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Louis-Philippe-Hébert Estate

The Louis-Philippe-Hébert Estate, a classified historic site, is a country retreat developed from 1907 onward. The estate comprises three buildings, namely a house (1907), a shed (1908) and a studio (1914). These buildings with composite volumes are clad in board-and-batten siding and capped with gable or hip roofs. The large picturesque grounds contain many mature trees. The Louis-Philippe-Hébert Estate is located on the bank of the rivière des Mille Îles, on île Bélair, in the municipality of Rosemère.

The heritage value of the Louis-Philippe-Hébert Estate lies in its association with well-known figures. This estate, named “L’Enclos,” was the country retreat of the family of Louis-Philippe Hébert (1850-1917), one of the most important sculptors in the history of Québec. Trained by Napoléon Bourassa (1827-1916), he taught at the École du Conseil des arts et manufactures in Montréal. His prolific body of work includes, among others, nearly fifty monuments on historical and allegorical subjects, including those adorning the Hôtel du Parlement in Québec and Parliament Hill in Ottawa, produced during the 1880s and 1890s. The sculptor himself drew up the plans for the buildings of L’Enclos. He had the house built in 1907. The following year, he added a summer kitchen to it and had a shed built. In 1914, a studio was added. Louis-Philippe Hébert would frequent the estate until his death. Thereafter, the property passed to his sons Henri and Adrien, artists like their father. A sculptor, Henri Hébert (1884-1950) was a professor of modelling at McGill University. He was particularly interested in the integration of sculpture into architecture and left some twenty monuments. As for the painter Adrien Hébert (1890-1967), he taught drawing for more than 35 years at the Commission des écoles catholiques de Montréal. His work includes scenes of urban life and of the port of Montréal, which has earned him recognition as a painter of modernity. The estate was lived in by members of the Hébert family until 1977. The colony of artists, intellectuals and architects established in Rosemère, including Henri Julien (1852-1908), Marc-Aurèle Fortin (1888-1970) and Olindo Gratton (1855-1941), would frequent L’Enclos, which served as a place for meeting, working and discussion.

The heritage value of the Louis-Philippe-Hébert Estate also lies in its interest for the history of vacationing. This ensemble is an interesting example of a property established in a resort area that flourished with the development of the railway. In the early 20th century, thanks to Canadian National, Rosemère attracted several Montréal families seeking a healthy natural setting and a change of scenery. They built summer residences of simple architecture, most often in wood, on large landscaped lots.

The heritage value of the Louis-Philippe-Hébert Estate further lies in its representativeness as a bourgeois country property. This ensemble is located in a picturesque setting, on the bank of the rivière des Mille Îles, on île Bélair. The placement of the buildings at the centre of the property and their orientation toward the river reflect a concern for integrating the architecture harmoniously into the landscape. The house has a covered gallery and a summer kitchen. The composite volumes of the residence and outbuildings, the board-and-batten siding and the cedar-shingle roofing create unity. The picturesque character is also defined by the many mature trees, the lawns and the winding paths.

Français

Domaine Louis-Philippe-Hébert

Le domaine Louis-Philippe-Hébert, classé site historique, est un lieu de villégiature aménagé à partir de 1907. Le domaine comprend trois bâtiments, soit une maison (1907), une remise (1908) et un atelier (1914). Ces bâtiments aux volumes composites sont revêtus de planches verticales à couvre-joints et coiffés de toits à deux ou à quatre versants. Le vaste terrain pittoresque compte de nombreux arbres matures. Le domaine Louis-Philippe-Hébert est situé en bordure de la rivière des Mille Îles, sur l’île Bélair, dans la municipalité de Rosemère.

La valeur patrimoniale du domaine Louis-Philippe-Hébert repose sur son association avec des personnages connus. Ce domaine, nommé « L’Enclos », a été le lieu de villégiature de la famille de Louis-Philippe Hébert (1850-1917), l’un des plus importants sculpteurs de l’histoire du Québec. Formé par Napoléon Bourassa (1827-1916), il enseigne à l’École du Conseil des arts et manufactures à Montréal. Son oeuvre prolifique compte entre autres près de cinquante monuments traitant de sujets historiques et allégoriques, dont ceux qui ornent l’Hôtel du Parlement à Québec et la Colline du Parlement à Ottawa, réalisés au cours des années 1880 et 1890. C’est le sculpteur lui-même qui dessine les plans des bâtiments de L’Enclos. Il fait ériger la maison en 1907. L’année suivante, il la dote d’une cuisine d’été et fait construire une remise. En 1914, s’ajoute un atelier. Louis-Philippe Hébert fréquentera le domaine jusqu’à son décès. Par la suite, la propriété revient à ses fils Henri et Adrien, artistes comme leur père. Sculpteur, Henri Hébert (1884-1950) est professeur de modelage à l’Université McGill. Il s’est surtout intéressé à l’intégration de la sculpture à l’architecture et a laissé une vingtaine de monuments. Quant au peintre Adrien Hébert (1890-1967), il a enseigné le dessin pendant plus de 35 ans à la Commission des écoles catholiques de Montréal. Son oeuvre comprend des scènes de la vie urbaine et du port de Montréal, ce qui lui vaut d’être considéré comme un peintre de la modernité. Le domaine est habité par les membres de la famille Hébert jusqu’en 1977. La colonie d’artistes, d’intellectuels et d’architectes installée à Rosemère, dont Henri Julien (1852-1908), Marc-Aurèle Fortin (1888-1970) et Olindo Gratton (1855-1941), fréquentera L’Enclos, qui constitue un lieu de rencontre, de travail et de discussion.

La valeur patrimoniale du domaine Louis-Philippe-Hébert repose aussi sur son intérêt pour l’histoire de la villégiature. Cet ensemble est un exemple intéressant de propriété implantée dans un lieu de villégiature qui a connu son essor avec le développement ferroviaire. Au début du XXe siècle, grâce au Canadien National, Rosemère attire en effet plusieurs familles montréalaises à la recherche d’un cadre naturel sain et dépaysant. Elles y construisent des résidences d’été d’une architecture sobre, le plus souvent en bois, sur de vastes terrains aménagés.

La valeur patrimoniale du domaine Louis-Philippe-Hébert repose également sur sa représentativité en tant que propriété bourgeoise de villégiature. Cet ensemble est situé dans un environnement pittoresque, en bordure de la rivière des Mille Îles, sur l’île Bélair. La disposition des bâtiments au centre de la propriété et leur orientation vers la rivière témoignent du souci d’intégrer harmonieusement l’architecture au paysage. La maison possède une galerie couverte ainsi qu’une cuisine d’été. Les volumes composites de la résidence et des dépendances, le revêtement en planches verticales à couvre-joints et les couvertures en bardeaux de cèdre créent l’unité. Le caractère pittoresque est aussi défini par les nombreux arbres matures, les pelouses et les chemins sinueux.

Location: 463 Rue de l'Île-Bélair Ouest, Rosemère
Emplacement : 463, Rue de l'Île-Bélair Ouest, Rosemère
Coordinates · Coordonnées: 45.619390, -73.797500
Marker type: Classified Historic Site
Type de repère : Site historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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