Milby School
The Milby school, a cited historic monument, is a school building constructed in 1825. The rectangular, one-storey wooden building is topped by a gable roof. A porch is set on one of the façades and an annex is attached to the side. The Milby school is set slightly back from the road, on an open lot, in the municipality of Waterville.
The heritage value of the Milby school lies in its interest for the history of educational institutions. It is an early witness to the existence of rural concession-road schools (écoles de rang). These small schools often had a single room. The schools were built every two or three kilometres and were intended to educate the children of the surrounding area. In the early years of the settlement of the hamlet of Milby, classes were held in private homes. From 1820, the number of pupils was sufficient and a teacher was hired, then another took over from 1822 to 1825. In 1825, residents of the area sent a petition to the lieutenant governor, calling for the construction of a school. Thanks to the contribution of the Royal Institution for the Advancement of Learning, it was established that same year. In 1829, the government of Lower Canada enacted the Loi des écoles de syndics. This act made it possible to elect commissioners responsible for administering the schools and to grant subsidies to pay teachers’ salaries. The Milby school benefited from this measure. The elementary school took in pupils until the late 1940s. A centralized education system was then introduced, and transportation of young people was made easier. It is one of the few rural schools built before 1829 that survive in Québec.
The heritage value of the Milby school also lies in its historical interest. This building is an important witness to the settlement of the southern Cantons-de-l’Est. Like many villages in the region, the hamlet of Milby was founded by people from New England. The brothers Cornelius and Abraham Hyatt arrived in 1793 and 1795, then families from Vermont settled there around the turn of the 19th century. Most of the settlers from the northeastern United States were of the Protestant tradition. They attached great importance to teaching children to read so that they could read the Bible. This school is probably one of the oldest remaining traces of the hamlet of Milby.
The heritage value of the Milby school also lies in its architectural interest. It bears witness to the influence of the vernacular domestic architecture of New England in the early 19th century. Vernacular architecture is architecture specific to a region, built with local resources and perpetuating traditional construction methods. That of the early 19th century in the northeastern United States was influenced by the Neoclassical movement. However, modest buildings reduced this style, essentially retaining the rectangular plan and symmetrical composition. The Milby school, dating from 1825, belongs to this vernacular current with its rectangular plan, its gable roof and the symmetrical arrangement of its sash windows. Simplicity of line and lack of ornamentation also characterize this architecture. The building’s only ornaments are its casings, a cornice and corner boards. In addition, it is clad with clapboard, a siding widely used in New England in the early 19th century. The modest architecture of the Milby school reflects the rural setting in which it stands.
École Milby
L’école Milby, citée monument historique, est un établissement scolaire construit en 1825. Le bâtiment en bois, de plan rectangulaire à un étage, est coiffé d’un toit à deux versants droits. Un porche est aménagé sur l’une des façades et une annexe est accolée latéralement. L’école Milby est située légèrement en retrait de la route, sur un terrain dégagé, dans la municipalité de Waterville.
La valeur patrimoniale de l’école Milby repose sur son intérêt pour l’histoire des institutions scolaires. Elle est un témoin ancien de l’existence des écoles de rang. Ces petits établissements scolaires possèdent souvent une seule pièce. Les écoles sont construites tous les deux ou trois kilomètres et sont destinées à l’instruction des enfants des environs. Dans les premières années de la colonisation du hameau de Milby, les cours sont donnés dans des résidences privées. À partir de 1820, le nombre d’élèves est suffisant et un instituteur est engagé, puis un autre prend la relève de 1822 à 1825. En 1825, des habitants de la région envoient une pétition au lieutenant-gouverneur. Ceux-ci réclament la construction d’une école. Grâce à la contribution de la Royal Institution for the Advancement of Learning, elle est implantée la même année. En 1829, le gouvernement du Bas-Canada promulgue la Loi des écoles de syndics. Cette loi permet d’élire des commissaires chargés de l’administration des écoles et d’accorder des subventions pour payer le salaire des maîtres. L’établissement de Milby profite de cette mesure. L’école élémentaire accueille des élèves jusqu’à la fin des années 1940. Ensuite, un système d’éducation centralisé est instauré, et le transport des jeunes est facilité. Il s’agit d’une des rares écoles rurales construites avant 1829 subsistant sur le territoire québécois.
La valeur patrimoniale de l’école Milby repose aussi sur son intérêt historique. Ce bâtiment constitue un témoin important du peuplement du sud des Cantons-de-l’Est. Comme de nombreux villages de la région, le hameau de Milby est fondé par des personnes originaires de la Nouvelle-Angleterre. Les frères Cornelius et Abraham Hyatt arrivent en 1793 et 1795, puis des familles en provenance du Vermont s’y installent au tournant du XIXe siècle. La majorité des colons en provenance du nord-est des États-Unis sont de tradition protestante. Ils accordent une grande importance à l’alphabétisation des enfants dans le but de lire la Bible. Cette école constitue probablement l’un des plus anciens vestiges du hameau de Milby.
La valeur patrimoniale de l’école Milby repose également sur son intérêt architectural. Elle témoigne de l’influence de l’architecture domestique vernaculaire de la Nouvelle-Angleterre au début du XIXe siècle. L’architecture vernaculaire est celle propre à une région, réalisée avec les ressources locales et perpétuant les modes de construction traditionnels. Celle du début du XIXe siècle, dans le nord-est des États-Unis, est influencée par le courant néoclassique. Toutefois, les constructions modestes réduisent ce style en gardant essentiellement le plan rectangulaire et la symétrie de la composition. L’école Milby, datant de 1825, s’inscrit dans ce courant vernaculaire avec son plan rectangulaire, son toit à deux versants droits et la disposition symétrique des fenêtres à guillotine. La simplicité des lignes et le dépouillement d’ornementation caractérisent également cette architecture. Le bâtiment possède pour seuls ornements des chambranles, une corniche et des planches cornières. De plus, il est recouvert de planches à clins, un parement largement utilisé au début du XIXe siècle en Nouvelle-Angleterre. L’architecture modeste de l’école Milby témoigne du milieu rural dans lequel elle est implantée.