Pointe-Claire Windmill
The Pointe-Claire windmill, a classified archaeological property, was built in 1709. This cylindrical fieldstone tower is topped by a conical roof and fitted with a four-sail rotor. Erected on a point of land that juts out into lac Saint-Louis, the windmill stands in flat, open surroundings, near a convent, in the municipal borough of Pointe-Claire in the city of Montréal.
The heritage value of the Pointe-Claire windmill lies in its technological interest. In this type of mill, the force of the wind drives the sails, which transmit the rotary motion to the machinery. Like several windmills erected in the St. Lawrence Valley from the 17th to the 19th century, the Pointe-Claire mill is set in flat, open surroundings, on the shores of lac Saint-Louis, in order to take advantage of the prevailing winds. Although the building no longer contains its internal machinery, it nevertheless remains an evocative witness to a former production technique.
The heritage value of the mill also lies in its representativeness of a type of industrial building, the flour mill. Like the other tower mills, the Pointe-Claire windmill has a massive cylindrical fieldstone body, here three storeys high, topped by a conical roof. The two ground-floor doors, diametrically opposed, are oriented according to the prevailing winds. It is equipped with a four-sail rotor, placed in the centre of a gable located at the base of the roof, and with a tail, a long oblique pole used to turn the roof so as to position the sails according to the wind. These elements are among the components essential to the operation of a flour mill.
The heritage value of the mill further lies in its historical importance. A flour mill such as this one is described as “banal,” because the seigneurial system required seigneurs to build a mill for their censitaires, who had to have their grain ground there and pay in return a milling fee known as the droit de banalité. The Pointe-Claire mill was built in 1709 for the Sulpicians, seigneurs of the Île de Montréal since 1663, on a portion of land they had reserved for themselves in 1698 within one of their concessions. They leased it to millers who were responsible for operating, maintaining and repairing it while collecting the annual shares owed to the seigneur. This mill bears witness to the importance of the Sulpicians in the development of Montréal and, more generally, to the influence of religious communities in the colony under the French Regime.
The heritage value of the mill also lies in its functional interest. In addition to its primary purpose, grinding the censitaires’ grain, this mill served a defensive function. Equipped with loopholes, it served as a redoubt, thus providing a relative measure of security to Pointe-Claire. This use also applied to other mills located around lac Saint-Louis, whose shores were frequented by the Iroquois, such as those at Senneville and Châteauguay. In 1729, the Pointe-Claire mill was also surrounded by a palisade of stakes. When it was taken out of service between 1880 and 1885, it was used as an observatory. Its conical roof was then replaced by a flat terrace roof, which served as a support for a wind turbine driving the pump that supplied the private water system of the convent of the Sisters of the Congrégation de Notre-Dame. Finally, owing to its location at the tip of the point that juts out into lac Saint-Louis, it is an important visual landmark in the landscape. This mill thus reveals several functions that have been associated with tower mills over the centuries.
Finally, the heritage value of the mill lies in its rarity and age. Only about twenty windmills remain in Québec, and the Pointe-Claire mill, built in 1709, is one of the oldest. In addition to being an example of the first establishments in the seigneury of the Île de Montréal, granted to the Sulpicians in 1663, it embodies a technology that has now disappeared.
Moulin à vent de Pointe-Claire
Le moulin à vent de Pointe-Claire, classé bien archéologique, est construit en 1709. Cette tour cylindrique en pierre des champs est coiffée d’un toit conique et munie d’une hélice à quatre ailes. Érigé sur une pointe de terre qui s’avance dans le lac Saint-Louis, le moulin à vent s’élève dans un environnement au relief plat et dégagé, à proximité d’un couvent, dans l’arrondissement municipal de Pointe-Claire de la ville de Montréal.
La valeur patrimoniale du moulin à vent de Pointe-Claire repose sur son intérêt technologique. Dans ce type de moulin, la force du vent actionne les ailes qui transmettent le mouvement de rotation aux mécanismes. À l’instar de plusieurs moulins à vent érigés du XVIIe au XIXe siècle dans la vallée du Saint-Laurent, celui de Pointe-Claire est implanté dans un environnement au relief plat et dégagé, aux abords du lac Saint-Louis, afin de tirer profit des vents dominants. L’édifice, qui ne contient plus ses mécanismes internes, constitue néanmoins un témoin évocateur d’une ancienne technique de production.
La valeur patrimoniale du moulin repose aussi sur sa représentativité par rapport à un type de bâtiment industriel, le moulin à farine. Comme les autres moulins-tours, le moulin à vent de Pointe-Claire présente un corps de bâtiment massif en pierre des champs de forme cylindrique, ici à trois niveaux, coiffé d’un toit conique. Les deux portes au rez-de-chaussée, diamétralement opposées, sont orientées en fonction des vents dominants. Il est doté d’une hélice à quatre ailes, placée au centre d’un pignon situé à la base du toit, et d’une queue, longue tige oblique servant à faire tourner le toit afin de positionner les ailes selon le vent. Ces éléments font partie des composantes essentielles au fonctionnement d’un moulin à farine.
La valeur patrimoniale du moulin repose également sur son importance historique. Un moulin à farine comme celui-ci est dit « banal », car le régime seigneurial impose aux seigneurs l’obligation de construire un moulin pour leurs censitaires, qui doivent y faire moudre leur grain et payer en retour un droit de mouture, nommé le droit de banalité. Le moulin de Pointe-Claire est construit en 1709 pour les Sulpiciens, seigneurs de l’île de Montréal depuis 1663, sur une portion de terre qu’ils se sont réservée en 1698 dans l’une de leurs concessions. Ils le louent à bail à des meuniers qui ont pour charge de l’exploiter, de l’entretenir et de le réparer en percevant les quote-parts annuelles dues au seigneur. Ce moulin témoigne de l’importance des Sulpiciens dans le développement de Montréal et, de façon plus générale, de l’influence des communautés religieuses dans la colonie sous le Régime français.
La valeur patrimoniale du moulin repose en outre sur son intérêt fonctionnel. Outre sa vocation première, moudre le grain des censitaires, ce moulin a rempli une fonction défensive. Muni de meurtrières, il sert de redoute, assurant ainsi une sécurité relative à Pointe-Claire. Cet usage s’applique aussi à d’autres moulins situés autour du lac Saint-Louis, dont les rives sont fréquentées par les Iroquois, tels ceux de Senneville et de Châteauguay. En 1729, le moulin de Pointe-Claire est également entouré d’une enceinte de pieux. Lorsqu’il est désaffecté entre 1880 et 1885, il est utilisé comme observatoire. Son toit conique est alors remplacé par un toit en terrasse et sert de support à une éolienne activant la pompe qui alimente l’aqueduc privé du couvent des soeurs de la congrégation de Notre-Dame. Finalement, par sa situation à l’extrémité de la pointe qui s’avance dans le lac Saint-Louis, il constitue un repère visuel important dans le paysage. Ce moulin est donc révélateur de plusieurs fonctions qui ont été associées aux moulins-tours au cours des siècles.
La valeur patrimoniale du moulin repose enfin sur sa rareté et son ancienneté. Le Québec ne compte plus qu’une vingtaine de moulins à vent et celui de Pointe-Claire, construit en 1709, est l’un des plus anciens. En plus de constituer un exemple des premiers établissements de la seigneurie de l’île de Montréal, concédée aux Sulpiciens en 1663, il incarne une technologie aujourd’hui disparue.