Perrine-Charles-Cherrier House
The Perrine-Charles-Cherrier house, classified in 1966, is a mixed-use urban residence built in 1813 and enlarged in 1817. The two-and-a-half-storey rectangular stone building is capped with a gambrel roof. The house is located near place Jacques-Cartier, in the borough of Ville-Marie in the city of Montréal.
The Perrine-Charles-Cherrier house is part of the Montréal historic district. It is close to three other classified properties: the Marie-Pierre-Viger house, the Auberge Del Vecchio and the Pierre-Del Vecchio warehouse.
The heritage value of the Perrine-Charles-Cherrier house lies in its urban planning interest. In the early 19th century, the use of horse-drawn vehicles spread in towns, and a new type of subdivision developed. Lots were laid out so as to create lanes that made properties accessible from the rear. The Perrine-Charles-Cherrier house occupies only part of the width of the lot. The space behind the building and the neighbouring buildings allowed the Viger family to create a passage, the “ruelle Viger” (rue Saint-Amable), linking rue Saint-Vincent and place du Marché-Neuf (place Jacques-Cartier). The Perrine-Charles-Cherrier house thus bears witness to the adaptation of subdivision to new modes of circulation.
The heritage value of the Perrine-Charles-Cherrier house also lies in its architectural interest. The building is representative of Montréal urban houses of the first half of the 19th century. These residences still bear the mark of know-how of French origin, while incorporating elements of Neoclassicism introduced by architects and builders of British origin. The Perrine-Charles-Cherrier house illustrates this type through its rubblestone masonry, its cut-stone surrounds and quoins, its firewall, its small-paned casement windows and the regular arrangement of its openings. It is distinguished, however, by its gambrel roof and its shed dormers, which were rare architectural features at the time.
The heritage value of this house also lies in its association with the Vigers, an important Montréal family related to the Cherriers and the Papineaus. The residence was built in 1813 and enlarged in 1817 for Périne-Charles Cherrier (1746-1823), widow of Denis Viger (1741-1805), merchant and politician, and mother of Denis-Benjamin Viger (1774-1861), the leading figure of this family. The political career of the latter, who was also a lawyer and journalist, spanned from 1808 to 1858. He was one of the main inspirers of the ideology of the Parti canadien, and later of the Patriote party. At the time of the Rebellions of 1837 and 1838, he was among the Patriote leaders who were imprisoned as a preventive measure. The Cherriers and the Vigers owned many properties in Montréal, notably in Vieux-Montréal.
Maison Perrine-Charles-Cherrier
La maison Perrine-Charles-Cherrier, classée en 1966, est une demeure urbaine à fonction mixte construite en 1813 et agrandie en 1817. L’immeuble en pierre de plan rectangulaire, à deux étages et demi, est coiffé d’un toit brisé. La maison est située à proximité de la place Jacques-Cartier, dans l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.
La maison Perrine-Charles-Cherrier fait partie de l’arrondissement historique de Montréal. Elle avoisine trois autres biens classés, soit la maison Marie-Pierre-Viger, l’auberge Del Vecchio et l’entrepôt Pierre-Del Vecchio.
La valeur patrimoniale de la maison Perrine-Charles-Cherrier repose sur son intérêt urbanistique. Au début du XIXe siècle, l’usage de la voiture à cheval se répand dans les villes, et un nouveau type de lotissement se développe. Les lots sont aménagés de façon à créer des ruelles, qui rendent les propriétés accessibles par l’arrière. La maison Perrine-Charles-Cherrier n’occupe qu’une partie de la largeur du lot. L’espace à l’arrière de l’immeuble et des bâtiments voisins permet à la famille Viger de créer un passage, la « ruelle Viger » (rue Saint-Amable), qui relie la rue Saint-Vincent et la place du Marché-Neuf (place Jacques-Cartier). La maison Perrine-Charles-Cherrier témoigne ainsi de l’adaptation du lotissement aux nouveaux modes de circulation.
La valeur patrimoniale de maison Perrine-Charles-Cherrier repose également sur son intérêt architectural. L’édifice est représentatif des maisons urbaines montréalaises de la première moitié du XIXe siècle. Ces résidences portent encore la marque des savoir-faire d’origine française, tout en intégrant des éléments issus du néoclassicisme, introduit par les architectes et les entrepreneurs d’origine britannique. La maison Perrine-Charles-Cherrier est une illustration de ce type par sa maçonnerie en moellons, ses chambranles et ses chaînes d’angle en pierre de taille, son mur coupe-feu, ses fenêtres à battants à petits carreaux ainsi que l’ordonnance régulière de ses ouvertures. Elle se distingue toutefois par son toit brisé et ses lucarnes en chien assis, qui constituent alors des composantes architecturales rares.
La valeur patrimoniale de cette maison repose aussi sur son association avec les Viger, une importante famille de Montréal apparentée aux Cherrier et aux Papineau. La demeure est construite en 1813 et agrandie en 1817 pour Périne-Charles Cherrier (1746-1823), veuve de Denis Viger (1741-1805), marchand et homme politique, et mère de Denis-Benjamin Viger (1774-1861), figure principale de cette famille. La carrière politique de ce dernier, qui est aussi avocat et journaliste, s’étend de 1808 à 1858. Il est l’un des principaux inspirateurs de l’idéologie du parti canadien, puis du parti patriote. Au moment des rébellions de 1837 et de 1838, il fait partie des chefs patriotes qui sont emprisonnés de manière préventive. Les Cherrier et les Viger possédaient de nombreuses propriétés à Montréal, et notamment dans le Vieux-Montréal.