Bachand-Larivière House
The Bachand-Larivière House, a cited historic monument, is a French-inspired rural stone dwelling erected in the 18th century. It has a square, one-and-a-half-storey main body covered by a straight-pitched gable roof. The designation also applies to a rectangular wooden shed topped by a mansard roof and built toward the end of the 19th century. The buildings stand on a landscaped lot with a few mature trees. The Bachand-Larivière House is located on a former range road, in an industrial sector of the town of Boucherville.
The heritage value of the Bachand-Larivière House lies in its historical interest. The dwelling, built in the 18th century, bears witness to the development of the seigneury of Boucherville. This fief bore the name seigneury of Îles Percées when Pierre Boucher (1622-1717) came to settle there in 1667. During the 18th century, the settlers who had first established themselves along the St. Lawrence River, in what is now Vieux-Boucherville, gradually moved onto the lands farther south. The range road, set back from which the house stands, was laid out to serve the second concession. The Bachand-Larivière House is today one of the rare surviving 18th-century stone buildings to evoke a stage in the expansion of the seigneury and its rich agricultural past.
The heritage value of the Bachand-Larivière House lies in its architectural interest. It is an example of a French-inspired rural house. This type stems from French know-how and models that were gradually adapted to the particular conditions of the country (climate, availability of materials) and to certain stylistic influences. This architectural tradition continued beyond the Conquest (1760). The Bachand-Larivière House illustrates this type through its low, one-and-a-half-storey stone main body set close to the ground, its straight-pitched gable roof with shallow sprocketed eaves and the asymmetrical arrangement of its openings. This residence also has elements more frequently associated with houses in the Montréal region and neighbouring regions, including an almost square plan and the absence of roughcast on its masonry. The house thus bears witness to a know-how used in rural areas during the 18th century.
The heritage value of the Bachand-Larivière House also lies in the ethnological interest of the shed built toward the end of the 19th century. This secondary building evokes certain practices on Boucherville’s traditional farm complexes. In addition to storing farm implements, the multi-purpose outbuilding probably housed a summer kitchen in the end closest to the house. It thus recalls a practice common in Boucherville in the late 19th century of erecting a shed near the house and using part of it as a summer kitchen. This practice notably helped keep the house free of dirt during work in the fields. In addition, its mansard roof is inspired by Second Empire architecture and bears witness to the vogue this style enjoyed in the late 19th century. It is an original element, since most sheds built in Boucherville have a straight-pitched gable roof.
Maison Bachand-Larivière
La maison Bachand-Larivière, citée monument historique, est une habitation rurale en pierre d’inspiration française érigée au XVIIIe siècle. Elle comporte un corps de logis de plan carré, d’un étage et demi, couvert d’un toit à deux versants droits. La désignation s’applique également à une remise en bois de plan rectangulaire coiffée d’un toit mansardé et construite vers la fin du XIXe siècle. Les bâtiments s’élèvent sur un terrain aménagé qui comporte quelques arbres matures. La maison Bachand-Larivière se situe sur un ancien rang, dans un secteur industriel de la ville de Boucherville.
La valeur patrimoniale de la maison Bachand-Larivière repose sur son intérêt historique. La demeure, construite au XVIIIe siècle, témoigne du développement de la seigneurie de Boucherville. Ce fief porte le nom de seigneurie des Îles Percées lorsque Pierre Boucher (1622-1717) vient s’y établir 1667. Au cours du XVIIIe siècle, les colons qui se sont d’abord établis en bordure du fleuve Saint-Laurent, dans ce qui est aujourd’hui le Vieux-Boucherville, viennent graduellement s’installer sur les terres plus au sud. Le rang en retrait duquel est érigée la maison est aménagé afin de desservir la deuxième concession. La maison Bachand-Larivière constitue aujourd’hui l’un des rares bâtiments en pierre du XVIIIe siècle à subsister pour évoquer une étape dans l’expansion de la seigneurie et son riche passé agricole.
La valeur patrimoniale de la maison Bachand-Larivière repose sur son intérêt architectural. Elle constitue un exemple de maison rurale d’inspiration française. Ce type est issu de savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions particulières du pays (climat, disponibilité des matériaux) et à certaines influences stylistiques. Cette tradition architecturale se poursuit au-delà de la Conquête (1760). La maison Bachand-Larivière est une illustration de ce type par son corps de logis d’un étage et demi en pierre, bas et peu dégagé du sol, son toit à deux versants droits munis de coyaux peu saillants et la disposition asymétrique de ses ouvertures. De plus, cette résidence possède des éléments plus fréquemment associés aux maisons de la région de Montréal et des régions avoisinantes, dont un plan presque carré et l’absence de crépi sur sa maçonnerie. La maison témoigne ainsi d’un savoir-faire en usage dans les milieux ruraux au cours du XVIIIe siècle.
La valeur patrimoniale de la maison Bachand-Larivière repose également sur l’intérêt ethnologique de la remise construite vers la fin du XIXe siècle. Ce bâtiment secondaire évoque certains usages en pratique sur les ensembles agricoles traditionnels de Boucherville. La dépendance aux fonctions multiples a, en plus d’avoir servi à remiser des instruments aratoires, vraisemblablement logé une cuisine d’été dans l’extrémité située le plus près de la maison. Elle rappelle ainsi une pratique courante à Boucherville à la fin du XIXe siècle qui consiste à ériger une remise à proximité de la maison et à en utiliser une partie comme cuisine d’été. Cette pratique permet notamment de préserver la maison de la saleté lors des travaux dans les champs. En outre, son toit mansardé s’inspire de l’architecture Second Empire et témoigne de la vogue que connaît ce style à la fin du XIXe siècle. Il constitue un élément original, car la plupart des remises construites à Boucherville comportent un toit à deux versants droits.