Beaconsfield Inn
The Beaconsfield Inn is a two-storey wood frame Edwardian Tudor Revival mansion located on the northwest corner of Vancouver Street and Humboldt Avenue in Victoria’s Fairfield neighbourhood.
The Beaconsfield Inn, built in 1908, is valued for its architecture, its architect, its original owner, and as an example of Victoria’s strong heritage conservation movement.
Beaconsfield Inn is valued as an outstanding example of an Edwardian Tudor Revival mansion. Revivals of previous architectural styles were prominent in the early twentieth-century as property owners sought to allude to the stability and glory of a former age. In Victoria, this style can be seen on residential buildings ranging from small cottages to large opulent houses. Characterized by prominent half-timbering, strong masonry foundations and tall ornate chimneys, the Tudor Revival style is closely associated with the Victorian, Edwardian, and Arts & Crafts styles. The half-timbering found on this type of house is derived from Elizabethan England, where heavy timber structural frames were infilled with masonry panels. This building type became popular in Vancouver and Victoria between 1900 and the 1930s, particularly because of political and cultural ties to Britain.
The historic place is also valued as an example of the work of Samuel Maclure. Born in New Westminster, BC, he became the foremost domestic architect in British Columbia from 1890 to 1920 and established a building style that gave Victoria and parts of Vancouver a distinctive Canadian West Coast flavour. His works, a very personal interpretation of the shingle style and half-timber facade treatment, influenced a generation of British Columbia architects throughout the province. Maclure’s influence on BC building design was so pervasive that into the 1940s government buildings and schools throughout the province continued to emulate his early half-timbered commissions. This historic place is a particularly well executed example.
There is cultural value in the identity of the original owners of the historic place. Gertrude Rithet, the daughter of Robert Patterson Rithet, Mayor, Member of the Legislative Assembly, and one of Victoria’s most successful businessmen, married Lawrence Genge, then Treasurer of her father’s company. This house was constructed for them – as a wedding present – on land just down the road from that of her parents. Lawrence later became the President of the family firm, thus becoming one of the City’s business and social leaders.
There is also historical value in the rescue of this building from demolition. Through the efforts of local heritage preservationists, the building was saved and acquired by a sympathetic owner. Within two years, he had painstakingly restored the mansion to a Bed and Breakfast Inn, named the Beaconsfield Inn after a posh London hotel. The name further solidifies the ‘Englishness’ of both the building and its style. The building stands today as a landmark to the perseverance of the heritage movement.
Beaconsfield Inn
Le Beaconsfield Inn est un manoir édouardien de style néo-Tudor de deux étages, à charpente de bois, situé à l’angle nord-ouest de la rue Vancouver et de l’avenue Humboldt, dans le quartier Fairfield de Victoria.
Le Beaconsfield Inn, construit en 1908, est apprécié pour son architecture, son architecte, son premier propriétaire et en tant qu’exemple du solide mouvement de conservation du patrimoine de Victoria.
Le Beaconsfield Inn est apprécié en tant qu’exemple remarquable de manoir édouardien de style néo-Tudor. Les reprises de styles architecturaux antérieurs étaient courantes au début du vingtième siècle, alors que les propriétaires cherchaient à évoquer la stabilité et la gloire d’une époque révolue. À Victoria, ce style se retrouve dans des bâtiments résidentiels allant des petits cottages aux grandes maisons opulentes. Caractérisé par des colombages bien en évidence, de solides fondations en maçonnerie et de hautes cheminées ornées, le style néo-Tudor est étroitement associé aux styles victorien, édouardien et Arts & Crafts. Les colombages que l’on trouve sur ce type de maison proviennent de l’Angleterre élisabéthaine, où de lourdes charpentes porteuses en bois étaient remplies de panneaux de maçonnerie. Ce type de bâtiment est devenu populaire à Vancouver et à Victoria entre 1900 et les années 1930, notamment en raison des liens politiques et culturels avec la Grande-Bretagne.
Le lieu historique est également apprécié en tant qu’exemple de l’œuvre de Samuel Maclure. Né à New Westminster, en Colombie-Britannique, il est devenu le principal architecte résidentiel de la province de 1890 à 1920 et a établi un style de construction qui a conféré à Victoria et à certaines parties de Vancouver un cachet distinctif de la côte Ouest canadienne. Ses œuvres, une interprétation très personnelle du style shingle et du traitement des façades à colombages, ont influencé une génération d’architectes de la Colombie-Britannique partout dans la province. L’influence de Maclure sur la conception des bâtiments en Colombie-Britannique était si répandue que, jusque dans les années 1940, les édifices gouvernementaux et les écoles de toute la province ont continué d’imiter ses premières commandes à colombages. Ce lieu historique en est un exemple particulièrement bien exécuté.
L’identité des premiers propriétaires du lieu historique lui confère une valeur culturelle. Gertrude Rithet, fille de Robert Patterson Rithet, maire, député à l’Assemblée législative et l’un des hommes d’affaires les plus prospères de Victoria, a épousé Lawrence Genge, alors trésorier de l’entreprise de son père. Cette maison a été construite pour eux, en guise de cadeau de mariage, sur un terrain situé un peu plus loin sur la même rue que celui de ses parents. Lawrence est ensuite devenu président de l’entreprise familiale, devenant ainsi l’un des chefs de file du milieu des affaires et de la société de la ville.
Le sauvetage de ce bâtiment de la démolition lui confère également une valeur historique. Grâce aux efforts de défenseurs locaux du patrimoine, le bâtiment a été sauvé et acquis par un propriétaire bienveillant. En deux ans, celui-ci a minutieusement restauré le manoir pour en faire un gîte touristique, nommé Beaconsfield Inn d’après un chic hôtel de Londres. Ce nom renforce encore le caractère « anglais » du bâtiment et de son style. Le bâtiment se dresse aujourd’hui comme un symbole de la persévérance du mouvement patrimonial.