhanced by the significant role the Chinese Freemasons played in the history of the Chinese community in Vancouver and in Canada more generally. The earliest manifestation of the society, the Chee Kung Tong, dates its establishment as a fraternal order to the earliest immigration of Chinese to British Columbia during the Fraser River Gold Rush of 1858. It is therefore associated with the establishment of the Chinese community in British Columbia and in Canada. The Freemasons were intensively involved in the politics of China. Intense involvement in Chinese politics was a characteristic of the overseas Chinese community generally for many years with divisions within the community, reflecting adherence to different political agendas. The history of the Freemasons tells us a great deal about aspects of the history of the Chinese community, in particular the role of the politics and organizational life, and the enduring connections to China. While the specifics are peculiar to Vancouver, the general pattern of engagement is common to overseas Chinese communities more generally.
The building was slightly damaged during the anti-Chinese riots of 1907. Dr. Sun Yat Sen is reported to have stayed in the building, probably in 1911, while raising funds for his revolutionary Kuomintang party during his period of exile from China. It appears that the building may also have been mortgaged by the Chinese Freemasons in 1911, in common with similar holdings in Chinatowns in Europe, America, and Japan, to support the revolution.
Heritage value is also to be found in the remains of the external brick walls of the former Chinese Methodist Mission that are embedded in the north and west walls, and can also be seen in the walls of the present basement. The presence of a Methodist Mission on this key Chinatown site (fire insurance plans indicate it was built by 1901) reflects the established importance of Methodism in Chinese religious society in the late-nineteenth and early-twentieth centuries.
Édifice des Chinese Freemasons
L’édifice des Chinese Freemasons est une façade de brique de quatre étages entourant un noyau moderne de verre et de béton, situé au 5, rue West Pender, à la limite ouest du quartier chinois historique de Vancouver.
Construit entre 1906 et 1907, probablement pour le Chee Kung Tong, ce bâtiment tire sa valeur patrimoniale à la fois de son architecture et de l’histoire de son utilisation.
L’architecture présente une valeur patrimoniale en raison du contraste entre les façades des rues Pender et Carrall : l’une (rue Carrall) est une façade commerciale typique de l’époque et l’autre reflète le style particulier du quartier chinois, avec ses balcons ouverts et son vitrage généreux. D’importantes modifications furent effectuées en 1913 par l’éminent architecte vancouvérois Samuel Buttrey Birds, peut-être en lien avec l’ouverture d’une succursale de la Bank of Vancouver au rez-de-chaussée. Les façades sont tout ce qui reste du bâtiment d’origine; elles furent conservées lors de la démolition du reste du bâtiment en 1975. Cette décision est importante, car elle reflète l’émergence, à cette époque, d’une préoccupation pour la préservation dans la politique de planification du développement de la Ville de Vancouver pour le quartier chinois historique.
La valeur patrimoniale réside aussi dans l’histoire de son utilisation. Le rez-de-chaussée, comme la plupart des rez-de-chaussée du quartier chinois, servait d’espace commercial et de bureaux, tandis que les étages supérieurs étaient occupés par un restaurant, locataire de longue date, le Pekin Restaurant (plus tard le Pekin Chop Suey House). Le Chee Kung Tong, parfois appelé Oriental Society et plus tard Chinese Freemasons, y avait ses salles de réunion, ainsi qu’un dortoir pour hommes chinois et une école chinoise. De tels usages sont représentatifs de ceux que l’on trouve couramment dans les bâtiments des sociétés chinoises des quartiers chinois partout dans le monde.
La valeur patrimoniale du bâtiment est rehaussée par le rôle important que les Chinese Freemasons jouèrent dans l’histoire de la communauté chinoise de Vancouver et du Canada en général. La première manifestation de la société, le Chee Kung Tong, fait remonter sa fondation comme ordre fraternel à la toute première immigration chinoise en Colombie-Britannique, pendant la ruée vers l’or du fleuve Fraser en 1858. Elle est donc associée à l’établissement de la communauté chinoise en Colombie-Britannique et au Canada. Les Freemasons s’engagèrent intensément dans la politique de la Chine. Un engagement intense dans la politique chinoise caractérisa de manière générale la communauté chinoise d’outre-mer pendant de nombreuses années, les divisions au sein de la communauté reflétant l’adhésion à différents programmes politiques. L’histoire des Freemasons nous en apprend beaucoup sur certains aspects de l’histoire de la communauté chinoise, en particulier sur le rôle de la politique et de la vie associative, ainsi que sur les liens durables avec la Chine. Si les particularités sont propres à Vancouver, le modèle général d’engagement est commun aux communautés chinoises d’outre-mer en général.
Le bâtiment fut légèrement endommagé pendant les émeutes antichinoises de 1907. Le Dr Sun Yat Sen aurait séjourné dans le bâtiment, probablement en 1911, alors qu’il recueillait des fonds pour son parti révolutionnaire, le Kuomintang, pendant son exil de Chine. Il semble que le bâtiment ait aussi pu être hypothéqué par les Chinese Freemasons en 1911, comme des propriétés semblables dans des quartiers chinois d’Europe, d’Amérique et du Japon, afin de soutenir la révolution.
La valeur patrimoniale se trouve aussi dans les vestiges des murs extérieurs en brique de l’ancienne Chinese Methodist Mission, qui sont intégrés aux murs nord et ouest et sont également visibles dans les murs du sous-sol actuel. La présence d’une mission méthodiste sur cet emplacement clé du quartier chinois (les plans d’assurance-incendie indiquent qu’elle était construite dès 1901) reflète l’importance établie du méthodisme dans la société religieuse chinoise à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.