Ballast Heaps
The Ballast Heaps consist of two small islands in Richibucto Harbour that were created by the unloading of ballast from ships that frequented the port of Richibucto. The north island is located across York Point and the south island is located near the mouth of Weldon’s Creek.
The Ballast Heaps are designated as a Local Historic Places for their association with the port of Richibucto and its maritime commerce.
At the time of sailing ships, when boats were traveling with little or no cargo, it was necessary to partly fill their holds with ballast. This ballast could consist of stones, sand and gravel as well as pieces of iron and bricks. Once the ship arrived at destination, the hold would be emptied of its ballast and refilled with cargo. In the case of Richibucto, the ballast was dumped into the harbour.
The size of these ballast heaps reflect not only the length of time of Richibucto’s shipping days, but also the degree of cultural and commercial influence its maritime enterprises had on the community. The origins of Richibucto’s ballast heaps date back to the late 18th century with the arrival of the first Anglo-European settlers and merchants. In those early days, the exports consisted of some gaspereau and lumber bound for the West Indies. From around 1810 began the export of squared timber. Richibucto soon became the point of export of lumber from the several mills of the region and destined for the European market. The present ballast heaps are depicted on maps as early as 1827, 1829 and 1839.
After the Napoleonic wars in Europe, the commerce of lumber and shipbuilding saw unprecedented growth in the Richibucto region as well as in New Brunswick. In the 1820’s and 1830’s, great quantities of lumber were exported from Richibucto. As well, numerous immigrants, mostly from Ireland and Scotland, arrived on ships that went to Richibucto to load up with lumber. This resulted in the creation of an immigration society to assist the newcomers. In 1832, for example, some 65 passengers came aboard the Isabella from the Irish port of Carlisle.
In addition to the timber commerce and shipbuilding, Richibucto exported large quantities of fish. Numerous fishplants and canning factories for lobster and sea products, such as those of Samuel and Levy, Noble, the O’Learys and Loggie, contributed to this growth.
All these maritime commercial activities made Richibucto the third most important port in the Province of New Brunswick.
Amas de lest
Ces amas de lest sont en fait deux îlots situés dans le havre de Richibucto qui furent créés par le déchargement de lest des navires qui fréquentèrent le port de Richibucto. L’îlot nord est situé en face de York Point et l’îlot sud est situé près de l’embouchure de Weldon’s Creek.
Les amas de lest ont été désignés lieux patrimoniaux locaux pour leur association avec le port de Richibucto et son commerce maritime.
À l’époque du transport par vaisseaux, il était nécessaire de remplir un peu la cale avec du lest lorsque le navire devait voyager sans cargaison. Ce lest pouvait comprendre des cailloux, du sable, du gravier, de la terre ainsi que des morceaux de fer et des briques. Une fois arrivé à sa destination, on vidait la cale de ce lest pour ensuite la remplir avec la cargaison. Dans le cas de Richibucto, le lest fut vidé dans les eaux du havre.
La dimension du lest reflète non seulement la durée de l’époque navale à Richibucto, mais aussi l’étendue de l’influence culturelle et commerciale des diverses entreprises maritimes sur la communauté. Le début de la création de ces îlots de lest à Richibucto remonterait à la fin du XVIIIe siècle avec l’arrivée des premiers colons et commerçants anglophones. À cette époque, on exportait du gaspereau et du bois de charpente aux Antilles. À partir des années 1810, on commença à exporter du bois de construction équarri. Richibucto devint par la suite le port où l’on exporta le bois en provenance de nombreux moulins à scie de la région pour le marché européen. Les îlots de leste sont d’ailleurs déjà indiqués sur des cartes datant de 1827, 1829 et 1839.
Le commerce du bois et de la construction navale prirent un essor sans précédent dans la région de Richibucto, ainsi qu’au Nouveau-Brunswick, après la fin des guerres napoléoniennes en Europe. Dans les années 1820 et 1830, de très grande quantité de bois furent exportée de Richibucto. De plus, de nombreux immigrants, la plupart étant Irlandais et Écossais, arrivèrent sur des vaisseaux qui s’en venaient à Richibucto faire leur chargement de bois. Il en résultat qu’une Société d’immigrants fut fondée pour assister ces nouveaux arrivants. Par exemple, en 1832, quelques 65 passagers arrivèrent sur le vaisseau Isabella en provenance du port irlandais de Carlisle.
En plus du commerce du bois et de la construction navale, Richibucto exportait de grande quantité de poissons. Des usines de transformation et de mise en conserve de poissons, de homards et de fruits de mer telles que celles de Samuels et Levy, de Noble, des O’Leary et de Loggie contribuèrent à cet essor.
Toutes ces activités commerciales maritimes firent de Richibucto le troisième port de mer en importance au Nouveau-Brunswick au XIXe siècle.