Allandale CNR Station
The complex of structures located at 285 Bradford Street, commonly known as the Allandale CNR Station, is situated on the southwest shoreline of Kempenfeldt Bay, Lake Simcoe, in Barrie. Two of the three buildings were designed in the Italianate style by the Detroit firm of Spier and Rohns in 1904. The complex is also located upon the site of a late twelfth century Iroquoian fishing station.
The exterior and interior features of the complex are protected by an Ontario Heritage Trust conservation easement, as are the lands surrounding the Station. The station was also designated federally under the Heritage Railway Stations Protection Act.
The Allandale Station is associated with the development of a rail network throughout northern Ontario and is an example of station architecture designed by the American firm of Spier and Rohns. The Ontario Simcoe and Huron was the first significant rail system constructed in Upper Canada and reached the shores of Lake Simcoe in 1853. Allandale was selected as a divisional point rather than nearby Barrie where surrounding hills posed greater engineering challenges. Five separate rail lines, which would eventually be amalgamated by the Grand Trunk Railway (GTR), led to and from Allandale. Trains transported cut trees to the lumber mills of Beeton, harvested ice from Kempenfeldt Bay south to Toronto and took wealthy cottagers to Muskoka.
In 1904 the GTR replaced the small existing depot as part of its national upgrading plan. Although railway companies did utilize standard plans for many locations, Allandale was to stand as a ‘flag ship’ station during this competitive period of railway development. High profile terminals were often designed by leading architects who imported the latest American styles, as is the case at Allandale. The Detroit firm of Spier and Rohns, well known for its towered stations, designed an extravagant complex that would become Ontario’s largest wooden railway station.
The dominant characteristics of modern railway architecture were combined with the Italianate style to produce a visually distinctive station. This enabled the architects to integrate the new depot and restaurant into the existing office building, c.1900. Prairie School influences can also be seen in the deep overhanging eaves, low-pitched roofs and the horizontality of the design. Two breezeways with vaulted wooden ceilings connected the three structures and an arcaded loggia on the central restaurant facade helped balance the picturesque depot with the plainer office structure. The compound-angled soffits were clad in horizontal bands of wood and articulated by ornate bracketing common to Italianate villa design. The overall result was a type of pavilion architecture that was popularly used on beach front and summer properties at the time. The depot observation tower provided a vertical counterpoint to the horizontal grouping of structures. The entire complex was painted in the GTR corporate colours of cream and red and the roofs were covered with matching red roof tiles. Custom plaster capitals carved with a GTR insignia sat atop coupled columnettes in the restaurant to further establish the railway’s authority and the station’s significance. The complex has undergone many alterations in the intervening years due to changes in rail transportation but plans for its revitalization are underway.
Materials excavated from the Allandale site confirm that this was the location of a late 12th to early 13th century fishing station related to the Uren substage of the Middle Ontario Iroquoian period. This site is considered rare as only a handful of contemporary sites are known for the Uren period and no other fishing sites have been documented. It is an excellent example of the beginnings of intensified occupation in a frontier area.
The functions of the railway station are met by the design of three separate buildings – the depot, restaurant and office building. The separation and linking by breezeways allowed the complex to follow the shoreline and to be accommodated within the narrow confines of crossing rail lines. The round, elevated waiting room and corner observation tower were strategically located at the eastern end of the site so that travelers could see advancing trains and enjoy the view of the water. The somewhat challenging site creates a scenic setting for the visually eclectic Allandale Station on the shores of Kempenfeldt Bay.
Gare du CN d’Allandale
L’ensemble de structures situé au 285, Bradford Street, communément appelé la gare du CN d’Allandale, se trouve sur la rive sud-ouest de la baie Kempenfeldt, sur le lac Simcoe, à Barrie. Deux des trois bâtiments ont été conçus dans le style italianisant par la firme de Detroit Spier and Rohns en 1904. L’ensemble est également situé sur l’emplacement d’un poste de pêche iroquoien de la fin du XIIe siècle.
Les éléments extérieurs et intérieurs de l’ensemble sont protégés par une servitude patrimoniale de la Fiducie du patrimoine ontarien, tout comme les terrains qui entourent la gare. La gare a également été désignée par le gouvernement fédéral en vertu de la Loi sur la protection des gares ferroviaires patrimoniales.
La gare d’Allandale est associée au développement d’un réseau ferroviaire dans le Nord de l’Ontario et constitue un exemple d’architecture de gare conçue par la firme américaine Spier and Rohns. L’Ontario Simcoe and Huron a été le premier réseau ferroviaire d’importance construit dans le Haut-Canada et a atteint les rives du lac Simcoe en 1853. Allandale a été choisie comme point de division plutôt que Barrie, toute proche, où les collines environnantes posaient de plus grands défis techniques. Cinq lignes ferroviaires distinctes, qui allaient finalement être fusionnées par le Chemin de fer du Grand Tronc (GTR), partaient d’Allandale et y aboutissaient. Les trains transportaient les arbres abattus vers les scieries de Beeton, la glace récoltée dans la baie Kempenfeldt vers Toronto, au sud, et les riches villégiateurs vers Muskoka.
En 1904, le Grand Tronc a remplacé le petit dépôt existant dans le cadre de son plan national de modernisation. Bien que les compagnies ferroviaires aient utilisé des plans types pour de nombreux emplacements, Allandale devait être une gare « vitrine » en cette période de développement ferroviaire concurrentiel. Les gares prestigieuses étaient souvent conçues par des architectes de premier plan qui importaient les plus récents styles américains, comme ce fut le cas à Allandale. La firme de Detroit Spier and Rohns, bien connue pour ses gares à tour, a conçu un ensemble extravagant qui allait devenir la plus grande gare ferroviaire en bois de l’Ontario.
Les caractéristiques dominantes de l’architecture ferroviaire moderne ont été combinées au style italianisant pour produire une gare visuellement distinctive. Cela a permis aux architectes d’intégrer le nouveau dépôt et le restaurant à l’immeuble de bureaux existant, construit vers 1900. On observe également des influences de l’école de la Prairie dans les avant-toits profonds en saillie, les toits à faible pente et l’horizontalité de la conception. Deux passages couverts aux plafonds de bois voûtés reliaient les trois structures, et une loggia à arcades sur la façade du restaurant central contribuait à équilibrer le dépôt pittoresque et l’immeuble de bureaux plus sobre. Les soffites à angles composés étaient revêtus de bandes horizontales de bois et ponctués de consoles ornées, courantes dans la conception des villas italianisantes. Le résultat d’ensemble était un type d’architecture de pavillon couramment utilisé à l’époque pour les propriétés de bord de plage et de villégiature estivale. La tour d’observation du dépôt formait un contrepoint vertical au groupement horizontal des structures. Tout l’ensemble était peint aux couleurs du Grand Tronc, crème et rouge, et les toits étaient couverts de tuiles rouges assorties. Des chapiteaux de plâtre faits sur mesure et sculptés de l’emblème du Grand Tronc surmontaient des colonnettes jumelées dans le restaurant, afin d’affirmer davantage l’autorité de la compagnie ferroviaire et l’importance de la gare. L’ensemble a subi de nombreuses modifications au fil des ans en raison de l’évolution du transport ferroviaire, mais des projets de revitalisation sont en cours.
Les matériaux mis au jour sur le site d’Allandale confirment qu’il s’agissait de l’emplacement d’un poste de pêche de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, lié à la sous-phase Uren de la période iroquoienne moyenne de l’Ontario. Ce site est considéré comme rare, car on ne connaît qu’une poignée de sites contemporains de la période Uren et aucun autre site de pêche n’a été documenté. Il s’agit d’un excellent exemple des débuts d’une occupation intensifiée dans une région frontalière.
Les fonctions de la gare ferroviaire sont assurées par trois bâtiments distincts : le dépôt, le restaurant et l’immeuble de bureaux. Leur séparation et leur liaison par des passages couverts ont permis à l’ensemble de suivre le rivage et de s’insérer dans l’espace étroit délimité par les voies ferrées qui se croisent. La salle d’attente ronde et surélevée et la tour d’observation d’angle ont été placées de façon stratégique à l’extrémité est du site, afin que les voyageurs puissent voir arriver les trains et profiter de la vue sur l’eau. Ce site quelque peu difficile crée un cadre pittoresque pour la gare d’Allandale, visuellement éclectique, sur les rives de la baie Kempenfeldt.