Opens in a new tab
poimap.ca
← Back to map · Retour à la carte
English

Notre-Dame-de-la-Victoire Church

The église Notre-Dame-de-la-Victoire, a classified historic monument, is a Neoclassical place of worship of the Catholic tradition erected in 1850 and 1851 and enlarged twice between 1854 and 1896. The two-storey Neoclassical cut-stone building has a Latin-cross plan consisting of a rectangular nave with three aisles, a transept and a narrower choir ending in a semicircular apse. It is topped by a straight-pitched gable roof with hips at the transept. The monumental five-bay façade includes a central projecting bay adorned with a pediment and a crowning element. It is surmounted by a bell tower with two lanterns topped by a spire. A campanile is set at the crossing of the transept. The rectangular two-storey sacristy in rusticated stone, on a raised foundation, is attached to the apse in line with the choir. Adjoining the presbytery, the church stands set back from the street on landscaped, tree-planted grounds. The complex occupies a plateau overlooking the city of Lévis and the St. Lawrence River. Located at the heart of Vieux-Lévis, it neighbours, among others, the maison Alphonse-Desjardins, a classified historic monument.

The heritage value of the église Notre-Dame-de-la-Victoire lies in its architectural interest. The building evokes the persistence of the Neoclassical spirit in the construction of Québec Catholic churches in the mid-19th century. Having appeared in Europe at the end of the 18th century, Neoclassicism was introduced into Québec by British architects and builders and was also disseminated through treatises and pattern books in the first half of the following century. Favoured by the clergy, this style was frequently used in religious architecture, notably by Thomas Baillairgé (1791-1859). The église Notre-Dame-de-la-Victoire, built in 1850 and 1851 and enlarged at the east end in 1854 and 1855, belongs to this tradition through, among other things, its cut-stone masonry, the composition of the façade marked by cornice returns and including a central projecting bay adorned with a pediment and a crowning element, the regular arrangement of the round-arched openings, and the string courses. It was erected by the contractor David Dussault (1811-1875) and the mason Augustin Trépanier (1811-1865), as well as by the carpenter Régis Audet dit Lapointe (born in 1801). It is the most important and best-preserved example of the school of Thomas Baillairgé. It reflects the architect’s influence beyond his retirement from practice, through tradesmen often trained on his worksites.

The heritage value of the church lies in the interest of its interior decor. The Neoclassical decor of the place of worship is typical of the production of the school of Thomas Baillairgé. For several churches in the Québec region, the architect designed interiors with tiered side aisles separated from the central nave by arcades. The decor of the église Notre-Dame-de-la-Victoire, executed from 1853 by the sculptor André Paquet (1799-1860), a disciple of Baillairgé, reveals the master’s influence. The ground floor is treated as a base and marked by massive piers supporting the galleries, which form the principal storey punctuated by an elegant Ionic colonnade. Baillairgé’s aesthetic is also present in the rigorous arrangement of the decorative elements, carefully carved by Paquet. This interior is one of the most accomplished surviving examples of the production of the school of Thomas Baillairgé. Furthermore, the architect David Ouellet (1844-1915) contributed to the interior decor by refitting it in 1895 and 1896. The place of worship received new furnishings, including the altar tombs and the pews. In addition, Ouellet drew up the plans for the current sacristy, which reflects the eclecticism in vogue among the Catholic clergy at the turn of the 20th century. The woodwork of the Congregation chapel on the second floor, as well as its false cloister vault, are exceptional. The église Notre-Dame-de-la Victoire thus bears witness to two trends that marked religious architecture in the 19th century.

The heritage value of the church lies in its historical and landscape interest. Located on a plateau overlooking the St. Lawrence, the building dominates the heights of Lévis and is visible from a great distance, notably from Québec. The site had been chosen by General James Wolfe (1727-1759) in 1759 to install the cannon battery intended to bombard that city. The presence of the church also encouraged the establishment of important institutional buildings, such as the Collège de Lévis and the former convent, and the construction of many fine houses nearby. Located at the heart of Vieux-Lévis, the religious complex neighbours the maison Alphonse-Desjardins, a classified historic monument. The église Notre-Dame-de-la-Victoire is thus a highly symbolic historic place and, together with the surrounding buildings, forms the most imposing institutional centre in the region.

Français

Église Notre-Dame-de-la-Victoire

L’église Notre-Dame-de-la-Victoire, classée monument historique, est un lieu de culte de tradition catholique de style néoclassique érigé en 1850 et 1851 et agrandi à deux reprises entre 1854 et 1896. L’édifice néoclassique en pierre de taille à deux étages présente un plan en croix latine composé d’une nef rectangulaire à trois vaisseaux, d’un transept et d’un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Il est coiffée d’un toit à deux versants droits muni de croupes au transept. La façade monumentale à cinq travées comprend un avant-corps central orné d’un fronton et d’un couronnement. Elle est surmontée d’un clocher à deux lanternes terminé par une flèche. Un campanile est disposé à la croisée du transept. La sacristie rectangulaire en pierre à bossage, à deux étages et à soubassement surhaussé, est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur. Contiguë au presbytère, l’église s’élève en retrait de la voie publique, sur un terrain paysager planté d’arbres. L’ensemble occupe un plateau surplombant la ville de Lévis et le fleuve Saint-Laurent. Situé au coeur du Vieux-Lévis, il voisine notamment la maison Alphonse-Desjardins, classée monument historique.

La valeur patrimoniale de l’église Notre-Dame-de-la-Victoire repose sur son intérêt architectural. L’édifice évoque la persistance de l’esprit néoclassique dans la construction des églises catholiques québécoises au milieu du XIXe siècle. Apparu en Europe à la fin du XVIIIe siècle, le néoclassicisme est introduit au Québec par les architectes et les entrepreneurs britanniques et est également diffusé grâce aux traités et aux livres de modèles, dans la première moitié du siècle suivant. Prisé par le clergé, ce style est fréquemment utilisé en architecture religieuse, notamment par Thomas Baillairgé (1791-1859). L’église Notre-Dame-de-la-Victoire, construite en 1850 et 1851 et agrandie par le chevet en 1854 et 1855, s’inscrit dans cette tradition entre autres par la maçonnerie en pierre de taille, la composition de la façade marquée par les retours de corniche et comprenant un avant-corps central orné d’un fronton et d’un couronnement, la disposition régulière des ouvertures en arc cintré et les bandeaux. Elle a été érigée par l’entrepreneur David Dussault (1811-1875) et le maçon Augustin Trépanier (1811-1865), ainsi que par le charpentier Régis Audet dit Lapointe (né en 1801). Il s’agit du témoin le plus important et le mieux conservé de l’école de Thomas Baillairgé. Elle reflète l’influence de l’architecte au-delà de son retrait de la pratique, par l’entremise d’hommes de métier souvent formés dans ses chantiers.

La valeur patrimoniale de l’église repose sur l’intérêt de son décor intérieur. Le décor du lieu de culte, de style néoclassique, est typique de la production de l’école de Thomas Baillairgé. L’architecte a conçu pour plusieurs églises de la région de Québec des intérieurs dotés de collatéraux étagés, séparés de la nef centrale par des arcades. Le décor de l’église Notre-Dame-de-la-Victoire, réalisé à partir de 1853 par le sculpteur André Paquet (1799-1860), disciple de Baillairgé, révèle l’influence du maître. Le rez-de-chaussée est traité en soubassement et marqué par des piliers massifs soutenant les galeries, qui forment le bel étage rythmé par une élégante colonnade ionique. L’esthétique de Baillairgé est aussi présente dans l’ordonnance rigoureuse des éléments décoratifs, sculptés avec soin par Paquet. Cet intérieur est l’un des exemples subsistants les plus achevés de la production de l’école de Thomas Baillairgé. Par ailleurs, l’architecte David Ouellet (1844-1915) a contribué au décor intérieur en le réaménageant en 1895 et 1896. Le lieu de culte est doté de nouvelles pièces de mobilier, dont les tombeaux d’autel et les bancs. En outre, Ouellet a dressé les plans de la sacristie actuelle, qui traduit l’éclectisme en vogue auprès du clergé catholique au tournant du XXe siècle. Les boiseries de la chapelle de la Congrégation, au second étage, de même que sa fausse voûte en arc-de-cloître, sont exceptionnelles. L’église Notre-Dame-de-la Victoire témoigne ainsi de deux courants qui ont marqué l’architecture religieuse au XIXe siècle.

La valeur patrimoniale de l’église repose sur son intérêt historique et paysager. Situé sur un plateau qui surplombe le Saint-Laurent, l’édifice domine les hauteurs de Lévis et est visible à bonne distance, notamment de Québec. L’endroit avait été choisi par le général James Wolfe (1727-1759) en 1759 pour y installer la batterie de canons destinée à bombarder cette ville. La présence de l’église a aussi favorisé l’établissement d’édifices institutionnels d’importance, tels que le Collège de Lévis et l’ancien couvent, et la construction de nombreuses maisons cossues à proximité. Situé coeur du Vieux-Lévis, l’ensemble religieux voisine la maison Alphonse-Desjardins, classée monument historique. L’église Notre-Dame-de-la-Victoire est ainsi un lieu historique hautement symbolique et forme avec les bâtiments environnants le plus imposant centre institutionnel de la région.

Location: Rue Notre-Dame, Lévis
Emplacement : Rue Notre-Dame, Lévis
Coordinates · Coordonnées: 46.810060, -71.181890
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
⚑ Report a problem with this marker · Signaler un problème