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English

Chaput House

The Chaput House, a cited historic monument, is a French-inspired rural stone dwelling erected between 1754 and 1768. Almost square in plan, it rises one and a half storeys and is topped by a gable roof with slightly flared eaves. The designation also applies to the shed located behind the dwelling. This former farm outbuilding has a rectangular plan, a straight-pitched gable roof and vertical board siding. Surrounded by landscaping, the buildings are located on a former range road in a residential neighbourhood of the town of Boucherville.

The heritage value of the Chaput House lies in its historical interest. The house and its shed were once components of a farm complex. They recall that agriculture was the main activity in Boucherville for three centuries. Built between 1754 and 1768, the house also evokes a stage in the development of the seigneury of Boucherville, first named the seigneury of Îles Percées, when Pierre Boucher (1622-1717) came to settle there in 1667. In the 17th century, the first lands were granted by Seigneur Boucher along the St. Lawrence River. During the 18th century, the censitaires gradually settled inland and opened new ranges. The censive on which the house stands is part of the second concession. It is today one of the rare surviving stone buildings that evoke the expansion of the seigneury. It is also among the oldest farmhouses in Boucherville to illustrate its agricultural past.

The heritage value of the Chaput House also lies in the ethnological interest of its shed. It evokes the uses associated with secondary buildings of the same type, which continued until the mid-20th century. Among its many functions, the shed was used in particular for storing and preserving grain in the loft fitted out in the attic, for storing farm implements and, in the part closest to the house, as a summer kitchen. Like many sheds in Boucherville, this one includes a room which, in traditional society, was used during the summer season for cooking, meals and even as a place to rest. In addition, during the period of field work, the summer kitchen helped keep the house free of dirt by serving as secondary living quarters. These various uses are evoked by the door and window on the façade at the west end, the chimney stack, the second door giving access to the stairs leading to the loft, and the large opening, in the other part of the façade, providing access to the storage spaces. The shed is thus revealing of the practices associated with the various functions of this type of building common in rural Boucherville.

The heritage value of the Chaput House also lies in its architectural interest. It is an example of a French-inspired rural house. This type stems from French know-how and models that were gradually adapted to the particular conditions of the country (climate, availability of materials) and to certain stylistic influences. This architectural tradition continued beyond the Conquest (1760). The Chaput House illustrates this type through its low, one-and-a-half-storey stone main body set close to the ground, its gable roof with slightly flared eaves and the asymmetrical arrangement of its openings. Their distribution depends on the location of the rooms, some of which, such as the kitchen, require more natural light. The almost square plan, the absence of roughcast and the imposing chimneys of the gable walls are elements more frequently associated with houses in the Montréal region and neighbouring regions. Moreover, the house and its shed, set back from it, form a farm complex particularly evocative of the traditional mode of rural occupation.

Français

Maison Chaput

La maison Chaput, citée monument historique, est une habitation rurale d’inspiration française en pierre érigée entre 1754 et 1768. De plan presque carré, elle s’élève sur un étage et demi et est coiffée d’un toit à deux versants légèrement retroussés. La désignation s’applique également à la remise, située à l’arrière de la demeure. Cette ancienne dépendance agricole comporte un plan rectangulaire, un toit à deux versants droits et un revêtement de planches verticales. Encadrés d’aménagements paysagers, les bâtiments se situent sur un ancien rang, dans un quartier résidentiel de la ville de Boucherville.

La valeur patrimoniale de la maison Chaput repose sur son intérêt historique. La maison et sa remise figurent autrefois parmi les composantes d’un ensemble agricole. Elles rappellent que l’agriculture a constitué la principale activité à Boucherville pendant trois siècles. Construite entre 1754 et 1768, la maison évoque aussi une étape dans le développement de la seigneurie de Boucherville, d’abord nommée seigneurie des Îles Percées, lorsque Pierre Boucher (1622-1717) vient s’y établir 1667. Au XVIIe siècle, les premières terres sont concédées par le seigneur Boucher en bordure du fleuve Saint-Laurent. Au cours du XVIIIe siècle, les censitaires s’établissent graduellement à l’intérieur des terres et ouvrent de nouveaux rangs. La censive sur laquelle est érigée la maison fait partie de la deuxième concession. Elle constitue aujourd’hui l’un des rares bâtiments en pierre à subsister, qui évoquent l’expansion de la seigneurie. De plus, elle figure parmi les plus anciennes maisons de ferme de Boucherville à illustrer son passé agricole.

La valeur patrimoniale de la maison Chaput repose aussi sur l’intérêt ethnologique de sa remise. Elle évoque les usages liés aux bâtiments secondaires de même type que celui-ci, qui ont cours jusqu’au milieu du XXe siècle. Parmi ses fonctions multiples, la remise sert notamment à l’entreposage et à la conservation du grain dans le grenier aménagé au niveau des combles, au rangement des instruments aratoires de même que, dans sa partie la plus près de la maison, de cuisine d’été. À l’instar de nombreuses remises situées à Boucherville, celle-ci comprend un local qui, dans la société traditionnelle, sert durant la saison estivale à la cuisson des aliments, aux repas et, même, de lieu de repos. En outre, la cuisine d’été permet, au cours de la période qui correspond aux travaux dans les champs, de préserver la maison de la saleté en faisant office de logement secondaire. Ces divers usages sont évoqués par la porte et la fenêtre aménagées en façade à l’extrémité ouest, la souche de cheminée, la seconde porte donnant accès à l’escalier menant au grenier et la grande ouverture, dans l’autre partie de la façade, permettant d’accéder aux espaces de rangement. La remise est donc révélatrice des pratiques liées aux diverses fonctions de ce type de bâtiment commun en milieu rural à Boucherville.

La valeur patrimoniale de la maison Chaput repose également sur son intérêt architectural. Elle constitue un exemple de maison rurale d’inspiration française. Ce type est issu de savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions particulières du pays (climat, disponibilité des matériaux) et à certaines influences stylistiques. Cette tradition architecturale se poursuit au-delà de la Conquête (1760). La maison Chaput est une illustration de ce type par son corps de logis d’un étage et demi en pierre, bas et peu exhaussé du sol, son toit à deux versants légèrement retroussés et la disposition asymétrique de ses ouvertures. Leur répartition dépend de l’emplacement des pièces dont certaines, telles que la cuisine, nécessitent plus d’éclairage naturel. Le plan presque carré, l’absence de crépi et les imposantes cheminées des murs pignons sont des éléments plus fréquemment associés aux maisons de la région de Montréal et des régions avoisinantes. De plus, la maison et sa remise, érigée en retrait, forment un ensemble agricole particulièrement évocateur du mode d’occupation traditionnel en milieu rural.

Location: 601, boulevard de Mortagne, Longueuil
Emplacement : 601, boulevard de Mortagne, Longueuil
Coordinates · Coordonnées: 45.595440, -73.431190
Marker type: Cited Historic Monument
Type de repère : Monument historique cité
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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