Château Logue
The Château Logue, a cited historic monument, is an upper-class residence of Second Empire influence built in 1887. The three-storey stone building with a rectangular plan is covered by a mansard roof and has a rear annex. The Château Logue is set back from the public road, on gently sloping land planted with mature trees. It is located near a public square and the rivière Gatineau, in the town of Maniwaki.
The heritage value of the Château Logue lies in its architectural interest. Built in 1887, this house belongs to the Second Empire architectural movement. This style, developed in France during the reign of Napoléon III, sought to be a synthesis of Renaissance architecture and French classicism. It enjoyed great popularity in Québec in the last quarter of the 19th century, when it was frequently used in public, institutional and residential architecture. Its most widespread architectural feature is the broken or mansard roof, which offers more living space in the attic. The Château Logue, built in 1887, is representative of this architecture through its four-sided mansard roof, its round-arched dormers, its segmental-arched windows and its bracketed cornice. It is one of the rare examples of the influence of this style in the Maniwaki area. Moreover, it is among the oldest surviving buildings in the town.
The heritage value of the Château Logue also lies in its association with two families that left their mark on local history, the Logues and the Naults. Charles Logue (1846-1900), of Irish origin, arrived in Québec around 1850 and immediately headed for the Gatineau region. After probably working in logging camps and serving as a clerk for a lumber contractor, he went into business. In the second half of the 19th century, he owned three general stores. He had his residence built next to one of them. The monumental appearance of the house earned it the nickname “château Logue” among local residents. Logue also served as Indian agent, hotel owner, lumberman, fur trader and postmaster. On his death, his business activities were taken over by his youngest son, Charles Edward, who also acquired the residence with his three sisters. In 1923, a violent fire destroyed the building. Only the stone walls and the foundations were spared. Charles Edward Logue immediately had the house rebuilt, probably restoring its original appearance. The residence remained in the family until 1933, when it was sold to Ernest Nault (1895-1980), mayor of Montcerf and owner of two businesses in Maniwaki. Over the following decades, Nault also served as chair of the school board and as a councillor for the Town of Maniwaki. The building remained in his possession until 1971. The Château Logue thus recalls the presence of the Logue and Nault families, who played an important role in the development of Maniwaki.
Château Logue
Le château Logue, cité monument historique, est une résidence bourgeoise d’influence Second Empire construite en 1887. Le bâtiment en pierre, de plan rectangulaire à trois étages, est coiffé d’un toit mansardé et doté d’une annexe arrière. Le château Logue est situé en retrait de la voie publique, sur un terrain au relief peu accusé et planté d’arbres matures. Il se trouve à proximité d’une place publique et de la rivière Gatineau, dans la ville de Maniwaki.
La valeur patrimoniale du château Logue repose sur son intérêt architectural. Construite en 1887, cette demeure s’inscrit dans le courant de l’architecture Second Empire. Ce style, élaboré en France sous le règne de Napoléon III, se veut une synthèse de l’architecture de la Renaissance et du classicisme français. Il connaît une grande vogue au Québec dans le dernier quart du XIXe siècle où il est fréquemment employé dans l’architecture publique, institutionnelle et résidentielle. Son trait architectural le plus répandu est le toit brisé ou mansardé, qui offre plus d’espace habitable au niveau des combles. Le château Logue, érigé en 1887, est représentatif de cette architecture par son toit mansardé à quatre versants, ses lucarnes cintrées, ses fenêtres à arc surbaissé et sa corniche à consoles. Il s’agit d’un des rares exemples de l’influence de ce style dans la région de Maniwaki. Par ailleurs, il compte parmi les plus anciens édifices subsistant dans la ville.
La valeur patrimoniale du château Logue repose également sur son association avec deux familles ayant marqué l’histoire locale, les Logue et les Nault. Charles Logue (1846-1900), d’origine irlandaise, arrive au Québec vers 1850 et se dirige aussitôt vers la région de la Gatineau. Après avoir vraisemblablement travaillé dans des chantiers et avoir été commis pour un entrepreneur forestier, il se lance dans le commerce. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, il possède trois magasins généraux. Il fait construire sa résidence à côté de l’un d’eux. L’allure monumentale de la demeure lui vaut d’être surnommée « château Logue » par les habitants de la région. Logue occupe aussi les fonctions d’agent des Indiens, de propriétaire d’hôtel, d’exploitant forestier, de marchand de fourrures et de maître de poste. À sa mort, ses activités commerciales sont reprises par son plus jeune fils, Charles Edward, qui acquiert également la résidence avec ses trois soeurs. En 1923, un violent incendie détruit le bâtiment. Seuls les murs en pierre et les fondations sont épargnés. Charles Edward Logue fait aussitôt reconstruire la maison en lui redonnant vraisemblablement son aspect d’origine. La résidence demeure la propriété de la famille jusqu’en 1933, moment auquel elle est vendue à Ernest Nault (1895-1980), maire de Montcerf et propriétaire de deux commerces à Maniwaki. Au cours des décennies suivantes, Nault occupe également les rôles de président de la commission scolaire et de conseiller à la Ville de Maniwaki. Le bâtiment demeure en sa possession jusqu’en 1971. Le château Logue rappelle donc la présence des familles Logue et Nault, qui ont joué un rôle important dans le développement de Maniwaki.