L’Archevêque House
L’Archevêque House, a cited historic monument, is a building combining residential and commercial functions, constructed in 1891. The rectangular three-storey building is topped by a false mansard roof. The main façade is set at an angle and features a turret-like projecting volume overhanging the ground-floor commercial entrance. L’Archevêque House, built on a corner lot, is located in the dense urban fabric of a working-class neighbourhood in the Ville-Marie borough of the city of Montréal.
The heritage value of L’Archevêque House lies in its architectural interest. The architecture of the property, which resembles that of the faubourg house, is distinguished by the eclecticism of its architectural and decorative treatment, carried out to plans by Louis-Roch Montbriand (1860-1923) for Stanislas L’Archevêque. Eclecticism, which marks Québec architecture in the late 19th century, is expressed in the combination of forms and motifs drawn from different architectural styles. For example, the columns with Corinthian capitals and the triangular pediments of the dormers evoke the classical tradition, the false mansard recalls Second Empire architecture, while the corner turret with its conical roof belongs rather to the Queen Anne Revival vocabulary. In addition, this house stands out for its narrow façade developed on a 45-degree canted corner. It is here that most of the decorative program is concentrated: the shop entrance is framed by cast-iron columns, and a corner turret is formed by the stacking of semicircular balconies on the upper floors, with ornamental wooden railings. A conical slate roof with fish-scale patterns caps the top of the turret.
The heritage value of L’Archevêque House also lies in the integrity of its architectural components. All the elements and materials that contribute to the ornamentation of the house and that evoke the social status of the owner and the commercial function of the place have been preserved. This integrity supports the architectural interest of the building.
The heritage value of L’Archevêque House further lies in its exemplary character. It has a layout characteristic of neighbourhood shops: the commercial function is housed on the ground floor and the owner’s dwelling occupies the upper floors. In addition, the visual importance of the building is accentuated by its position at the head of a block, which allowed the architect to provide shop windows on two separate façades. L’Archevêque House is a typical example of the neighbourhood grocery stores that developed in working-class residential areas in late 19th-century Montréal.
Maison L'Archevêque
La maison L’Archevêque, citée monument historique, est un immeuble combinant les fonctions résidentielle et commerciale, construit en 1891. L’édifice de plan rectangulaire à trois étages est coiffé d’un toit en fausse mansarde. La façade principale est disposée en angle et reçoit un volume saillant en forme de tourelle qui surplombe l’entrée commerciale du rez-de-chaussée. La maison L’Archevêque, érigée en coin d’îlot, est située dans un tissu urbain dense d’un quartier ouvrier, dans l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.
La valeur patrimoniale de la maison L’Archevêque repose sur son intérêt architectural. L’architecture de la propriété, qui s’apparente à celle de la maison de faubourg, se distingue par l’éclectisme de son traitement architectural et décoratif réalisé selon les plans de Louis-Roch Montbriand (1860-1923) pour Stanislas L’Archevêque. L’éclectisme, qui marque l’architecture québécoise de la fin du XIXe siècle, se traduit par l’agencement de formes et de motifs issus de différents styles architecturaux. Par exemple, les colonnes à chapiteaux corinthiens de même que les frontons triangulaires des lucarnes évoquent la tradition classique, la fausse mansarde rappelle l’architecture Second Empire tandis que la tourelle d’angle à toiture conique relève plutôt du vocabulaire néo-Queen Anne. Par ailleurs, cette maison se démarque par sa façade étroite développée sur un pan coupé à 45 degrés. C’est à cet endroit que l’essentiel du programme décoratif se concentre : l’entrée du commerce est encadrée par des colonnes en fonte et une tourelle d’angle est formée par la superposition des balcons semi-circulaires aux étages, avec garde-corps en bois ouvragé. Une toiture conique recouverte d’ardoise avec motifs en forme d’écailles de poisson coiffe le sommet de la tourelle.
La valeur patrimoniale de la maison L’Archevêque repose également sur l’intégrité de ses composantes architecturales. Tous les éléments et matériaux qui contribuent à l’ornementation de la maison et qui évoquent le statut social du propriétaire et la fonction commerciale du lieu ont été conservés. Cette intégrité appuie l’intérêt architectural du bâtiment.
La valeur patrimoniale de la maison L’Archevêque repose aussi sur son exemplarité. Elle possède un aménagement caractéristique des commerces de quartier : sa vocation commerciale est logée au rez-de-chaussée et le logement du propriétaire occupe les étages supérieurs. De plus, l’importance visuelle du bâtiment est accentuée par sa position en tête d’îlot, ce qui permet à l’architecte d’aménager des vitrines commerciales sur deux façades distinctes. La maison L’Archevêque constitue un exemple typique des épiceries de quartier qui se développent dans les secteurs résidentiels ouvriers à la fin du XIXe siècle à Montréal.