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Château De Ramezay

The Château De Ramezay, classified in 1929, is a hôtel particulier (town mansion) erected in 1705 and 1706 and rebuilt in 1756. An annex was added in 1903. The one-and-a-half-storey, L-shaped stone building is capped with a straight-sided gable roof pierced by gabled dormers. The main façade is flanked by firewalls. The annex built at the east end has a tower with a conical roof on its façade. The Château De Ramezay stands on a gently sloping, landscaped lot bounded by a low stone wall topped by an iron fence. It borders one of the oldest streets in Montréal, rue Notre-Dame, in the borough of Ville-Marie in the city of Montréal. An archaeological site listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec is associated with this place.

The Château De Ramezay is included in the Montréal historic district.

The heritage value of the Château De Ramezay lies in its historical interest. It is first of all an important witness to New France. Under the French Regime, no official residence was provided for the governors of Montréal. Claude de Ramezay (1659-1724), appointed to this position in 1704, therefore had a town mansion built on rue Notre-Dame the following year. Originally, the estate included an orchard, a kitchen garden and a pleasure garden. De Ramezay’s widow, Charlotte Denys de la Ronde (1668-1742), leased the residence in 1727 to King Louis XV (1710-1774). Until 1745, the château served as the residence of the intendant when he stayed in Montréal, as an administrative office and as the king’s storehouse. In 1745, the vast property was acquired by the Compagnie des Indes. Founded in 1719 under a royal charter, this state company enjoyed a monopoly on beaver pelt exports and the exclusive right to import certain textiles from Great Britain that were essential to the trade with the Amerindians. Following the British Conquest and the Treaty of Paris (1763), the Compagnie des Indes lost all its privileges and liquidated its assets. The former De Ramezay property was sold in 1764 to William Grant (1744-1805), a fur merchant established in Montréal. He lived in it for a few years and then, from 1773, leased it to the British government, which made it the residence of the Governor of Lower Canada in Montréal. During the American invasion (1775-1776), the building served as headquarters for the American military. In the second half of the 19th century, the Château De Ramezay lost its role as an official residence and housed various institutional and public functions. The Société d’archéologie et de numismatique de Montréal moved there in 1895 and established its museum, one of the oldest Montréal institutions working to protect and promote heritage.

The heritage value of the Château De Ramezay also lies in its architectural interest. The building is indeed one of the rare surviving examples of French Regime domestic architecture in Québec. Erected in 1705 and 1706 by master mason and architect Pierre Couturier dit Le Bourguignon (circa 1665-1715), it was destroyed by fire in 1754. Its reconstruction, which possibly incorporates remains of the original building, was carried out in 1756 by contractor and master mason Paul Tessier dit Lavigne (1701-1773) and joiners Antoine Cirier (1718-1798) and Charles Regnaud. The new residence covers twice the footprint of the original building. In 1903, an annex with a turret was built at the east end of the residence. The architecture of the Château De Ramezay is characterized by its rubblestone walls, its straight-sided gable roof flanked by firewalls, its tall stone chimneys, its asymmetry, its cut-stone surrounds and toothed quoins, and its wrought-iron wall anchors (esses). Through its size and architectural elements, the Château De Ramezay bears witness to the social status of its occupants.

The heritage value of the Château De Ramezay further lies in its interest for the history of heritage conservation in Québec. It is one of the first buildings protected in Québec. In 1922, the Québec government adopted the Act respecting the conservation of monuments and objects of art having a historic or artistic interest, the forerunner of the current Cultural Property Act. During 1929, the first three buildings were protected under this Act: the Château De Ramezay, the Maison des Jésuites-de-Sillery and Notre-Dame-des-Victoires Church in Québec. The Château De Ramezay thus recalls the first concrete measures for the conservation of built heritage in Québec.

Français

Château De Ramezay

Le château De Ramezay, classé en 1929, est un hôtel particulier érigé en 1705 et 1706 et reconstruit en 1756. Une annexe est ajoutée en 1903. L’édifice en pierre, de plan en « L » et à un étage et demi, est coiffé d’un toit à deux versants droits percé de lucarnes à pignon. La façade principale est flanquée de murs coupe-feu. L’annexe érigée à l’extrémité est présente en façade une tour à toit conique. Le château De Ramezay est situé sur un terrain accusant une légère pente, comportant des aménagements paysagers et délimité par un muret en pierre surmonté d’une clôture en fer. Il borde l’une des plus anciennes rues de Montréal, la rue Notre-Dame, dans l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal. Un site archéologique inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé à ce lieu.

Le château De Ramezay est compris dans l’arrondissement historique de Montréal.

La valeur patrimoniale du château De Ramezay repose sur son intérêt historique. Il s’agit d’abord d’un témoin important de la Nouvelle-France. Au Régime français, aucune résidence officielle n’est prévue pour les gouverneurs de Montréal. Claude de Ramezay (1659-1724), qui est nommé à cette fonction en 1704, se fait donc ériger dès l’année suivante un hôtel particulier, rue Notre-Dame. À l’origine, le domaine comprend un verger, un potager et un jardin d’agrément. La veuve de Ramezay, Charlotte Denys de la Ronde (1668-1742), loue la demeure en 1727 au roi Louis XV (1710-1774). Jusqu’en 1745, le château sert de résidence à l’intendant, lorsqu’il séjourne à Montréal, de bureau d’administration ainsi que de magasin du roi. En 1745, la vaste propriété est acquise par la Compagnie des Indes. Fondée en 1719 en vertu d’une charte royale, cette compagnie d’État bénéficie d’un monopole sur les exportations de peaux de castor et du droit exclusif d’importer certains textiles de Grande-Bretagne indispensables à la traite avec les Amérindiens. À la suite de la Conquête anglaise et du traité de Paris (1763), la Compagnie des Indes perd tous ses privilèges et liquide ses biens. L’ancienne propriété de Ramezay est cédée en 1764 à William Grant (1744-1805), un marchand de fourrures établi à Montréal. Celui-ci l’occupe pendant quelques années, puis la loue à partir de 1773 au gouvernement britannique qui en fait la résidence du gouverneur du Bas-Canada à Montréal. Lors de l’invasion américaine (1775-1776), le bâtiment sert de quartier général aux militaires américains. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le château De Ramezay perd sa fonction de résidence officielle et abrite diverses fonctions institutionnelles et publiques. La Société d’archéologie et de numismatique de Montréal s’y installe en 1895 et y établit son musée, l’une des plus anciennes institutions montréalaises à oeuvrer à la protection et à la mise en valeur du patrimoine.

La valeur patrimoniale du château De Ramezay repose également sur son intérêt architectural. L’édifice est en effet l’un des rares témoins de l’architecture domestique du Régime français au Québec. Érigé en 1705 et 1706 par le maître maçon et architecte Pierre Couturier dit Le Bourguignon (vers 1665-1715), il est détruit par un incendie en 1754. Sa reconstruction, qui intègre possiblement des vestiges du bâtiment original, est réalisée en 1756 par l’entrepreneur et maître maçon Paul Tessier dit Lavigne (1701-1773) et les menuisiers Antoine Cirier (1718-1798) et Charles Regnaud. La nouvelle résidence occupe le double de la superficie au sol du bâtiment d’origine. En 1903, une annexe dotée d’une tourelle est construite à l’extrémité est de la résidence. L’architecture du château De Ramezay est caractérisée par ses murs en pierre à moellons, son toit à deux versants droits flanqué de murs coupe-feu, ses hautes cheminées en pierre, son asymétrie, ses chambranles et ses chaînes d’angle harpées en pierre de taille ainsi que ses esses en fer forgé. Le château De Ramezay, par ses dimensions et ses éléments architecturaux, témoigne du statut social de ses occupants.

La valeur patrimoniale du château De Ramezay repose par ailleurs sur son intérêt pour l’histoire de la conservation du patrimoine québécois. Il s’agit de l’un des premiers immeubles protégés au Québec. En 1922, le gouvernement du Québec adopte la Loi relative à la conservation des monuments et des objets d’art ayant un intérêt historique ou artistique, ancêtre de l’actuelle Loi sur les biens culturels. Au cours de l’année 1929, trois premiers bâtiments sont protégés en vertu de cette loi, soit le château De Ramezay, la maison des Jésuites-de-Sillery et l’église Notre-Dame-des-Victoires à Québec. Ainsi, le château De Ramezay évoque les premières mesures concrètes pour la conservation du patrimoine bâti au Québec.

Location: 280-290, Rue Notre-Dame Est, Montréal
Emplacement : 280-290, Rue Notre-Dame Est, Montréal
Coordinates · Coordonnées: 45.508640, -73.553080
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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