Manoir-Dénéchaud Historic Site
The Manoir-Dénéchaud Historic Site, classified in 1980, is a property containing the remains of a former seigneurial domain. The remains of the manor’s chimney and stones on the ground are among the elements still visible. The Manoir-Dénéchaud Historic Site is located between the road and the St. Lawrence River, in a municipal park in Berthier-sur-Mer. A site listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec is associated with the property.
The heritage value of the Manoir-Dénéchaud Historic Site lies in its historical interest. The location was frequented by Amerindians in prehistoric times. In 1720, the seigneur of Bellechasse, Nicolas Blaise des Bergères de Rigauville (1679-1739), had a manor built there. In 1780, the Bergères de Rigauville family bequeathed the seigneury to the Hôpital général de Québec. The merchant and politician Claude Dénéchau (1768-1836) acquired the manor and the seigneurial domain in 1811. Two years later, he leased the rest of the seigneury from the Hôpital général, which still owned it, under a 29-year emphyteutic lease. That same year, Dénéchau had a new seigneurial residence built. The old manor was annexed and converted into a kitchen. A dairy was also built nearby. In the mid-19th century, the seigneurial domain was divided into several lots. The manor passed through the hands of numerous owners. It served notably as an inn for sailors passing through the Berthier wharf. Between 1940 and 1980, the manor fell into ruin. It burned in 1991. Today, a chimney and stones on the ground bear witness to the history of this former seigneurial domain.
The heritage value of the Manoir-Dénéchaud Historic Site also lies in its archaeological interest. Excavations have confirmed the exceptional prehistoric and historic potential of the site. They revealed traces of Amerindian occupation from the Archaic and Woodland periods (1,000 to 1,500 years before present), the natural harbour being a favoured campsite during fishing and hunting activities. The site also contains the remains of the former seigneurial domain, which included notably the manor and a dairy.
Site historique du Manoir-Dénéchaud
Le site historique du Manoir-Dénéchaud, classé en 1980, est un terrain comprenant les vestiges d’un ancien domaine seigneurial. Les restes de la cheminée du manoir ainsi que des pierres au sol figurent parmi les éléments toujours visibles. Le site historique du Manoir-Dénéchaud est situé entre la voie publique et le fleuve Saint-Laurent, dans un parc municipal de Berthier-sur-Mer. Un site inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé au lieu.
La valeur patrimoniale du site historique du Manoir-Dénéchaud repose sur son intérêt historique. L’emplacement est fréquenté par les Amérindiens pendant la préhistoire. En 1720, le seigneur de Bellechasse, Nicolas Blaise des Bergères de Rigauville (1679-1739), s’y fait construire un manoir. En 1780, la famille Bergères de Rigauville lègue la seigneurie à l’Hôpital général de Québec. Le marchand et homme politique Claude Dénéchau (1768-1836) fait l’acquisition du manoir et du domaine seigneurial en 1811. Deux ans plus tard, il loue le reste de la seigneurie de l’Hôpital général qui en est toujours propriétaire, par un bail emphytéotique de 29 ans. La même année, Dénéchau fait ériger une nouvelle résidence seigneuriale. L’ancien manoir est annexé et transformé en cuisine. Une laiterie est également bâtie à proximité. Au milieu du XIXe siècle, le domaine seigneurial est divisé en plusieurs lots. Le manoir passe entre les mains de nombreux propriétaires. Il sert notamment d’auberge pour accueillir les marins de passage au quai de Berthier. Entre 1940 et 1980, le manoir tombe en ruine. Il est incendié en 1991. De nos jours, une cheminée et des pierres au sol témoignent de l’histoire de cet ancien domaine seigneurial.
La valeur patrimoniale du site historique du Manoir-Dénéchaud repose aussi sur son intérêt archéologique. Des fouilles ont confirmé le potentiel préhistorique et historique exceptionnel du lieu. Elles ont révélé des traces d’une occupation amérindienne des périodes archaïque et sylvicole (1 000 à 1 500 ans avant aujourd’hui), le havre naturel étant un endroit privilégié de campement lors des activités de pêche et de chasse. Le site contient aussi les vestiges de l’ancien domaine seigneurial, qui comprenait notamment le manoir et une laiterie.