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Carré Celanese

The Carré Celanese, a constituted heritage site, is a residential complex built in 1926 by the Canadian Celanese company. The site includes a dozen houses, their wooded grounds and a former curling club. The houses are clad in red brick and have steep roofs with varied gables. These bourgeois houses stand on landscaped lots around a square. The complex is located near the rivière Saint-François and the former Canadian Celanese plant, in the city of Drummondville.

The heritage value of the Carré Celanese lies in its historical interest. The site recalls the economic development of Drummondville during the 1920s. In 1915, the construction of a dam by Southern Canada Power helped increase the city’s hydroelectric capacity and supply the energy needed to establish factories. A diversification of economic activity then began, increasing the local population and attracting Anglo-American capital. Several industries settled in Drummondville, including Canadian Celanese in 1926, a major company specializing in synthetic fabrics. Upon its arrival, the company had a dozen houses built on rue du Carré-Celanese to house its executives, as well as a curling club. Canadian Celanese was an important economic driver in the city’s development. The Carré Celanese recalls the era of the textile industry’s predominance in Drummondville, then nicknamed the “ville de la soie” (Silk City).

The heritage value of the Carré Celanese also lies in its architectural interest. The houses bear witness to the industrial vernacular architecture of the early 20th century. Residences built by companies were often influenced by American-inspired architecture, particularly in wealthy neighbourhoods. The houses of the Carré Celanese were built mainly according to two models forming a homogeneous ensemble. Some dwellings have a two-storey rectangular main body and a hipped and jerkinhead roof covered with black shingles and pierced by a long shed dormer. They also have two chimneys at the ends and white cornices. The other model, also rectangular in plan, rises one and a half storeys. It has a steep straight-pitched gable roof, likewise pierced by shed dormers. The façade is on the gable wall, whose upper part is sometimes decorated with false half-timbering. All the houses of the Carré Celanese are clad in red brick. They generally have small-paned white sash windows, a porch and few decorative elements. The architectural unity of the Carré Celanese distinguishes this sector from other neighbourhoods in Drummondville.

The heritage value of the Carré Celanese also lies in its urban planning interest. The site is a representative example of a bourgeois residential sector financed and managed by a company. In the early 20th century, some companies laid out neighbourhoods near their facilities for their managers or staff. Sectors intended for company executives usually offered privacy and greenery. Laid out in keeping with these characteristics, the Canadian Celanese neighbourhood is set around a square, thus creating a neighbourhood isolated from other residential sectors. The residences are set back from the street on large, green lots. The Carré Celanese bears witness to the contribution of Canadian Celanese to the development of Drummondville.

The heritage value of the Carré Celanese further lies in the renown of its designers, architects George Allan Ross (1879-1946) and Robert Henry MacDonald (1875-1942). In the early 20th century, the firm of Ross and MacDonald was one of the most important in Canada. Its architects contributed extensively to Montréal’s landscape by erecting fine residences, office buildings, department stores, hotels, banks and skyscrapers. Between 1918 and 1923, the firm built all the dwellings of a neighbourhood in Témiscaming, a town financed and managed by the Riordon Pulp and Paper. The houses of the Carré Celanese are an example of the contribution of recognized architects to a residential neighbourhood project launched by a textile company.

Français

Carré Celanese

Le Carré Celanese, constitué site du patrimoine, est un ensemble résidentiel érigé en 1926 par la compagnie Canadian Celanese. Le site comprend une douzaine de maisons, leur terrain boisé ainsi qu’un ancien club de curling. Elles sont revêtues de brique rouge et proposent des toitures pentues à pignons variés. Ces maisons bourgeoises sont implantées sur des terrains paysagers autour d’un square. L’ensemble se situe à proximité de la rivière Saint-François et de l’ancienne usine de la Canadian Celanese, dans la ville de Drummondville.

La valeur patrimoniale du Carré Celanese repose sur son intérêt historique. Le site rappelle le développement économique de Drummondville au cours des années 1920. En 1915, l’établissement d’un barrage par la Southern Canada Power contribue à augmenter le pouvoir hydroélectrique de la ville et à fournir l’énergie nécessaire à l’établissement d’usines. Une diversification de l’activité économique s’amorce alors, faisant accroître la population locale et attirant le capital anglo-américain. Plusieurs industries s’établissent à Drummondville dont la Canadian Celanese en 1926, une importante entreprise spécialisée en tissus synthétiques. Dès son arrivée, la compagnie fait construire sur la rue du Carré Celanese une douzaine de maisons destinées à loger ses dirigeants ainsi qu’un club de curling. La Canadian Celanese est un moteur économique important dans le développement de la ville. Le Carré Celanese rappelle l’époque de la prépondérance de l’industrie du textile à Drummondville, alors surnommée la « ville de la soie ».

La valeur patrimoniale du Carré Celanese repose également sur son intérêt architectural. Les maisons témoignent de l’architecture vernaculaire industrielle du début du XXe siècle. Les résidences érigées par des compagnies sont souvent influencées par l’architecture d’inspiration états-unienne, notamment dans les quartiers riches. Les demeures du Carré Celanese sont construites principalement selon deux modèles formant un ensemble homogène. Certaines habitations disposent d’un corps de logis rectangulaire de deux étages et d’un toit à croupes et demi-croupes en bardeaux noirs et percé d’une longue lucarne à appentis. De plus, elles possèdent deux cheminées aux extrémités et des corniches blanches. L’autre modèle, aussi de plan rectangulaire, s’élève sur un étage et demi. Il dispose d’un toit pentu à deux versants droits également percé de lucarnes à appentis. La façade se situe sur le mur pignon dont la partie supérieure est parfois décorée de faux-colombages. Toutes les maisons du Carré Celanese sont revêtues de briques rouges. Elles disposent généralement de fenêtres blanches à guillotine à petits carreaux, d’un porche et de peu d’éléments décoratifs. L’unité architecturale du Carré Celanese distingue ce secteur des autres quartiers de Drummondville.

La valeur patrimoniale du Carré Celanese repose aussi sur son intérêt urbanistique. Le site constitue un exemple représentatif d’un secteur résidentiel bourgeois financé et géré par une compagnie. Au début du XXe siècle, certaines entreprises aménagent des quartiers à proximité de leurs installations pour leurs cadres ou leur personnel. Les secteurs destinés aux dirigeants de l’entreprise offrent habituellement intimité et verdure. Aménagé en respectant ces caractéristiques, le quartier de la Canadian Celanese est implanté autour d’un square, créant ainsi un quartier isolé des autres secteurs résidentiels. Les résidences s’élèvent en retrait de la voie publique sur des terrains grands et verdoyants. Le Carré Celanese témoigne de l’apport de la Canadian Celanese dans le développement de Drummondville.

La valeur patrimoniale du Carré Celanese repose en outre sur la renommée de ses concepteurs, les architectes George Allan Ross (1879-1946) et Robert Henry MacDonald (1875-1942). Au début du XXe siècle, le cabinet Ross and MacDonald est l’un des plus importants au Canada. Ses architectes ont largement contribué au paysage montréalais en érigeant des résidences cossues, des édifices à bureaux, des grands magasins, des hôtels, des banques et des gratte-ciel. La firme érige entre 1918 et 1923 toutes les habitations d’un quartier de Témiscaming, une ville financée et gérée par la Riordon Pulp and Paper. Les demeures du Carré Celanese sont un exemple de la contribution d’architectes reconnus à un projet de quartier résidentiel mis en branle par une compagnie de textile.

Location: 1 Carré Celanese, Drummondville
Emplacement : 1, Carré Celanese, Drummondville
Coordinates · Coordonnées: 45.871670, -72.478610
Marker type: Constituted Heritage Site
Type de repère : Site du patrimoine constitué
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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